Tarte Tatatin

L’autre jour, Crapouillette se lamentait d’avoir foiré son expérience en sciences (oui, Crapouillette, ma grande scientifique de 7 ans et pas toutes ses dents). Alors, pour lui remonter le moral, je me suis mise à lui raconter que de grandes découvertes scientifiques avaient été faites suite à un raté (et en vrai ça s’appelle la sérendipité).

Genre le Post It grâce à la colle qui colle pas des 2 chimistes de chez 3M, Archimède qui était grec (donc qui était… grec, quoi) et qui donc prenait son bain avec un canard en plastique vibrant et qui a découvert la poussée d’Archimède (cochon), ou encore Newton qui a découvert la gravité en se prenant une pomme sur la tronche, ou encore les soeurs Tatin avec leur tarte aux pommes renversée.

Ce que l’histoire a oublié, c’est qu’en fait, les soeurs Tatin étaient les voisines de Newton, qui leur apportait les pommes talées qu’il se prenait sur la tronche pour qu’elles en fassent des tartes, et que, pour vérifier ses hypothéses sur la gravité, il leur faisait toujours des croche-pattes, et que c’est comme ça qu’elles ont inventé la tarte Tatin.

Cela étant, Newton n’était pas non plus un tel goujat. Avant de leur apporter des pommes, il leur avait demandé l’autorisation, quand même.

Dialogue :

Isaac : Dites, les deux frangines, si je vous amène des pommes, vous me faites une tarte ?

Stéphanie et Caroline (qui n’étaient pas de Monaco, non non, mais de Lamotte-Beuvron, c’est bien plus glamour) (sérieux, ça ne s’invente pas, ça) : Oui si tu veux !

Isaac : Et si je vous amène du tabac, vous me faites une pipe ?

L’histoire a cependant oublié la réponse des deux frangines.

Mais revenons-en à nos moutons.

Donc je raconte des exemples de sérendipité à ma fille, et du coup j’ai eu envie de faire une tarte Tatin.

Ou une tarte Tatatin, devrais-je dire.

Car en fait, l’histoire des soeurs Tatin avec leur bon ami Newton, c’est que des conneries qu’on raconte aux enfants pour les consoler de leurs expériences ratées en sciences (je te jure).

La vraie histoire trouve ses sources en musicologie.

La vraie tarte Tatin s’appelait à l’origine la tarte Tatatin, et a été inventée par Beethoven, et non pas par Renaud comme tu t’y attendais. La musicologie renaldienne a prouvé que Monsieur Séchan avait juste copié ce cher Ludwig Van, et ce grâce au couplet manquant de "Laisse Béton" retrouvé par hasard lors de la farfouille des pompiers de Lamotte-Beuvron (d’où l’amalgame historique avec les soeurs Tatin, tout ça…)

Le couplet en question :

Il m’a mis un coup d’poing
J’y ai filé un coup d’latte
M’a mis un coup d’surin
J’ai renversé ma tarte TATATIN !!!

Véridique.

Mais donc, le véritable inventeur de la tarte Tatatin, c’est donc Ludwig Van (oui, l’inventeur des baskets de skate aussi, vraiment un grand homme, ce Bitauvent Beethoven). Deux musicologues avertis qui en valent deux (Monlolo et moi-même, en l’eau cul rance) l’ont prouvé en déchiffrant inlassablement l’ouverture de sa Symphonie n°5 :

On y entend disctinctement (je te rappelle que Ludwig Van Kekettahler-Beethoven était sourd) :

Tarte Tatatatin !!!
Aux pommes pommes pommes pommes !!!

Sur ces entrefaits-là, je te confie la recette originale de ce cher Ludwig trouvée dans le livre de recettes de sa petite-petite fillotte lors du vide-grenier du Sou des Ecoles de Bonn.

Ingredienten (oui, la recette originale est en allemand, je te traduis la suite, je suis gentille)

  • 250g de pâte brisée
  • 6 pommes (normalement c’est QUE des Reines de Reinettes)
  • 125g de sucre en poudre
  • 100g de beurre

Modus operandi (oui, à l’époque, le latin était de rigueur, je te traduis la suite, je suis gentille)

Enduire gracieusement le fond d’un moule à manquer de 22cm de diamètre avec la moitié du beurre, et saupoudrer de sucre.

Eplucher les pommes et les couper en tranches épaisses. En recouvrir le fond du moule en couches successives, et saupoudrer de sucre.

Recouvrir de la pâte brisée, en glissant bien la pâte à l’intérieur des parois du moule.

Faire cuire 30mn à th 8 – 220°c

Démouler sur un plat supportant le passage au four. Recouvrir les pommes de sucre, et parsemer de noisettes du beurre restant.

Faire caraméliser sous le grill du four, porte ouverte, pendant 10mn EN SURVEILLANT.

Servir tiède, accompagné éventuellement d’une cuillère à soupe de crème fraiche épaisse qu’on laisse fondre sur la tarte tiède.

Et voilà !

Tarte Tatatin

Ma tarte Tatatin sera donc ma participation au Monday Music Miam de ma blogpote Chris du blog "Cuisine de tous les jours" !

Je t’invite à aller visiter son blog hyper gourmand plein de bonnes idées simples et originales, surtout si tu aimes les vieux légumes oubliés et mal aimés, et le rock !!!

Ouais, Beethoven est so rock’n’roll… Et c’est pas moi qui le dit, c’est Chuck Berry !

J’ai été tagguée comme un wagon SNCF #22 : Mon Cul c’est du Poulet (si si)

J’ai l’impression d’être une énigme vivante. Régulièrement, des blogpotes tentent de me percer à jour, tel un vilain spot d’ado, pour voir ce que j’ai à l’intérieur. Chez moi, point de substance visqueuse jaunâtre, mais un sacré bordel quand même. Je te laisse juger sur pièce, grâce au questionnaire inquisiteur de ma blogpote Brenda du blog volailler pertinent et impertinent "Mon Cul c’est du Poulet".

Cot !!! 1/ Pourquoi un blog ?

Parce que depuis toute petite je veux être écrivain. Douce utopie.. Mais comme faut bien commencer quelque part, hop ! un blog ! Quoi de mieux pour écrire et pour être lu, de manière anonyme, sans peur d’être jugée ridicule par ses proches ? (bon du coup, le machin a fait long feu, mais tant pis, ça s’en va et ça revient, comme disait un électricien de ma connaissance, je crois)

2/ Raconte ton grand moment de honte.

Ouh là, ça va être difficile, c’est pas les occasions qui manquent… Cela étant, depuis que je suis adulte et que je me fous de tout, ça m’arrive nettement moins souvent. Mais quand j’étais gamine et déjà bien dans la lune , c’était légion…

Bon allez, un récent de ma vie de femme, quand même…

Un jour, quand Crapouillette avait genre 3 ans et qu’elle était confortablement assise dans le siège du caddie du Frogmarket du coin alors que je tâtais du melon en tout bien tout honneur, je croise l’ex-copine de mon cousin, que j’aimais beaucoup (la copine) (le cousin aussi bien sûr, même on se foutait des peignées mémorables incluant du fracassage de crâne contre la poignée du four de la cuisinière quand on était gosse). On commence à blablater, et bien sûr, elle essaie de converser avec ma gamine. Bien entendu, cette dernière, sauvageonne comme pas deux, se renfrogne instantanément, n’accordant ni mot ni regard à la dame. On continue donc de discuter un instant, puis sur la fin, elle dit donc au revoir à Crapouillette, qui daigne enfin ouvrir la bouche et lui adresser quelques mots, en l’eau-cul-rance l’occurence :

"Ben ma maman, elle a des poils au pitchoun et ils sont tout noirs !"

Sur ce, va conclure une conversation, tiens…

3/ Morpheus te propose la pilule rose ou pilule bleue, laquelle tu prends ?

La bleue car comme on vit dans une société sexiste, c’est pas pour les filles, y’a donc moins de chance que ça me fasse du mal. Au pire, si j’ai des poils qui poussent, ça se verra même pas.

(c’est qui Morpheus ?)

4 / Un blog à conseiller ?

Hin hin, le tien !!!

Non sinon, un de ceux où j’aime à me perdre très souvent, c’est un blog axé voyage, celui de Ganesha aka Lacinle : leklektik

Sinon, pour voir tous les glogs que j’aime, y’a qu’à cliquer sur l’onglet "Blogpotes" dans la barre noire sous l’image d’en-tête du présent blog.

5/ Ton héros de roman préféré ?

Whâ c’est dur ça ! Au débotté, je dirais Severus Rogue. Et aussi Corto Maltese, même si c’est des BD mais c’est plus des romans graphiques. Récemment, j’avoue avoir eu un petit faible pour l’inspecteur Wallander, et Assad du département V. Tu remarqueras qu’il s’agit de personnages récurrents. En effet, j’ai horreur de terminer un livre, car ça veut dire que je laisse les personnages auxquels je viens de m’attacher. C’est pour ça que j’adore lire des séries, des sagas, notamment en Heroic Fantasy. 6/ Que penses-tu (sincèrement, c’est important) de la coupe de cheveux de Vanessa Paradis ?

Franchement, je vois pas pourquoi les gens en font tout un foin. Ca fait 50 ans que ma Mémé a la même, et ça retourne pas les foules…

7/ La première chose que tu fais au réveil ?

J’écoute. Je réalise où je suis, je tente d’évaluer l’heure, puis j’ouvre les yeux, retente d’évaluer l’heure, et regarde le réveil. Puis j’avise.

Si je me lève, la 1ère chose c’est de me mettre un grand splash d’eau fraîche du robinet sur la figure. Et après je fais pipi (je te jure).

8/ Ton geste beauté ?

Le sus-nommé grand splash d’eau fraîche au réveil.

Et aussi toujours me démaquiller avant de me coucher, quelle que soit l’heure.

Et hydrater ma peau.

Mais sinon, le petit truc qui me donne instantanément un petit pep’s, c’est mon trait de liner noir bien appuyé derrière mes binocles de myope qui font des petits yeux. Quand je veux une touche de couleur pour égayer le bazar, c’est souvent des couleurs fofolles sur les ongles, et/ou du rouge à lèvres mat (ou alors du veris à lèvres YSL).

9/ Mémèràchats ou mémèràchiens?

Mémère à chats, mais aussi à chien durant toute mon enfance. En gros mémèràtoutebêteàpoilssauflesrongeursquiontunegrandequeuesanspoils

(Monlolo n’est pas un rongeur, donc ça compte pas)

10/ Ton plat préféré ?

Les abats ! Je suis raide dingue des abats. Mais genre grave. Je me damnerais pour des tripes, je me délecte de boudin avec sa fricassée, je bave devant un tablier de sapeur (quand la plupart de mes copines bave sur un tablier de pompier)

11/ Qui a tué Pamela Rose ?

Joker !

Euh… Kamoulox j’veux dire !

Et qui a tué Laura Palmer, déjà ?

(aaaahhh… L’agent Dale cooper…)

Sur ce, je vais prendre une douche (froide).

Cot !!!

Liseuse Kobo Aura : quel aura, hein hein ?

Récemment, dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister, j’ai chroniqué le livre "La lettre à Helga" de Bergsvein Birgisson. Et cette année, au-delà de recevoir un livre gratuit, et en plus d’avoir une chance d’avoir l’honneur d’être élue parmis les 12 meilleures critiques comme je l’avais été l’an dernier grâce à mon article sur le livre de JK Rowling sans le petit Potter ("Une place à prendre" que ça s’appelait), il y avait une liseuse Kobo Aura à gagner, parce que, forcément, un tien vaut mieux que deux tu l’auras (oui, c’est pourri, mais je me devais de la caser quelque part, tu comprends, j’étais obligée, les calembours font partie de mon moi intérieur au fond du couloir à gauche)

Je ne fondais que peu d’espoir en cela, me disant "Tu vas voir, toi, avec la chance que tu as, tu gagnes quand y’a rien à gagner sauf la gloire".

Et pourtant ! Pour une fois, ma tête de vainqueur à la François Pignon m’aura (hé hé) apporté quelque chose de positif, car j’ai gagné, vois-tu !!!

Donc, après avoir passé quelques temps à bondir partout comme une crapaude en rut,  à effrayer ma collègue de travail en ayant poussé un cri suraigü quand j’ai appris que j’avais gagné, à saouler les documentalistes du taf (très compréhensives, je trouve), à avoir gonflé mes proches (gentils aussi et sincèrement contents pour moi) et mes supers blogpotes sur FB, j’ai enfin reçu la bête, ce qui n’a fait que réactiver le mode "cabri-on".

Je me suis laissé un peu de temps pour apprivoiser l’animal, et aujourd’hui, je m’en vais te livrer mes impressions ! Par contre, au niveau des photos, c’est pas beau, mais j’assume.

Look

Ben elle est belle… Format petit livre de poche, look tablette avec son écran tout plat sans bords apparents, boutons élégammant incrustés dans les bords fins, dos rugeux mais doux (si si je te jure) avec biseaux polygônaux… Vraiment un bel objet.

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Ergonomie

Personnellement, j’ai de toutes petites mains, et du coup, je la trouve un poil large.

Au niveau du poids, j’ai pas pesé mais c’est correct, on est pas gêné.

Les boutons M/A et Luminosité sont bien positionnés et faciles d’accès.

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Quant à l’écran, je le trouve pas assez mat et trop sensible aux traces de doigts. Et pour le coup, le fait qu’il n’ait pas de bords est gênant car on met les doigts sur la partie où on lit. Concernant sa "tactilité", il est assez réactif sans être transcendant non plus. Et même que ça se gâte quand on passe au clavier, car le temps de réponse des touches est hyper long et non synchronisé avec l’affichage. Et ça, c’est très chiant pour la saisie des mots de passe, notamment. Et pis des fois, ben il plante en se figeant comme Doug dans Hero Corp. Et là, ça devient vraiment gonflant…

La définition de l’écran est par contre excellente. Les polices d’écritures sont parfaitement lissées, pas de pixellisation même sur les images qui sont très nettes, et pas d’effet de flash noir lors de l’affichage et/ou du rafraichissement des pages. Toutefois, je trouve le temps de réponse/de chargement un peu lent…

Le rétro-éclairage réglable est quant à lui fort appréciable.

Prise en main / Mise en route

Elle se fait simplement, intuitivement, par wi-fi en ce qui me concerne, ou via USB grâce au petit programme à télécharger Kobo Desktop. La création du compte Kobo est simplissime et rapide.

On accède alors de suite à la page d’accueil avec différentes "cases" qui se remplissement au fur et à mesure de nos expériences de lecture, avec des suggestions (bien vues), des statistiques, et c’est très sympa.

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En bas, on a 3 "onglets" : Bibliothèque, Librairie et Suppléments.

Explorons-les donc gaiement !

La Bibliothèque

Non non, le Colonel Moutarde n’y a pas assassiné Mme Pervenche avec le chandelier. Et pour le coup, elle est vide, donc explorons-donc d’abord la Librairie. (ben oui…).

La Librairie, donc

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On se rend à l’Accueil pour débuter, et forcément ensuite, aux Catégories, qui sont bien fournies !

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Allez zou, je me ferai bien un policier ! (en tout bien tout honneur…)

Sauf que ce n’est pas si simple, il faut encore faire son choix entre les nombreuses sous-catégories !

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Allez, un petit Policier Britannique, genre un Sherlock Holmes libre de droits et donc gratos, ou un Agatha Christie pas trop cher, ou le dernier Mo Hayder…

Et là, stupeur et tout le tremblement : Arnaldur Indridason de la "bibliothèque nordique" en bonne position, bien bien bien…

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Page suivante ? Je trouve bien un Sherlock Holmes, mais en anglais. Qu’à cela ne tienne, je vais faire une sélection en cliquant sur le nom de l’auteur dans la fiche de l’ouvrage ! Ah ben non, on peut pas… Bon ben je vais chercher les livres gratuits en classant la liste par prix croissant ! Ah ben on peut pas non plus… Les livres uniquement en français, peut-être ? Ah ben on peut toujours pas…

Pour conclure : si j’en avais deux comme ma tante, ça me les briserait sévère.

Je me décide donc à faire une recherche directe.

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Et là, de nouveau, c’est tout mélangé sans possibilité de tri.

Bon allez, faut quand même que je télécharge un truc pour essayer ! Je retourne chercher un Sherlock gratuit, et c’est parti mon kiki ! Plutôt que de cliquer sur "Lire maintenant" qui s’affiche, je vais aller explorer la Bibliothèque où il doit se trouver…

La Bibliothèque

On a donc un classement entre livres et extraits prédéfini, puis la possibilité de faire des Collections et enfin les Articles de Pocket, fonctionnalité sur laquelle je reviendrai plus tard.

Je clique donc sur Livres, et là apparait la liste qu’on peut trier, enfin !!! Je clique sur le titre du livre, et là, c’est la page blanche… Rien ne se passe… Bon, ben je vais aller remuer mon cassoulet, moi…

[...]

Ah ça y’est, ben c’est pas dommage !

Par contre, là, maitenant que le texte est à l’écran j’admets que c’est nickel. L’affichage est hyper net, la lecture confortable, on peut régler plein de paramètres (type et taille de police d’écriture, interlignes, justification…) y’a plus qu’à se régaler !

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De plus, les options de tri sont bien vues, car en plus du tri par auteur et titre notamment, il y a un tri automatique des "en cours de lecture/finis/non lus", bien pratique pour retrouver ses petits.

Il reste une fonctionnalité de la Bibliothèque : les articles de Pocket.

Kesaco Pocket ?

C’est un site avec plug-in qui, lors de la navigation sur Internet sur un ordi, un iPhone etc… permet de "marquer" des articles pour les lire plus tard. Bien pratique pour les blogs ! Je l’uttilise déjà beaucoup, et pour le coup, la possibilité de lire des articles de blog sur une liseuse m’a franchement séduite. J’ai donc entré mes identifiants dans la Kobo et synchronisé mon compte. Par contre, je ne comprends pas pourquoi seuls certains articles s’affichent… Leur lecture s’effectue via l’ouverture d’un navigateur, les images s’affichent et les liens hypertextes fonctionnent renvoyant sur les articles connexes.

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Vraiment, c’est je trouve le gros plus de cette liseuse, la fonctionnalité qui fait vraiment la différence.

La Kobo présente d’autres "gadgets" regroupés dans l’onglet Suppléments, comme les statistiques, les trophées ou récompenses… mais bon, j’en vois pas trop l’intérêt…

Concernant le téléchargement de livres, il peut donc se faire (difficilement) via la Kobo, ou alors :

- via le Kobo Desktop qui reprend peu ou prou les paramètres de la liseuse, et qui, disons-le sans ambages, plante systématiquement, ce qui en fait une bonne daube.

- sur le site officiel Kobo où le tri n’est pas super performant non plus, mais au moins on peut trier par auteur, langue… Par contre, toujours pas d’accès direct aux gratuits.

- sur le site de la Fnac, où on achète les livres numériques comme les vrais, en passant par l’identifiant, le panier etc. Les eBooks sont présentés comme les livres papiers, on s’y retrouve donc plus facilement, et là, on a accès aux livres gratuits directement (mais il n’est pas simple de s’y retrouver quand même…)

- sur d’autres sites proposant des livres gratuits par exemple, car j’ai cru comprendre que la Kobo lisait des livres numériques d’un format ouvert s’appelant ePub. Cela dit, j’ai pas exploré la chose à fond, et ça n’a pas l’air si simple qu’il y parait. Il faudrait installer le logiciel Calibre, puis synchroniser le bazar… Bref, là, chais pas.

Avant de conclure, il y a un point qui me chagrine quand même pas mal sur cette Kobo : le fait qu’elle plante systématiquement après une mise en veille, au niveau de la connexion wi-fi. Impossible de se reconnecter même en rentrant les mots de passe indigestes genre clés WEP/WAP etc à 15 000 chiffres et lettres (consonne… voyelle… zzzzz…..). La seule option est d’éteindre puis de rallumer la liseuse. C’est quand même bien gonflant.

Pour résumer, la Kobo Aura m’a séduite pour/par :

  • son look terrible, c’est vraiment un bel objet
  • sa définition : l’écriture, les images, sont vraiment nettes, lisses
  • sa simplicité d’utilisation
  • ses divers réglages (police, interlignes…) pour s’adapter à tous les lecteurs
  • la fonctionnalité Pocket qui permet de lire des articles de blogs sur la liseuse

Cela étant, il y a deux points essentiels qui me gavent profondément :

  • le fait qu’elle plante systématiquement la connexion wi-fi après chaque mise en veille
  • le foutoir présent dans la Librairie qui fait que je ne trouve rien de ce que je cherche. C’est pour ceci que j’estime que cette liseuse est particulièrement destinée aux lecteurs qui aiment flaner dans les librairies, se laisser guider par un libraire, une couverture… ceux qui fonctionnent au coup de coeur… Par contre, pour moi qui ait des idées bien définies, des goûts très arrêtés sur ce que je veux lire, ce n’est pas pratique.

Finalement, pour tout ceci, je donnerai la note de 16/20 à cette liseuse.

Et toi, lecteurtrice, tu l’as essayée ? T’en penses quoi ?

(ah oui, au fait, un ENORME merci à Price Minister pour ce magnifique cadeau, et à Stephie de Mille et une frasques qui a sélectionné ma critique !)

"La lettre à Helga" de Bergsveinn Birgisson

Les livres ont ceci de merveilleux qu’ils réservent toujours des surprises.

Celle-ci a commencé avec une simple couverture.

Quand j’ai dû faire mon choix parmi la sélection des livres de la rentrée littéraire chez Price Minister, eh ben contrairement à l’an dernier, j’ai quand même eu du mal à trouver mon bonheur. Cette année, point de blockbuster attendu comme le JK Rowling sans le petit Potter, fi de chroniques poétiques comme le fabuleux "Parfums" de Philippe Claudel ou de textounets sympathoches comme ceux de Delerm, mais que des histoires d’amour, des "je-te-raconte-ma-vie-remplie-de-malheurs" dont je n’ai strictement rien à foutre…

Quand je parcourais la liste des bouquins, à la lecture des titres et des auteurs, résonnait dans ma caboche comme un mantra : "Chiant – chiant – chiant, glauque-glauque-glauque…"

Cela étant, comme à cheval donné on ne regarde point les dents mais quand même un petit peu, je me suis dis en mon for intérieur à gauche au bout du couloir : "Allez, refais un tour de la liste, y’en a bien un qui va sortir du lot !"

Et effectivement, comme la 1ère fois que j’ai parcouru cette liste, un ouvrage m’a tiré les yeux, grâce à sa couverture, d’une simplicité déroutante mais d’un pouvoir attractif énorme.

Je me suis alors intéressée d’un peu plus près à la bête…

144 pages ? Ben au moins si c’est chiant, j’aurais pas à me cogner 680 pages inter-minables comme l’an dernier avec "Une place à prendre"

Un truc qui vient du Nord ? Ca peut pas être tout pourri, j’aime bien les auteurs qui viennent du froid comme Arto Paasilinna, Camilla Läckberg, Stieg Larson, Lars Kepler, Juri Adler Olsen. Et au moins, à défaut d’être intéressant, ce sera dépaysant voire instructif.

Et puis les quelques critiques lues rapidement ici et là n’en disaient que du bien.

Allez, le choix était fait !

Quelques temps plus tard, le petit opuscule comment veux-tu comment veux-tu que je t’en parle est arrivé.

Et sa couverture m’a d’emblée emballée, tout comme la qualité du papier, un peu texturé, gros, rustique…

J’ai alors fini mon livre en cours (l’excellent "Les anonymes" de R.J. ELLORY) avant d’attaquer cette "Lettre à Helga", m’encourageant en me disant que ça me reposerait des salopards de la CIA et de mes céréales killers habituels.

Car tu comprends, une histoire d’amour, pour moi, excepté si elle est signée Jane Austen, est forcément synonyme de chiante.

C’est ainsi que j’attaquai, avec un léger je-m’en-foutisme, la lecture de cette lettre que "Bjarni Gislason de Kolkustadir" adresse "à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible."

Et là, paf ! Dès les premières lignes, on a la certitude que ce ne sera pas qu’une simple lettre d’amour. Je te laisse juger sur pièces :

"Chère Helga,

Certains meurent de causes extérieures. D’autres meurent parce que la mort depuis longtemps soudée à leurs veines travaille en eux, de l’intérieur. Tous meurent. Chacun à sa façon. Certains tombent par terre au milieu d’une phrase. D’autres s’en vont paisiblement dans un songe. Est-ce que le rêve s’éteint alors, comme l’écran à la fin du film ? Ou est-ce que le rêve change simplement d’aspect, acquérant une autre clarté et des couleurs nouvelles ? Et celui qui rêve, s’en aperçoit-il tant soi peu ?"

Donc on a Bjarni, un bon vieux paysan, qui, après la mort de sa femme Unnur, écrit à Helga, son grand amour de tous les temps. Ca pourrait être parfaitement banal si cette histoire d’amour ne se passait en Islande, dans le milieu rural et rude des éleveurs de moutons, rudesse rappelée au fil des pages par la rusticité du papier dont je te causais plus haut…

Au fil des pages, au gré de la déclaration d’amour de Bjarni à Helga, au gré de scènes érotiques sentant le foin et le stupre, "l’odeur d’urine lourde et douce" comme lors de leur première fois dans la grange, qui fait dire à Bjarni "J’eus le coeur serré cette nuit-là ; je reconnaissais assurément avoir trompé ma chère Unnur et c’était moche – mon corps le savait. Mais j’avais pu glisser un oeil par l’embrasure du paradis."

Donc, disais-je, on se rend compte qu’il s’agit plus d’une déclaration d’amour à sa terre, à l’Islande, ses volcans, ses verts pâturages, la rudesse de son climat, neige et vent mêlés, qui mènent à des anecdotes hilarantes.

Comme celle de la vieille, morte par un froid si grand qu’il fut impossible de l’enterrer – la gnôle censée apaiser le chagrin du veuf aidant aussi – et qui, en attendant les funérailles, fut conservée… au fumoir ! Et qui embaumait "comme le meilleur des gigots fumés", et dont cet état fit dire aux comparses de Bjarni qu’elle n’a "jamais eu si bonne mine" !

Franchement, des histoires d’amour où on se fend la gueule, y’en a pas des tonnes ! Là, c’est cafi d’anecdotes savoureuses sur la vie à la campagne, qui me rappellent celles que ma mémé – et aujourd’hui mon père raconte sur la vie dans nos villages dans les années 50-60… Un peu comme dans "Les vieux de la vieille", quoi !

C’est que cette histoire d’amour est ancrée dans la vie, la vraie, celle qui est dure, qui n’épargne personne, celle qui est sale, qui pue… Jamais histoire d’amour n’aura autant compté le mot "pisse" dans ses lignes ! (pisse qui servait à traiter la laine des moutons, rien de scabreux)

On est loin des intrigues pseudo-existentialistes intello-bobo-chiantes de nos contemporains. Là, on ne se prend pas la tête : on fait. On fait des choix qu’on assume même si on est malheureux (lâcheté ou courage ?), car il faut choisir, on ne peut pas tout avoir. Ce qui fait dire à Bjarni cette phrase magnifique (le livre en est rempli, de ces phrases si belles et tellement bien écrites…) : "J’ai fantasmé pour combler les lacunes de mon existence, compris que l’être humain peut faire de grand rêves sur un petit oreiller." Bjarni qui aurait tout fait par amour pour Helga, sauf une seule chose : renoncer à lui-même. Ca parait tellement évident, une telle sagesse…

Contemporains, et surtout citadins qui, en prennent un grand coup au passage ! Car cette lettre, donc, outre la déclaration d’amour à une femme, à une terre sauvage, est aussi un critique virulente de la société de consommation, un brûlot anticapitaliste gauchiste plein de bon sens franchement rassérenant, comme quand il démonte le mythe de Sisyphe de Kierkegaard grâce au bon sens paysan ancré dans la réalité vs la bêtise citadine et sa vie vaine.

On a également droit à une vision terre-à-terre de la Religion (si si, c’est possible), tout comme à une réflexion concernant la "saloperie humaine" illustrée par le comportement de Christophe Colomb vis-à-vis des Indiens.

Ce livre, à la grande portée philosophique et humaniste, m’a profondément parlé, à moi, la campagnarde qui a peur de la ville, qui n’aime pas la foule, qui n’aime pas la promiscuité. A moi, la fille de presque 40 ans qui se sent mal à l’aise dans son époque malgré son amour immodéré pour la technologie, n’aime pas ses contemporains, ne se sent pas en phase avec les gens de son âge et dont deux des meilleurs amis ont 59 et 60 ans… Et sont reposants, n’ont plus rien à prouver à la vie, plus de combats à mener, sont comme apaisés et ne se prennent la tête… Tout comme j’essaie de le faire au quotidien, tout comme Bjarni qui "fait" au lieu de tergiverser sans cesse…

Bref, au-delà d’une histoire d’amour qu’on ne saurait dire si elle est magnifique, terrible ou tragique, Bergsveinn BIRGISSON nous livre un condensé de sagesse, du bon sens du simple, du juste. Une déclaration d’amour à la Nature, à sa terre sauvage, un réquisitoire contre l’absurde régissant nos vies de surconsommateurs de cette société capitaliste et individualiste, avec des gens qui s’oublient au passage, contrairement à ces hommes-là qui "avaient eux-même forgé le sens qu’ils donnaient à leur vie."

Note pour les matchs Price Minister : 17/20

"La lettre à Helga"

Bergsveinn Birgisson

Editions Z

A night with the Bugey Devil

Non !!!

Une revenante !!!

En même temps, quoi de plus normal pour une engeance née pour la Nuit du Diable (comprendre la nuit du 31 octobre au 1er novembre) que de revenir en pleine période de Samain !!!

Je sors de mon marasme dû à un nouveau job bien déprimant à 1 heure de route de chez moi (du coup, avec 2 heures quotidiennes le cul dans la bagnole, tu comprendras aisément que j’ai plus trop le temps de rien, quoi) pour participer au Monday Music Miam de ma blogpote ChrisCdtj du blog Cuisine de tous les Jours !

Parce que faut dire qu’en ces vacances de la Toussaint, j’ai pas arrêté de cuisiner, pour :

  • nous nourrir (ben oui, quand même)
  • faire une bonne bouffe famille/potes avec la terrine de sanglier tué par mon papa et cuisinée par ma maman, des caillettes de chou, et en dessert, ananas rôtis au miel (variante de la recette de Grenadine), sablés coco/citron vert et glace à la vanille ;
  • fêter mon anniversaire (avec des gnocchis sauce tomate aux côtes de porc -recette calabraise familiale donc classée Taupe Sécrète par la Mamma mais rien de bien sorcier là-dedans, si tu te tritures 2mn le bout de mou, tu devrais trouver- et mon légendaire gâteau "Chauffe Marcelle ")
  • et aussi fêter Halloween avec mon bon petit diable nommé Crapouillette !

Pour ceci, j’ai fait des araignées albinos et des sablés diaboliques !

Mate :

Octopode mutant

Booh !

Alors pour l’araignées albinos, c’est tout con, c’est un gratin de potimarron (comprendre potimarron + patates + Béchamel) recouvert d’une araignées en pâte feuilletée et de rondelles d’olives pour les yeux.

Quant aux sablés, c’est la recette classique issue de l’opus classique -que dis-je- de la Baillebeule de Françoise Bernard "Les recettes faciles de -je te le donne Emile- Françoise Bernard" que je te mets ici.

(je mets pas Françoise Bernard, hein)

(j’aurais du mal en même temps)

(juste la recette, quoi)

Donc, les sablés inratables.

Pour une quinzaine de sablés taille moyenne épaisseur moyenne, il te faut :

  • 125g de farine
  • 60g de sucre en poudre
  • 60g de beurre ou de margarine
  • 1 jaune d’oeuf
  • 1 pincée de sel

Alors, personnellement, je verse la farine dans un grand saladier.

Je fais un puits au milieu où je dispose côte à côte le jaune d’oeuf, le sel, le sucre, puis les petits bouts de beurre.

Pis après, ben je patouille, tout d’abord sans incorporer le jaune d’oeuf pour avoir une mixture sableuse, puis ensuite avec le jaune d’oeuf pour former une boule de pâte.

Je laisse même pas reposer 1 heure au frigo comme préconisé, j’abaisse de suite ma pâte et m’amuse à faire de jolies formes à l’emporte pièce (je prépare les miens avec un bout de carton) ou carrément à la pointe de couteau.

Et zou, 15mn à 180° dans un four à chaleur tournante.

Et voilà !

(note qu’avec le beurre, les sablés sont moëlleux, et qu’avec la margarine, ils sont plus croustillants)

Après, comme je foire toujours mes glaçages, je décore directement avec du colorant alimentaire.

Cela étant, j’ai fait une petite variante pour les citrouilles et les têtes de mort, façon Lunettes de Romans.

J’ai mis un sablé "entier" dessous, déposé de la confiture de mûres du grangeon DBM (Décision Budgétaire Modificative) (euh non, Done By Myself, le truc d’avant c’est une déformation professionnelle) (pis je dis pas DIY, je vois pas en quel honneur je te donnerais des ordres), et recouvert du même sablé "découpé" dessus et enfin saupoudré de sucre glace.

Dément !!! Une saveur d’enfance indéniable, génial… Monlolo s’est tout baffré !!!

Allez, je te laisse savourer ces gourmandises démoniaques avec le Bugey Jersey Devil, à savoir MON Bruce, plus sexy que jamais dans ce clip spécialement fait pour ses fans pour Halloween, et aussi avec quelques titres "devilesques" !

Joyeux Samain !!!

(par contre, je n’ai plus de son sur le PC en ce moment, tu m’excuses si les vidéos sont toutes pourrites !)

Le gâteau des murmures…

Le truc de fou…

Je viens de me rendre compte qu’il ya deux ans, jour pour jour, je publiais cet article avec la recette du gâteau que je m’apprête à faire à l’instant !

Ben pour la peine, je te le republie, tiens !

Bon appétit (éventuellement) et bon automne !!!

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Le gâteau des murmures…

ou bien gâteau des mûres mûres !

Blackberries for Cake

Mais mon appellation est tellement plus poétique, n’est-il pas ?

Comme tu le sais peut-être déjà (ou pas si tu débarques dans ma Mare), je vis dans un village nommé Troudeballetaoune, au fin fond d’une vallée sans brouillard de Portenawak Republic, surnommée affectueusement par les autochtones "vallée de la misère", à cause que pour pas la voir, la misère, les corbeaux ils volent sur le dos.

Mais cela étant, tu fais 3-4 bornes et tu te retrouves en rase cambrousse riante et verdoyante, là où on a notre grangeon. Avant, les coteaux tout autour étaient tous plantés de vignes, mais ça s’est perdu. La nature ayant repris ses droits, et même le gauche, les ronciers au tronc gros comme mes cuisses de crapaude pullulent, tendant vers nous leurs branches chargées de ces grosses baies noires que j’affectionne particulièrement. Autant te dire que quand j’en ai l’occasion, comme ce dimanche, je te fais une de ces razzias, mamma mia !!!

Et après, comme j’ai la malédiction du muffin (j’ai jamais réussi à en faire de potables), eh ben je fais un gâteau vraiment tout con, le gâteau des murmures le bien-nommé, car quand les gens le mangent, plus personne cause tellement c’est bon.

Voici donc le modus operandi.

Dans un saladier ou carrément dans le bol du mixer, tu jettes dans l’ordre que tu veux :

- 125g de beurre fondu

- 125g de sucre en poudre

- 1 verre de lait

- 1 cuillère à café d’extrait liquide de vanille

- 3 oeufs

- 200g de farine

- 1 sachet de levure chimique

Tu mixes le tout soit au mixer, soit au batteur électrique, et tu verses la pâte dans un moule beurré et fariné.

Tu verses la quantité de mûres que tu veux dessus, et t’enfournes le tout environ 30mn à 160°C.

Et voilà !

Alors après, tu peux t’amuser à le décorer, en le nappant de confiture puis en saupoudrant de noix de coco râpée, en faisant un glaçage, en réalisant des découpes…

Crapouillette Ière voulait faire un gâteau crabe aujourd’hui. J’ai pas eu le temps de faire le glaçage, mais les découpes improvisées étaient pas mal. Mais on a dévoré le gâteau tellement vite que j’ai même pas pu prendre de photos…

La prochaine fois !

Allez, bonne cueillette et bon appétit !

PS: j’ai trouvé cette recette il y a bien longtemps sur un blog culinaire dont je n’ai malheureusement pas noté le nom. Donc si la personne à l’origine de cette recette tombe sur cet article, qu’elle ne m’en veuille pas mais se signale, je la remercie grandement et lui ferai volontiers une pub d’ENFER !!!

Signe extérieur de vieillesse

L’autre jour, je suis allée à la piscine avec Crapouillette. Quand je dis "piscine", il s’agit pour cette fois d’un grand bassin en extérieur, bordé de grands espaces verts, nettement plus dédié à la baignade qu’à la natation.

Dans la mesure où, parmi toutes mes copines du coin (c’est-à-dire au moins trois, au bas mot) (quoi, moi, misanthrope ???) aucune n’était disponible, j’y suis allée seule avec ma fille.

J’ai quand même eu peur de trouver le temps un peu long (sans avoir peur des mots, disons-le sans ambage : de me faire chier)

Mais cela étant, une fois dans l’eau, mon esprit d’éternelle gamine de 10 ans a repris le dessus et j’ai commencé à m’amuser. Il faut également dire que je dois avoir quelques gènes de mammifère marin (du genre baleine, cachalot…) car quand il y a une étendue d’eau à proximité, ben je reste dans l’eau, quoi, et pas au bord (ou alors 10 mn le temps de boire un coup, manger une cochonnerie voire fumer une petite clope) (après j’ai chaud) (d’où mon bronzage d’une beau dégradé de marron doré à blanc des épaules à mi-mollet (et après ça repart dans l’autre sens))

Mais je m’égare.

Donc, disais-je peu ou prou, quand je vais me baigner, ben je me baigne, quoi ! Et je dois bien l’avouer, je m’amuse comme une petite folle quand je suis avec des gosses, a fortiori la mienne.

Et que je fasse le requin, et que je fasse la course, et que je fasse la cublette, et que je te jète la Crapouillette dans l’eau, et qu’on fasse les parachutistes…

Bref, je m’éclate.

Il y a une seule chose dont j’ai peur : que mes nibards se fassent la malle.

Mais heureusement, cette année, j’ai trouvé un modèle spécial Pastèques de Compèt’ chez Asos, qui tient, quoi, et qui coute pas un bras ! Pis en plus, il a un joli look rétro Bardot, regarde…

Alors tu vois, ça c’est pas moi, hein.

Tu enlèves 20 cm en même temps que tu rajoutes 20 kg à la dame, plus 2 kg à chaque nichon, un bide en accordéon lardé de cicatrice dont une très seyante de 40 points de suture allant du sternum au pubis, ainsi que des meules d’Emmental (comprendre avec des trous dedans), des cuisses flasques et des gros genoux, et tadam ! C’est moi.

T’as vu comme il est beau, mon bronzage ?

Pour parfaire cette mise toute en plis, j’arborais ostensiblement et ostentatoirement (mais là je ne pouvais guère faire autrement) mon actuelle et trop tendance manucure Fluorescent Adolescent, ainsi que mes lunettes de natation car elles ont l’avantage d’être à ma vue de taupe.

IMG_5372[1]

LE look du moment.

Ainsi dévêtue, je jouais donc gaiement avec ma progéniture, au milieu d’autres enfants, adolescents, jeunes gens, et de quelques papas.

Mais de mamans, très peu.

Soit elles étaient tranquillement dans l’herbe, surveillant (ou pas) leur descendance de loin, soit elles étaient au bord de la piscine, bronzant cambrée et les nichons en avant toute, faisant peu de cas de leur braillante marmaille, ou alors elles étaient dans l’eau, lunettes de soleil XXXXXXL bling-bling sur le museau, make-up et brushing impeccable, et invectivaient leurs mômes du style "Toi tu me regicles de l’eau dessus, cette nuit je te tue" (et ça va être la même qui va aller pleurer qu’elle est fatiguée car son gosse dort pas la nuit…) (quoi, moi, misanthrope ???)

Ainsi, très très peu de mères dans l’eau, et encore moins jouant. Encore une fois, je faisais figure de bizzarerie. Et comme à chaque fois, les autres gosses nous matent, Crapouillette et moi, l’air un peu envieux (genre "Elle a du bol, elle, sa mère, elle rigole au lieu de l’engueuler.") (sérieux, on fait tellement les cons avec Monlolo que c’est systématique et qu’on se retrouve avec des mômes collés aux basques qu’on régale de Malabars) (et qu’on passe pour des pervers pédophiles kidnappeurs aux yeux de leurs parents, mais c’est pas grave)

Et là, précisément, il y avait deux fillettes de 8 et 10 ans environ qui nous lâchaient pas du regard et trainaient leurs palmes toujours à côté de nous.

Si bien que, entre deux plongeons de marsouin et deux batailles d’eau façon Pokémon avec mes ongles fluo aux super pouvoirs "rayon aquatique de la mort", j’ai surpris une de leurs conversations.

La plus petite des deux :

- Tu crois que la dame, c’est sa grande soeur ou sa mère ?

La plus grande des deux :

- Mais non t’es bête, c’est pas sa soeur, c’est sa mère, elle a des gros nénets !

Ainsi, les meules d’Emmental et tout le tremblement ne sont pas des signes extérieurs de vieillesse, non non…

Ce qui compte, c’est la taille des nichons !!!

Ma quête du iGraal

Oyez oyez gentes dames et pucelles, voire jouvenceaux égarés céants !

Ce jour d’hui je m’en vais vous conter l’histoire de ma quéquête du iGraal.

(une quéquête étant une petite quête comme tout un chacun le sait)

Il y a fort fort longtemps, à une période où la Crapaude que je suis était accaparée par moults problèmes divers et variés et n’avait point le temps ni l’envie de bloguer, j’ai été contactée par une confrérie au premier abord fort sympathique, qui me proposait moyennant une petite jactance sur son compte (dont acte) des avantages non négligeables pour l’acheteuse via Internet que je suis.

N’ayant point de temps, je n’ai pas scribé (sic) de bafouille, et surtout, je voulais tester la chose avant de t’en parler.

Cette confrérie, c’est donc iGraal, et son principe, c’est le cashback.

Tu vas voir, c’est très simple.

(le délire moyenâgeux s’estompe de lui-même de ligne en ligne…)

iGraal est un site qui a des partenariats avec un bon millier de boutiques en ligne.

illustrations-marchands

A chaque fois que tu achètes dans une de ces boutiques, un pourcentage de la somme que tu as dépensée (qui varie en fonction de la boutique et peut aller jusqu’à 40% !!!) t’est reversé sur ton compte. Tu cumules jusqu’à avoir un petit pécule comment veux-tu comment veux-tu que je t’en-parle sans te donner un exemple…

Genre ce matin, j’ai fait une commande chez Vert Baudet pour Crapouillette car j’y avais repéré des bottes fourrées et des bottes de pluie de neige et des ballerines toutes mimis et que y’avait une réduc (sérieux, je trouve que les pompes Vert Baudet sont d’un super rapport qualité-prix).

  

Et là, qu’ai-je vu dans ma barre de widgets sous Chrome ? Une petite pastille orange marquée "1" sur l’icône du widget iGraal. Ca, ça veut dire que y’a une offre de partenariat avec ce marchand. Tu cliques, et hop ! 3% de 80 euros dans la poche ! C’est pas vilain, hein ?

Tiens, regarde mes derniers gains :

Vertbaudet : 2.07 €
Moleskine : 5.2 €
Carrefour Drive : 0.5 €
ASOS : 8.2 €
3 Suisses : 2.34 €
.
Et ça marche aussi avec La Redoute, Sephora, etc.
.
Car ce qui est bien, avec iGraal, c’est que tu as en gros 2 possibilités pour faire tes achats.
.

Soit tu fais comme moi la plupart du temps, à savoir tu cherches un truc sur Gougueule ou dans tes boutiques préférées, et là, pof ! tu as la bonne surprise de voir la pastille orange s’afficher (mais ne fais pas comme moi en oubliant de cliquer dessus…)

Soit tu passes par le site (ou le widget) qui récapitule les marchands en fonction de leurs produits et de leur pourcentage de cashback, et qui propose régulièrement des offres privilégiées.

Ainsi, chacun y trouve forcément son compte. Aujourd’hui, j’ai presque 30€ sur mon compte, sachant que j’utilise iGraal depuis le printemps et que je ne suis pas une acheteuse de folie non plus.

Et tu sais quoi ? Si tu veux tenter la quéquête du iGraal avec moi, je peux te parrainer et tu seras crédité de 5€ de bienvenue au lieu des 3€ classiques !

Pour ça, rien de plus simple, tu cliques ci-dessous !

illustration-cashback(oui, mon nom de marraine est jboony) (cherche pas, va…)

Alors, caisse t’en dis, tu tentes la quéquête du iGraal avec moi ?

Si oui, tiens-moi au courant !

Bon vent !!!

Fluorescent adolescent (bien entamée, l’adolescente…)

Ouais, j’ai décidé que j’allais faire une cure à la fontaine de jouvence et me la jouer jeune et tout, genre ma nièce de 13 ans qui a les ongles fluo, plein de bracelets fluo, un pantalon fluo et un t-shirt fluo et des sandales fluo et plein de machins fluo (quand ce ne sont pas des machins One Direction) (des trucs One Direction fluo, ça existe ? Car si oui, son cadeau de Noël est tout trouvé !) (et non, je te rassure un poil quand même, elle ne met pas TOUT en même temps, hein, quand elle a le pantalon fluo, elle met un t-shirt à moustaches)

Bref.

Donc j’ai mis du fluo sur mes ongles.

Oui, je te l’accorde, on dit "néon" aujourd’hui (très bon magazine d’ailleurs, qui devient mensuel et dont l’article sur la zoophilie dans le dernier numéro a failli me faire gerber) (pas l’article en lui-même, mais le sujet, quoi… Brrr…)

Donc on dit "néon", disais-je avant de partir dans des digressions circonvolutionnesques, ça fait moins la vieille qui a connu et qui a eu plein de machins fluo quand elle était ado dans ces saloperies de 80′s.

Moi avec mes copines quand on allait à la piscine.

Bref, j’en reviens à mes mimines. Ou plutôt à celles de Maoya, qui très récemment, nous a présenté une splendide manucure néon et triangles, pour laquelle j’ai craqué et qui semblait assez facile à reproduire.

Alors, je me suis lancée, d’autant plus que y’a quelques temps, j’avais gagné des vernis néon chez ma B. the nailpolisholic (bisous au passage, ma B. !!!)

Je me suis donc munie de ma base et de mon top coat, mais surtout de stripping tape (celui du kit Pshiiit pour Bourjois que j’avais gagné chez CocoBerryx) et de la fine équipe ci-dessous.

IMG_5356[1]

Et pis en avant Guingamp comme dit l’autre !

Hop, la base, puis une couche de blanc que j’ai bien laissé sécher (une après-midi).

Le soir, j’ai d’abord posé le stripping tape non sans mal (surtout sur la main droite avec la gauche, oh Gode que ne suis-je ambidextre), et j’ai commencé par le Neon Yellow Peggy Sage. Oh le bonheur, ce truc ! Bien couvrant en un seul passage, viscosité parfaite, tendu nickel… Le pied.

J’ai enchainé derechef avec le Neon Pink Peggy Sage encore, et de même, un bonheur à appliquer.

Alors tu penses, je me frisais à l’application imminente du vert ! (oui, j’ai voulu mettre du vert et non pas du orange comme Maoya car je voulais faire honneur au lot de B.) Ah bah non, dis donc !!! Alors ce Neon Green, ben il a rien de ses 2 petits frères ! Une chierie sans nom ! Hyper liquide, pas couvrant pour un rond… caca boudin, quoi.

Du coup, je me suis rabattue sur mon fidèle orange Arty Agnès b. qui date de Mathusalem et qui du coup était épais comme un fond de cuve de vieux garçon. Je tombais de Charybde en Scylla. Mais que j’ai galeré, mazette !

Bref, j’ai ensuite enlevé le stripping tape à la pince à épiler (vu mes origines calabraises, c’est un outil que je manie à la perfection vu les heures d’entrainement) et pif paf, une couche de sèche-vite question de pas avoir la trame des draps gravée sur les ongles le lendemain, et zou ! au dodo, toute fière de ma manucure néon qui m’a presque permis de lire dans le noir (nan mais j’déconne) (n’empêche que j’adore contempler mes ongles vernis sur les pages d’un bon bouquin) ("Sérum" Saison 1 Episode 2 en l’eau-cul-rance)

Le lendemain matin, j’avais oublié ma manucure jusqu’à ce que je me fasse aveugler au réveil par le reflet de mes ongles dans le miroir dans la lumière matutinale.

Et là, j’ai vu.

Pas la lumière divine, non non, même si on était le 15 août y’a pas moyen (une vierge qui s’envoie en l’air ça m’a jamais fait tripper, perso) (oui, je suis une horrible mécréante, mais j’ai le droit, je suis apostat) (la tronche du dernier témoin de Jehova à qui j’ai dit ça, sérieux, on aurait dit qu’il avait peur que les foudres divines ne s’abattent sur mon balcon dans l’instant)

Non, j’ai vu le carnage.

Le massacre.

Mes ongles à la lumière du jour, quoi (mais quelle idée aussi de se faire les ongles à 10h du soir…)

J’ai d’abord essayé d’adoucir la chose avec des fleurettes…

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Mais au bout d’un moment, faut se rendre à l’évidence et assumer…

(j’ai mis des filtres pour essayer de faire ressortir le côté fluo des vernis néon, mais c’est vachement dur…)

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Bref, c’est pas joli-joli, mais bizarrement, très agréable à porter !

Le côté Polichinelle dans le tiroir de Madonna ayant fauté avec Arlequin sous acide est assez rigolo.

Allez, je te laisse avec les références de cet article, à savoir les petits noms des vernis, et la chanson éponyme des Arctic Monkeys (qui est une de mes préférées sur mon album préféré "Favorite Worst Nightmare" (bah oui, y’a "mare" dans le titre !)

Starring :

  • Mavala White 49
  • Peggy Sage Neon Green 293
  • Peggy Sage Neon Yellow 294
  • Peggy Sage Neon Pink 295
  • Agnès b. Mini 40 secondes ! Orange Arty

Crapaude et Doberman, blogpotes forever !

Ben oui, une de mes meilleures blogpotes est un doberman breton répondant au doux nom ztazunien-du-sud de Scarlett. En même temps, vu qu’elle a crêché chez les Rednecks pendant un certain temps, c’est un peu normal, tout ça.

Coâ, tu l’as pas encore identifiée ? M’enfin, il s’agit de la super cuistote du blog "Ça bouffe un doberman" !

Et tu sais quoi ? Son blog a 3 ans, didon. Alors pour fêter ça, elle nous a organisé un concours de malade avec moults modalités de participation et des lots croquignols bien gourmands fleurant bon la Bretonnie.

Je vais me contenter, pour mon grand retour sur la blogo après x temps d’absence pour chieries personnelles (t’as vu l’insigne honneur que je te fais, ma Scarlett ?) de participer à la formule "Epagneul breton", où il s’agit de choisir pour Scarlett "la chanson qui -je cite- claque le plus des fesses." Eh oui, ce qui nous rapproche, avec Scarlett, outre l’amour de la bonne bouffe, c’est celui de la bonne musique, et notamment du ROCK’N’ROLL !!!

Alors, j’ai longtemps cherché la chanson parfaite pour te rendre hommage, à toi, ta bretonnitude, ton décalage, et j’ai choisi ce monument du rock… Accroche-toi à ton zlip, cocotte, ça va twister !!!

Bon cela étant, chez moi on la chante avec une legère variante dans les paroles. Que je vais m’empresser de transcrire ici, pour rendre hommage encore une fois à Scarlett qui, il y a quelques temps, m’avait laissé un commentaire édifiant avec les paroles d’une chanson que sa mémé lui avait apprise quand elle était petite (Scarlett) (pas sa mémé) (juge donc un peu de la teneur de la chose →ici←) (1er commentaire sous l’article)

Bref, ma version familiale de "Vive la Bretagne" !

♫ Ils ont les chapeaux ronds

Vive la Bretagne

Ils ont les chapeaux ronds

Vive les Bretons ! ♫

Mon grand-père et ma grand-mère

ont l’habitude de coucher nus

ma grand-mère est carnassière

elle a mordu pépé au cul.

♫ Ils ont les chapeaux ronds

Vive la Bretagne

Ils ont les chapeaux ronds

Vive les Bretons ! ♫

Les chameaux dans le désert

ont la peau tellement tendue

quand ils ferment les paupières

ça leur ouvre le trou du cul !

Ils ont les chapeaux ronds

Vive la Bretagne

Ils ont les chapeaux ronds

Vive les Bretons ! ♫

Amis de la poésie, bonsoâââr.

(tiens si ça se trouve, je peux participer à la formule "Bulldog baveux" avec ça…)

Nan mais allez, c’était une blague !

(quoique)

LA chanson que j’ai choisie pour Scarlett, la vraie, c’est une chanson de MON Bruce (Springsteen) (forcément) (que j’ai vu au Stade de France le 29 juin que je ne m’en suis pas encore tout à fait remise même si le son était vraiment pourri) (3h15 de concert à fond les ballons, l’album "Born in the USA" joué en intégralité, ômaillegode Bruce is my Gode !!!)

Cette chanson, c’est la parfaite synthèse de son amour du rock, de la Bretagne celtique et de son passage aux Ztazunis comme elle dit.

Cette chanson, c’est "American Land" que Bruce a joué au festival des Vieilles Charrues à Carhaix !!!

Allez, zou !

Bon pis allé, maintenant que je suis lancée, je vais participer à la formule "Petit bichon frisé", et je vais dire que la recette de la tarte aux pommes de ta Mamie a été vue… mettons… à la louche… avec un poil de fion en sus… allez, 6705 fois !

Alors ma Scarlett, tu me pardonneras de pas participer à la formule "Gros dobeman", mais pour parachever mes galères de ces derniers temps, Monlolo a chopé une intoxication alimentaire (probablement chez McDal) et ça fait quasiment une semaine que ça dure… Tu comprends que j’ai pas trop le coeur à cuisiner ces temps !

Bref, chère Scarlett, ma participation est modeste, trop modeste eu égard à ton talent et à l’estime que je te porte. J’essaie de rameuter ma Muse (qui me laisse tomber régulièrement, la gueuse) et si elle décide de se pointer rapidos, je te ponds une formule "Bulldog baveux" aux petits oignons !

Allez, ma Scarlett, plein de gros becs et joyeux blogniversaire !!!