Sex, Rogue & rock’n’roll : Epilogue [fan fiction Harry Potter]

Epilogue

A partir de ce soir-là, la vie à Poudlard ne fut plus jamais tout à fait la même.

Certes, Rogue était resté fidèle à lui-même, toujours froid, cynique et acerbe, très exigeant et encore un peu effrayant. Cependant, il se montrait plus juste, punissait les Serpentards qui le méritaient, et attribuait parfois des points aux élèves des autres maisons. Sa rancœur envers Potter avait grandement diminué. Du moins, il n’en laissait plus rien paraître et avait cessé de le tourmenter.

Ses relations avec ses collègues était un peu plus amicales, excepté avec Lapierre et Fitzgerald qui n’avaient toujours pas digéré le tour qu’il leur avait joué avec Miss Harrison le soir de la St-Valentin.

Lyla et Severus filaient toujours le parfait amour. On les voyait souvent arpenter les couloirs main dans la main, discutant, rigolant, leurs longues capes noires virevoltant de concert dans leur sillage. Au printemps, ils prirent la décision de vivre ensemble. Dumbledore leur octroya alors l’appartement pour deux qui restait au château. Dès le début des grandes vacances, Rogue vendit la vieille maison de ses parents sise à l’Impasse du Tisseur, et ils firent l’acquisition d’un vieux manoir en Cornouailles d’où s’échappaient régulièrement des échos de musique rock, et où se baladait une dizaine de chats birmans, norvégiens et sibériens. Ils espéraient qu’un jour prochain, des petits Rogue les rejoindraient.

Ils s’aimaient, le passé de Severus était enfin derrière lui, Voldemort était vaincu, et ils s’évertuaient à éviter son retour éventuel en employant la manière qui avait scellé leur destin un fameux soir de décembre…

Et voilà, c’est fini, un Happy End à la Disney !

Bon alors, sans déconner, vous en avez pensé quoi, hein ?

Pour la relire en entier, c’est dans l’onglet « Sex, Rogue & rock’n’roll » sous ma bannière, ou !

Personnellement, quand je relis ça, je me trouve incroyablement niaise ! Mais c’était il y a 6 ans, depuis, j’ai vieilli, j’ai eu une môme et j’ai failli crever 3 fois… Comme maturation, je te promets que y’a pas mieux !

J’avais commencé une autre fan-fiction juste avant de tomber malade, elle est presque finie, les 4 premiers chapitres sont écrits. Il s’agit de l’adolescence de Rogue, quand je cherchais à imaginer ce qui avait bien pu le « détruire » comme ça.

Si je trouve le temps, la motivation, je la finirais peut-être ! Mais là, je pense qu’il y aura de la réécriture avant !

Z’auriez pas un tonton dans l’genre ?

ou mieux, suivez le lien ci-dessous !

http://www.ina.fr/video/ticket/I05287907/1043119/36983954df2d8e34a505d8db7fcee608

La java des bombes atomiques

Paroles de Boris Vian

Mon oncle un fameux bricoleur
Faisait en amateur
Des bombes atomiques
Sans avoir jamais rien appris
C’était un vrai génie
Question travaux pratiques
Il s’enfermait tout’ la journée
Au fond d’son atelier
Pour fair’ des expériences
Et le soir il rentrait chez nous
Et nous mettait en trans’
En nous racontant tout

Pour fabriquer une bombe  » A « 
Mes enfants croyez-moi
C’est vraiment de la tarte
La question du détonateur
S’résout en un quart d’heur’
C’est de cell’s qu’on écarte
En c’qui concerne la bombe  » H « 
C’est pas beaucoup plus vach’
Mais un’ chos’ me tourmente
C’est qu’cell’s de ma fabrication
N’ont qu’un rayon d’action
De trois mètres cinquante
Y a quéqu’chos’ qui cloch’ là-d’dans
J’y retourne immédiat’ment

Il a bossé pendant des jours
Tâchant avec amour
D’améliorer l’modèle
Quand il déjeunait avec nous
Il avalait d’un coup
Sa soupe au vermicelle
On voyait à son air féroce
Qu’il tombait sur un os
Mais on n’osait rien dire
Et pis un soir pendant l’repas
V’là tonton qui soupir’
Et qui s’écrie comm’ ça

A mesur’ que je deviens vieux
Je m’en aperçois mieux
J’ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux disons le mot
C’est même plus un cerveau
C’est comm’ de la sauce blanche
Voilà des mois et des années
Que j’essaye d’augmenter
La portée de ma bombe
Et je n’me suis pas rendu compt’
Que la seul’ chos’ qui compt’
C’est l’endroit où s’qu’ell’ tombe
Y a quéqu’chose qui cloch’ là-d’dans,
J’y retourne immédiat’ment

Sachant proche le résultat
Tous les grands chefs d’Etat
Lui ont rendu visite
Il les reçut et s’excusa
De ce que sa cagna
Etait aussi petite
Mais sitôt qu’ils sont tous entrés
Il les a enfermés
En disant soyez sages
Et, quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n’en est rien resté

Tonton devant ce résultat
Ne se dégonfla pas
Et joua les andouilles
Au Tribunal on l’a traîné
Et devant les jurés
Le voilà qui bafouille
Messieurs c’est un hasard affreux
Mais je jur’ devant Dieu
En mon âme et conscience
Qu’en détruisant tous ces tordus
Je suis bien convaincu
D’avoir servi la France
On était dans l’embarras
Alors on l’condamna
Et puis on l’amnistia
Et l’pays reconnaissant
L’élu immédiat’ment
Chef du gouvernement

Sex, Rogue & rock’n’roll chap.21 [fan fiction Harry Potter]

Fan de moua (ha ha),

Comme tu as pu le remarquer, hier, à cause de tourneboulage de ciboulot électoral, j’ai oublié de publier ce chapitre.

Bah voilà qui est fait !

Bonne lecture !!!

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XXI – Le Polynectar Trans

Lyla et Severus quittèrent alors la Grande Salle main dans la main, sous les regards curieux des élèves. Ils se dirigèrent rapidement vers les cachots à travers les couloirs déserts, mais au lieu de s’arrêter prendre une potion de Bastacéphalée au bureau, ils filèrent chez Miss Harrison.

- Allez, c’est parti ! dit Rogue. Tu as le Polynectar Trans ?
– Tiens, acquiesça-t-elle en lui tendant un flacon qui était dans sa coiffeuse. Et, aïe ! Voilà un cheveu.
– Parfait, murmura-t-il de sa voix veloutée. Nous avons vingt minutes devant nous.

Il mesura une quantité exacte de potion, mit le cheveu de Lyla à l’intérieur, attendit quelques secondes, et l’avala. Un instant plus tard, il avait pris l’exacte apparence de Miss Harrison.

- Ça fait bizarre, dit-elle en le regardant. Je suis canon, en fait ! Ça te fait quel effet d’être moi ?
– J’adore, répondit-il pensivement en promenant ses mains sur ces courbes qu’il avait déjà souvent parcourues.
– Mince ! Tu as toujours ta voix !
– Oui, j’avais remarqué, se moqua-t-il gentiment alors que Lyla lui faisait une grimace. Peracutus, dit-il en pointant sa baguette sur sa gorge. Et là, ça va ? demanda-t-il avec une voix beaucoup plus aiguë.
– Parfait ! Allez, ma jumelle, va te changer !

Severus fila à la salle de bain tandis que Miss Harrison préparait la pièce. Elle tamisa la lumière, alluma des bougies à l’ylang-ylang, et disposa des fraises, du gingembre confit et du champagne sur la table basse. Rogue réapparut quelques instants plus tard, vêtu d’une courte robe en latex noir, avec bas résilles et cuissardes, sous une cape de satin rouge.

- Oh la la, ce que je fais pouff’ comme ça, s’exclama Lyla en le regardant.
– Dans ce cas, ça devrait plaire aux deux crétins…

TOC TOC TOC

- Quand on parle du loup… Tu es prêt ? demanda Lyla.
– Et comment ! confirma-t-il.

Elle alla alors ouvrir la porte.

- Ah, vous voilà enfin, on a failli attendre, dit-elle d’une voix suave et avec un regard de braise.

Lapierre et Fitzgerald entrèrent de leur démarche arrogante, dévisageant Severus et Lyla.

- Je vous présente ma sœur Séverine, dit-elle en désignant Rogue lascivement installé sur le canapé.
– Bonsoir, ravie de vous rencontrer, dit-il d’une voix langoureuse, en se levant pour aller à leur rencontre. Lyla m’a beaucoup parlé de vous…
– Un peu de champagne ? proposa Miss Harrison en se dirigeant vers la table basse.
– Volontiers, répondirent-ils sans quitter les deux clones des yeux.
– Alors, qui est qui ? demanda Rogue.
– Je suis Artemus…, dit Lapierre.
– … et moi Flavius, ajouta Fitzgerald en acceptant la flûte que Lyla lui tendait, tout comme son comparse. Vous êtes sorcière également ?
– Evidemment, dit Rogue, un brin méprisant. Et j’ai hâte de voir vos… baguettes magiques… dit-elle d’un ton plein de sous-entendus.

Lyla gloussa en se trémoussant pour confirmer ces propos.

- C’est quand vous voulez, mesdemoiselles, dit Lapierre en s’approchant de Lyla pour l’enlacer, tandis que Fitzgerald faisait la même démarche envers Rogue.
– Oui, mais avant, il va falloir nous décoincer un peu, messieurs, avertit Lyla en se pressant contre Lapierre. Ma sœur et moi sommes fans des Chippendales, si vous voyez ce que je veux dire…
– Euh, non, pas vraiment… bredouilla-t-il.
– Enfin, dit Rogue, les strip-teaseurs masculins… Faites ça pour nous, et on vous le rendra au centuple, dit-il en minaudant.
– Si ça peut vous faire plaisir… leur accorda Fitzgerald avec un sourire vicieux.
– Oh oui, vous ne savez pas à quel point, murmura Lyla, sa bouche collée contre l’oreille de Lapierre.

Elle se dirigea vers sa chaîne hi-fi dans laquelle elle mit un CD. Elle alla s’asseoir sur le canapé, à côté de Rogue, fit un petit geste de sa baguette, et les premières notes de «I want your sex» de George Michaël retentirent.

- Allez, messieurs, envoûtez-nous ! dit Rogue.

Lapierre et Fitzgerald commencèrent alors à danser et à se dénuder au son de la musique, faisant jouer leur musculature, lançant des œillades salaces et venant se frotter régulièrement à Lyla et Rogue, qui poussaient des gloussements de plaisirs et des cris d’encouragement, applaudissaient et chuchotaient, feignant l’extase proche.

- Le slip, le slip ! scandèrent-elles à la fin de la chanson.

Lapierre et Fitzgerald s’exécutèrent, exhibant alors leur virilité.

- Tu commences par lequel ? demanda ostensiblement Lyla à Severus.
– Je ne sais pas… pourquoi pas les deux en même temps ?
– D’accord, moi, ça me va.

Elles s’approchèrent des deux professeurs et firent courir leurs doigts sur leur peau bronzée.

- Nous allons faire de vous nos choses, dit Rogue à voix basse en caressant le torse de Lapierre.
– Ça t’excite, hein, Flavius ? enchaîna Lyla. Allez vous asseoir, ordonna-t-elle.

Elle commença à se dévêtir très lentement, en commençant par ses bas. Pendant ce temps, Rogue défaisait les sangles de sa robe de latex. Lapierre et Fitzgerald étaient manifestement très satisfaits de la scène qui se jouait sous leurs yeux. Mais soudain, ils froncèrent les sourcils en regardant celle qu’ils croyaient être Séverine. Ses bras étaient plus gros et plus poilus, ses sourcils avaient épaissi, son nez changeait de forme. Séverine s’enveloppa alors dans sa cape en satin rouge en baissant la tête, et quand elle la releva :

- Ça va, les minables ? demanda Rogue, toujours avec sa voix de fausset, tandis que Lyla pouffait de rire devant leur mine déconfite.
– C’était particulièrement amusant… et instructif… dit-elle calmement aux deux hommes tétanisés. Vous ne trouvez pas ?
– Espèce de sale garce ! cracha Fitzgerald.
– Te te te, depuis quand parle-t-on aux dames ainsi, Flavius ? railla Rogue ayant retrouvé sa voix normale. Où sont passées tes belles manières avec lesquelles tu pervertis les étudiantes de septième année ?
– Comment tu… bafouilla-t-il.
– Vous avez les cent Gallions ? demanda tranquillement Lyla en enlaçant son compagnon.
– Quoi ? bredouilla Lapierre.
– Les cents Gallions pour le premier qui me mettrait dans son lit… Ils reviennent à Severus, ne vous en déplaise.

Les deux hommes, toujours nus comme des vers, lancèrent un regard dégoûté à Rogue qui affichait pour sa part un rictus de triomphe.

- Laisse, on n’a pas besoin de leur sale argent. Mais ils vont me promettre de laisser les étudiantes tranquilles. Sinon, ce qui s’est passé ici ce soir risque fort d’être divulgué par mégarde…
– Vous voulez peut-être voir les photos ? demanda innocemment Lyla en se dirigeant vers sa coiffeuse où elle prit un appareil Polaroïd moldu qu’elle avait enchanté.
– Sale Mangemort ! cracha Lapierre en regardant Rogue.
– Tu n’as rien trouvé de mieux ? demanda-t-il calmement. Tu me déçois… Alors, elles sont réussies, ces photos ?
– Très nettes, très vivantes, vous voulez y jeter un coup d’œil ? proposa aimablement Lyla.

Ils tournèrent la tête, dédaigneux, tandis qu’elle et Severus rigolaient comme des fous en regardant les clichés magiques.

- Allez, rhabillez-vous et fichez le camp d’ici, ordonna froidement Miss Harrison. Et que je ne vous entende plus dire du mal de Severus, sinon…

Elle laissa sa phrase en suspend, se contentant d’agiter les photographies dans sa main droite. Les deux professeurs se vêtirent rapidement et filèrent sans demander leur reste.

- Je crois qu’on est tranquille pour un bon moment, dit Lyla en se collant contre Severus. Enlève ta cape, pour voir…
– Non, arrête…
– Allez… Fais voir comme tu es beau en latex et bas résille…

Il s’exécuta en rigolant et en levant les yeux au ciel.

- Bon, je vais me changer, ça me gratte, tout ça.

Il se dirigeait vers la salle de bain quand Miss Harrison l’arrêta.

- Dis, il te reste du Polynectar Trans ? demanda-t-elle d’un ton faussement dégagé.
– Oui, pourquoi ? répondit-il l’air intéressé.
– Ça te dirait qu’on en prenne tous les deux, ensemble, et qu’on essaie… des trucs ? proposa Lyla à voix basse.
– Tu es vraiment une femme épatante, dit-il en l’enlaçant vigoureusement avant de l’embrasser. Mais tu ne crois pas qu’on devrait retourner au bal ?
– Mince, j’avais complètement oublié.
– Mais promis, ajouta-t-il de sa voix profonde et sensuelle, après minuit, je serais… ta chose

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Alors, le Polynectar Trans en couple, ça te tente ?

Hin hin hin…

Bon, sinon, je sais que tu vas hurler des cris à la mort et tenter de t’immoler par le feu (comment ça, je redonde ?), mais ce chapitre est l’avant-dernier…

Dimanche, c’est the End, my friend…

Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat

Avant toute chose, une pensée émue pour Shoeaddict, son bébé et ses proches ♥♥♥

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Je ne fais qu’humblement relayer ce magnifique texte de Philippe Torreton, quelqu’un que j’aimais déjà beaucoup, et que désormais, j’admire…

(je l’ai découvert initialement grâce aux relais du blog de Bernard Gensane)

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Pique-nique républicain pour les sans-papiers

Jean,

J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais à Entraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c’est sacré !

Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l’heure est grave!

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s’abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s’immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l’on traque comme d’autres en d’autres temps que tu as chantés, celle qu’on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n’est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l’on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l’essentiel…

Jean, rechante quelque chose je t’en prie, toi, qui en voulais à D’Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu’un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s’est vendu à la Première dame de France.Ecris nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !

Jean, l’Huma ne se vend plus aux bouches des métro, c’est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l’info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs… Tu l’aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l’Elysée pour avoir l’honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu…

Jean, l’argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. Lajustice avance péniblement grâce au courage de quelques uns, et l’on ose donner des leçons de civilisation au monde…

Jean, l’Allemagne n’est plus qu’à un euro de l’heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l’haleine fétide des renvois populistes de cette droite « décomplexée ».

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l’homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n’est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.

Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l’industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s’endetter il s’endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite… Finies les jacqueries!

Jean, la Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous « le Temps des Cerises » ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade… Ici on massacre l’Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l’excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés…

Que serais-je sans toi, qui vins à ma rencontre? Adieu l'artiste! Et encore merci!

Jean, je te quitte, pardon de t’avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j’aime cette France, je l’aime ruisselante de rage et de fatigue, j’aime sa voix rauque de trop de luttes, je l’aime intransigeante, exigeante, je l’aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d’elle même pour le plus pauvre qu’elle, quand elle s’appelle en 54 par temps d’hiver, ou en 40 à l’approche de l’été. Je l’aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu’à elle même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts…

Jean, je voudrais tellement t’annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai…

Je t’embrasse.

Philippe Torreton

Vote « sanction » ??? Vote « gros con » !!!

Attention, la Crapaude est en colère et elle va le dire.

Car franchement, là, j’en ai marre.

Marre que tout le monde trouve des excuses à celles et ceux qui ont voté Bleu Marine. Et notamment les partis politiques qui veulent se les mettre dans la poche.

Comme vous avez pu le voir dans cet article , j’habite dans un bastion FN. Et le vote d’extrême droite, ça fait longtemps qu’il existe, même quand les usines du canton déversaient des centaines d’employés dans les rues à la sortie des usines, que le chômage n’existait pas, que l’essence coûtait pas cher, qu’on payait avec des Francs, que la France avait des frontières, que les Roumains crevaient de faim en silence chez eux et que la Chine était sous-développée.

Il y a des gens qui votent FN car ils sont racistes, veulent virer les étrangers qu’ils n’aiment pas. Ben oui, c’est connu, ce sont tous des feignants qui viennent voler le pain des français, ils sont sales, bruyants, ils sentent mauvais, ils éduquent mal leurs enfants, ils sont voleurs et méchants…

Ma mère fait partie des ces étrangers. Quand elle est arrivée en France dans les années 60 avec ses parents qui désiraient fuire la misère de leur Calabre natale et donner un meilleur avenir à leurs enfants, ses gentils petits camarades d’école franco-français bien élevés lui jetaient des cailloux après en la traitant de « sale macaroni », lui disant de retourner dans son pays.

Aujourd’hui, à presque 60 ans, tout comme ma tante qui est illettrée dans sa langue et analphabète dans la nôtre (oui, ça existe), elle fait partie de ces personnes qui se tuent à la tâche jour après jour pour aller faire le ménage chez les autres et torcher le cul des vieux. Et leurs copines de labeur s’appellent rarement Josette ou Bernadette (je caricature, mais n’empêche).

Alors oui, peut-être que dans les 25% Bleu Marine de mon canton, il y a du vote « sanction », mais il y a surtout du vote « gros con » !

Comme par exemple dans le village de 150 âmes environ, là-haut dans la montagne où j’enseignais en classe unique il y a quelques temps avant que je ne tombe malade. Voilà les scores du 1er tour.

Je suis désolée, mais ça va au-delà du vote sanction, car là-bas, c’est toujours pareil.

L’année où je suis arrivée en poste, le Maire, qui avait l’étiquette FN, a invité Jean-Marie pour une fête Bleu-Blanc-Rouge à l’automne.

Ambiance…

Ensuite, il voulait que j’amène les élèves assister aux cérémonies du 11 novembre et surtout du 8 mai. Car il faut savoir que ce village est un « haut-lieu » local de la Résistance, qui en porte encore les stigmates dans ses granges brûlées, ses familles… Du coup, chaque 8 mai, il y a 2 cérémonies dans ce village, car les Résistants « véridiques » rejettent cette cérémonie « nationaliste ».

Sérieux, va comprendre quelque chose… Tu imagines bien que j’ai poliment décliné les invitations…

Sache également qu’il m’est arrivé de drôles de choses quand j’avais idée de faire grève.

La première fois, mon affichette collée sur la porte d’entrée de l’école avait disparu à mon retour.

« Ce doit être le vent… » me suis-je dit.

La 2ème fois, je l’ai bien scotchée. Mais elle a disparu quand même. Je l’ai retrouvée déchirée en mille morceaux dans la boite aux lettres de l’école.

Ah.

La 3ème fois, j’ai fait un petit pannonceau, cartonné et plastifié, pour pas qu’on puisse le déchirer. Je l’ai retrouvé en un seul morceau, mais dessus, on m’avait laissé un gentil message : « Salope de communiste CGT=feignants ».

Certes…

Les fois d’après, je tapissais l’intérieur des fenêtres de la classe d’affichettes rouge provocateur. Allaient-ils casser les vitres ?

Quand même pas.

Je n’ai jamais su qui étaient ces courageux français. Des parents d’élèves ? Les voisins ? Les gens qui me saluaient poliment à chaque déplacement dans le village, à chaque fête de Noël ? Ceux qui cautionnaient les actes de leur progéniture qui  régulièrement, s’emparaient du seul maghrébin du village (qui était un de mes élèves) (un p’tit con mais quand même) et qui le mettaient dans une benne à ordure car « c’est là qu’était sa place » ? (on comprend mieux son comportement de petit caïd à casquette, du coup…)

Alors non, je suis désolée, la crise a trop bon dos.

Le vote Bleu Marine, un vote « sanction » ?

Mon cul, oui !

Un vote « gros con » et pis c’est tout !

PS : toi qui veux m’insulter, vas-y, tu prouveras encore plus que j’ai raison :D

Vert de gris [Pshiiiterie #4]

Pardonnez-moi, mon Père, j’ai pshiiité ;

Cela fait la troisième fois que je me suis scotch-manucurée…

Cette fois-ci, non contente de m’inspirer de Pshiiit et de ses triangles (super tutoriel vidéo ici), j’ai également copié The Dainty Squid grâce à une blogpote qui tient à son anonymat (si si).

Hop !

Manucure au scotch

Bon, c’est pas formidable au niveau technique, mais j’adore les couleurs…

Alors, les leçons que j’en ai tiré, cette fois :

- préparer les bouts de scotchs et les poser sur les ongles AVANT de commencer à poser le vernis (oui, c’est con, mais en même temps, faut y penser…)

- enlever le scotch tout de suite (il ne faut pas que le vernis ait le temps de sécher, sinon, il s’écaille / s’effrite)

- ne pas mettre trop de vernis, sinon, il bave quand on retire le scotch.

Sinon, concernant la photo, tu peux voir que les contours du vert ne sont pas parfaits et qu’il y a du relief dans les triangles. C’est normal, c’est parce que je fais les triangles quand le vernis de la couleur de base commence à s’écailler ! Du coup, je profite plus longtemps de ma manucure !

Starring :

  • base ultra rinforzante Pupa
  • Essie Navigate Her 2 couches
  • Agnès b. Gris Flanelle
  • top coat OPI RapiDry

Inspirations…

Source: ffffound.com via Arsinoe on Pinterest

Source: houzz.com via Arsinoe on Pinterest

!

La Nature est toujours de bon conseil

Les albums jeunesse de Crapouillette – 2012

J’ai décidé de récapituler les albums que je lis à Crapouillette Ière ici. A raison d’un par soir au minimum, je te garantis que ça en fait un bon petit paquet ! Cette liste commence donc aujourd’hui 16 avril, et tu verras qu’elle s’agrandira irrégulièrement, Crapouillette Ière me faisant souvent lire le même livre tous les soirs pendant une semaine.

Crapouillette Ière « donnera » sa note, la fameuse NdC (Note de Crapouillette) : j’aime « ♥ » pas du tout, moyen, bien, beaucoup (pis je donnerais la mienne, la NdM – Note de Maman)

« Poule Mouillée » d’Emile Jadoul – L’école des loisirs

De 2 à 4 ans (jusqu’à 6 ans, je dirais)

Edouard va à la piscine avec son papa. Il adore plonger, car tous les canards plongent ! Mais pas son papa…

Histoire toute mignonne sur le courage des petits et des grands, courte, drôle, illustrations avec de grands à-plats de peinture…

NdC : ♥ beaucoup     NdM : 5/5

2

« Poka et Mine : au fond du jardin » de Kitty Crowther – L’école des loisirs

De 3 à 5 ans

Tandis que Mine cueille des fleurs dans le jardin pour Poka, elle se sent observée… Cela l’inquiète, alors elle part en exploration, et se fait faire prisonnière par une drôle de bête ! Mais la bête est malade, et Mine va tenter de l’aider.

J’adore ce livre sur la solidarité. Les illustrations au crayon de couleur sont magnifiques, et les personnages (des insectes) très attachants.

NdC : ♥ beaucoup     NdM : 5/5

« L’Amoureux » de Rebecca Dautremer – Gautier Languereau

Dès 5 ans

A la récré, Ernest fait rien qu’à embêter Salomé ! Sa maman lui dit que c’est peut-être parce qu’il est amoureux d’elle… Mais ça veut dire quoi, amoureux ? Tous ses copains viennent à son secours et lui donnent leurs définitions d’un amoureux…

Personnellement, j’adore… Rebecca Dautremer est mon illustratrice préféré, et ce texte jouant sur les mots est un régal. Cependant, Crapouillette Ière, du haut de ses 5 ans et des bananes, est encore un peu jeune pour capter les subtilités du récit. De plus, elle est dans sa phase de « déni amoureux », donc cette histoire la met en colère ! (c’est trop drôle, d’ailleurs…)

NcC : ♥ moyen (à cause de l’âge)     NdM : 5/5

m

« Câlinours fait la fête » de Frederic Stehr et Alain Broutin – L’école des loisirs

De 3 à 5 ans

Dans la clairière, près du grand buisson, qui pousse une brouette en revenant vers sa maison ? C’est Calinours, qui s’apprête à faire la fête avec tous ses amis animaux !

Cet album est sans doute mon préféré parmi ceux de Crapouillette. Il est drôle et délicat, tant par le texte que par l’image, et emprunt d’une douce poésie qui me fait fondre… Une sucrerie littéraire… Un ourson à la guimauve, en gros !

NdC : ♥ beaucoup     NdM : 5/5

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« Les aventures d’une petite bulle rouge » de Iela Mari – L’école des loisirs

De 3 à 5 ans

« C’est une petite bulle rouge, on souffle et elle s’envole. A chaque page, elle se transforme. »

Cet album graphique sans texte, datant de 1968, est un grand classique que j’ai eu grâce à l’abonnement groupé à l’école des loisirs avec l’école (comme beaucoup d’autres livres). Et c’est tant mieux, car jamais je ne l’aurais acheté. Il faut dire qu’au premier coup d’oeil, on ne voit pas son potentiel, qui pourtant est immense. Au début, c’est maman qui invente l’histoire, puis petit à petit, l’enfant l’aide, et pour finir, c’est lui tout seul qui raconte. Cet album empreint de poésie se redécouvre à chaque ouverture, c’est magique. Toutefois, plus l’enfant grandit et plus on atteint ses limites.

NdC : ♥ bien     NdM : 4/5

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« Le très grand livre des rêves » de Soledad Bravi – L’école des loisirs

De 2 à 4 ans selon l’éditeur, mais pas de limite pour moi !

Dans ce livre sont regroupés plein de types de rêves : les rêve pour enfants pas fatigués, celui de la grande prairie des Pourquoipas… On choisit son rêve, on entre dedans, et on s’endort…

Cet album est génial. Déjà, le sujet est bien approprié pour l’histoire du soir ! Il est bourré d’imagination, d’humour, de poésie, de références aux histoires classiques (Petit Chaperon Rouge par exemple…) Les illustrations de Soledad (qui illustre notamment les billets de Fonelle dans Elle et aussi les livres de la collection Les Paresseuses) sont vives, très riches, pleines de petits détails parfois « second degré », ce qui confère à ce livre plusieurs niveaux de lecture et prolonge donc sa durée de vie. C’est le livre préféré de Crapouillette Ière (si c’est pas une référence…)

NdC : ♥ beaucoup     NdM : 5/5

m

« Tortue Pingouin » de Valeri Gorbachev – L’école des loisirs

De 3 à 5 ans

Un soir, le papa de Petite Tortue lui lit un livre sur les pingouins. Et elle trouve ça tellement génial que le lendemain, elle décide d’être… un pingouin ! Déguisement et jeux d’imitation, tout est bon ! Mais comment vont réagir les copains et la maîtresse ?

Très bon album sur l’imaginaire des enfants. De belles trouvailles ! Album très estampillé USA via la vision de l’école ! Un de nos préférés à Crapouillette Ière et à moi.

NdC : ♥ beaucoup     NdM : 5/5

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« La vengeance de Cornebidouille » de Pierre Bertrand (illus. Magali Bonniol) – L’école des loisirs

De 5 à 7 ans

La vilaine sorcière Cornebidouille sort du WC où Pierre l’avait reléguée pour venir se venger en lui faisant ingurgiter une immonde soupe de sorcière maléfique… Mais Pierre a plus d’un tour dans son sac !

Génial album pipi-caca-boudin, dégoutant à souhait, très bien écrit et constuit sur un « rythme de 3″ aussi bien dans le texte que dans l’image. Typiquement celui que je rêve d’écrire. L’album du moment à la maison.

NdC : ♥ beaucoup     NdM : 5/5

Sex, Rogue & rock’n’roll chap.20 [fan fiction Harry Potter]

XX – Le bal de la St-Valentin

Comme convenu lors de la réunion de préparation du bal, les professeurs se retrouvèrent à dix-neuf heures trente dans la Grande Salle, dont le plafond enchanté figurait un beau ciel nocturne parsemé d’étoiles scintillantes. Les murs de pierre étaient tapissés de tentures bleu nuit brodées de fil d’or qui réchauffaient l’atmosphère, tout comme l’éclairage à la bougie ainsi que les effluves émanant de centaines de bouquets de roses rouges déposés sur les tables rondes. Certaines pouvaient accueillir une demi-douzaine de convives, d’autres étaient destinées aux couples et disposées un peu à l’écart. Parmi elles se dressait la grande table rectangulaire réservée aux professeurs. A sa place habituelle se dressait une estrade encombrée de divers instruments, tels que batterie, guitares, balafon, didgeridoo, balalaïka ou violon. Enfin, un grand espace vide réservé aux danseurs occupait le centre de la Grande Salle.

Miss Harrison fut la dernière à arriver. Bien entendu, dès son entrée, Lapierre et Fitzgerald se précipitèrent pour la débarrasser de sa cape. Elle avait l’air d’une sirène dans sa longue robe noire sans manches et col bateau. Au dos, une profonde échancrure laissait entrapercevoir sa peau sous un voile noir brodé de perles. Une pierre de lune enchâssée dans une résille de chaînettes d’or blanc ornait son cou gracile, tandis qu’une bague assortie trônait à son annulaire droit. Les cadeaux que Severus lui avait offert le matin même.

Lapierre et Fitzgerald la dévoraient des yeux. Rogue jubilait intérieurement en imaginant la tête qu’ils feraient dans une heure ou deux, quand ils apprendraient ; quand tous apprendraient. Par ailleurs, le plan que Lyla avait concocté avec son aide pour se venger de l’immonde pari que ces deux crétins avaient fait était délicieusement machiavélique.

Constatant que tous les professeurs étaient arrivés, Dumbledore rappela brièvement l’organisation de la soirée : dîner, puis bal mené par les Hazard’Sons jusqu’à minuit. Les fantômes et les portraits se chargeraient de la surveillance dans les couloirs et signaleraient les éventuels comportements trop dissolus des élèves. Les professeurs et employés pourraient donc pleinement profiter de la soirée.

A vingt heures précises, Dumbledore donna le coup d’envoi de la soirée en ouvrant les lourdes portes de chêne d’un geste de la main. Aussitôt, une horde d’élèves surexcités en tenues de soirée s’engouffra dans la Grande Salle. Ils se répartirent par petits groupes autour des différentes tables, celles-ci s’ajustant automatiquement en taille et en nombre, si bien que tous purent trouver une place conforme à leurs désirs. Le personnel et les enseignants s’attablèrent à leur tour. Severus et Lyla avaient convenu de brouiller les pistes le plus possible. De ce fait, Rogue s’assit à un bout de la table, à côté du professeur Flitwick, tandis que Miss Harrison prenait place de l’autre côté entre Lapierre et Fitzgerald qui débordaient d’attention et de propos mielleux à souhait, auxquels Lyla gloussait afin de les embobiner. Ce manège amusait Rogue au plus haut point. Il était peut-être un peu plus respecté depuis son audition, mais il n’était pas plus apprécié pour autant. Dumbledore frappa alors dans ses mains, et une douce lumière tamisée s’installa, tout comme une agréable musique de fond. Des cartes apparurent sur les tables, et chacun put commander ses plats préférés.

Quand tout le monde fut rassasié, le bal commença. Les Hazard’Sons débutèrent par des chansons vives aux rythmes enlevés. Un ingénieux enchantement mis au point par Flitwick permettait d’ajuster le volume sonore à chaque situation. Ainsi, les danseurs profitaient d’une musique forte alors qu’on pouvait parler sans élever la voix aux différentes tables. Severus vit alors Lyla se lever. En passant derrière lui, sans lui accorder un regard, elle lui murmura rapidement :

- Ne t’inquiète pas, je vais juste aux toilettes !

Rogue fit comme si de rien n’était et jeta un œil aux deux crétins. Ils se parlaient vivement, semblant totalement excités. Lyla avait fait du bon travail… S’ils savaient ce qui les attendait !

Elle revint quelques minute plus tard. A peine eut-elle franchi le seuil de la Grande Salle que Lee Jordan et les jumeaux Weasley se précipitèrent vers elle afin de l’inviter à danser. Elle jeta un coup d’œil vers Dumbledore pour lui demander son avis, et celui-ci lui donna son approbation d’un signe de tête. Elle se lança alors dans une danse endiablée au milieu des élèves. Les Hazard’Sons se radoucirent un peu, et les professeurs gagnèrent la piste de danse à leur tour quand le groupe entonna une sorte de ballade irlandaise. Dumbledore invita McGonagall et Rusard fit de même avec le professeur Trelawney. Mme Chourave dansait avec le minuscule professeur Flitwick, Mme Bibine était avec Lapierre et Fitzgerald avec le professeur Sinistra. Hagrid faisait virevolter Mme Pomfresh dans les airs, et même les très discrets professeurs Fjord et Elek (qui enseignaient respectivement les runes anciennes et l’étude des moldus) étaient sortis de leur réserve pour faire valser Mme Pince et le professeur Vector. Seul Rogue restait assis à table, sous les regards parfois gênés mais souvent moqueurs des élèves et de ses confrères. Il ricanait intérieurement. L’heure de vérité approchait, ce que semblait avoir compris Dumbledore à en juger par les regards complices qu’il lui lançait.

Puis arriva le traditionnel moment des slows. Un souffle d’agitation se répandit parmi les élèves, chacun se cherchant une partenaire. Lee Jordan et les jumeaux Weasley parlementaient avec Lyla sous les regards jaloux de quelques filles de sixième année. Lapierre et Fitzgerald s’approchèrent alors de leur démarche arrogante, firent dégager sans ménagement les trois élèves (qui leur rendirent la politesse en faisant des gestes éloquents dans leur dos) et s’agglutinèrent à Lyla. La mise en œuvre du plan pouvait commencer. Elle accorda le premier slow à Lapierre, et dansa le second avec Fitzgerald, de manière très langoureuse pour les deux. Elle les entraîna ensuite un peu à l’écart, à l’abri des oreilles indiscrètes. Ils discutèrent un instant avant que les deux crétins ne s’éloignent l’air béat et le pas vif et décidé. Lyla regagna la piste de danse où elle se fit immédiatement inviter par Lee Jordan. Elle déclina ensuite l’invitation de Fred et George et se dirigea vers la table des professeurs. Elle se planta alors devant Severus, qui y était toujours seul, et lui tendit la main en lui disant :

- Tu viens ?
– Et comment ! répondit-il en lui prenant la main et en la conduisant au centre de la Grande Salle.

Ils s’enlacèrent alors étroitement et commencèrent à danser sous des regards incrédules ou amusés.

- Alors, ils ont mordu à l’hameçon ? murmura impatiemment Severus.
– Tu m’étonnes ! Dès que je leur ai dit que je n’arrivais pas à choisir entre eux deux, et que je leur ai proposé une partie à quatre avec ma sœur jumelle, ils sont partis au quart de tour ! Je leur ai dit de me rejoindre chez moi dans une demi-heure, et de partir du bal avant pour ne pas éveiller les soupçons. Comme ça, on a le temps de tout régler !
– Parfait ! Tu es prête ?
-Oh oui… Embrasse-moi, grand fou !

Ils éclatèrent de rire ensemble, puis s’embrassèrent tendrement. Tous les regards convergèrent vers eux quand le tourbillon de lumière pétillante et orangée les enveloppa. Une vague de murmures envahit la salle, parmi lesquels on entendait des « Oh… » admiratifs. Soudain, des « Whoo whoo ! » victorieux poussés par Fred et George retentirent, immédiatement suivis par d’autres et un tonnerre d’applaudissements. Lyla et Severus mirent alors un terme à leur baiser, et un tas d’élèves se précipita vers eux.

- Whâ, c’était super ! s’extasia Ron.
– C’est hyper romantique, dit une Lavande Brown admirative.
– Ça doit être super pour emballer ! s’exclama Fred (ou George) avant de prendre le coude d’Hermione Granger dans les côtes.
– Comment vous faites ça ? demanda George (ou Fred).
– On ne le fait pas exprès, c’est dû à une particularité qu’on présente tous les deux, répondit gentiment Lyla, toujours enlacée par Severus.
– En tous cas, c’est trop beau… dit Harry.

Miss Harrison et Rogue répondirent par un sourire, puis regagnèrent la table des professeurs main dans la main. Sur leur passage, ils purent entendre diverses réflexions, du genre :

- Mais qu’est-ce qu’elle lui trouve ?
– Arrête, il a vachement changé, depuis les vacances. Il est même plutôt sexy…
– Quoi ? Rogue, sexy ?
– Oui, dans le genre brun ténébreux…
– T’es dingue… Miss Harrison, oui, d’accord, c’est une vraie bombe !
– Bof, elle est un peu vieille, non ?

Quand ils arrivèrent à la table des professeurs, Flitwick, Hagrid, McGonagall et Dumbledore souriaient, et Pomona Chourave courut vers Lyla.

- Petite cachottière, tu aurais pu me prévenir, lui dit-elle d’un ton de reproche en la frappant sur le bras, avant de la serrer contre elle. Je suis contente pour toi… et pour vous aussi ! ajouta-t-elle en regardant Severus. Mais ça fait combien de temps que ça dure, vous deux ?
– Presque trois mois, répondit Lyla.
– Voici les responsables de la chute de Voldemort, annonça alors Dumbledore.
– C’est vrai ? s’exclama Hagrid. Et bien bravo, et merci ! rugit-il en frappant sur l’épaule de Rogue, qui vacilla sous l’impact.
– Mais de rien, ce fut un réel plaisir… plaisanta-t-il d’une voix doucereuse, ce qui surprit tout le monde.
– Vous nous excusez un instant, dit alors Lyla, mais j’ai mal à la tête. Severus va me donner une potion.
– On revient dans un moment, ajouta-t-il.
– Très bien, à tout à l’heure, dans ce cas, conclut Dumbledore.

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Alors, à votre avis, qu’est-ce qu’ils ont mijoté pour Lapierre et Fitzgerald ?

Bouche incendiaire

Bien le bonjour, mes amies beautystas et autres de bon gout !

Question existentielle s’il en est que je me pose ce matin :

De quelle couleur peinturlurer ma petite bouche en coeur pour ma tenue du jour, à savoir peu ou prou :

+

un bête pull noir col roulé

+

=

lequel d’entre eux, par exemple ?

(ce sont les Lip Butter de Revlon, que j’apprécie vraiment depuis que je me suis payée le 095 – Crème Brûlée)

Sachant également que j’ai la peau pâle, les yeux noisette (simplement maquillés d’un trait d’eye liner et de mascara noirs), les cheveux bruns, les dents blanches (comprendre le orange, même pas peur) et que je n’aime pas le fuchsia.

Voilà !

J’attends vos suggestions si vous le voulez bien !

Merci, les potaudes !!!