Je m’adresse spécialement à toi, ô Lecteurtrice du blog, qui ne suit pas (encore) mes divagations sur Hellocoton, et/ou Facebook, voire Twitter.
(si tu les suis, tu peux lire cet article quand même, hein !)
(t’as même intérêt…)
Je suis muette des doigts, silencieuse du clavier depuis quelques temps, non par manque d’inspiration (quoique…) mais parce que je n’ai pas eu l’usage de mon bras gauche pendant quasiment une semaine !
Tout a commencé par un mal d’épaule carabiné, il y a 15 jours, qui a empiré à la faveur d’un passage de serpillère.
Oui, bon, allez, sois honnête, ma fille…
Source: alexkisilevich.com via Brent on Pinterest
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Je suis donc allée voir Gregounet, mon médecin, yeux polaires, barbe de 3 jours, humour noir second degré… Ça te rappelle personne ?
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Il m’a mis une bonne craquée, et ça m’a fait un bien fou…
Source: data.whicdn.com via Muzeum on Pinterest
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Ben oui, tu comprends, j’avais une vertèbre cervicale et une dorsale déplacées, alors ça a craqué, quoi…
On était alors samedi 8 septembre au matin.
Puis le soir, après avoir étendu mon linge (oui, je suis une vraie fée du logis), que constaté-je ??? Ma clavicule (♫ Comment veux-tu comment veux-tu que je t’en t’em-brasse ? ♫) avait disparu !!! Evanouie, enfouie sous un amas de chairs toutes gonflées !!!
Rhâ gna gna, mais que m’arrive-t-il encore ???
Après une nuit aussi courte que les idées de Johnny (qui avait bonne mine de se foutre de la gueule d’Antoine, tiens…), je suis retournée voir Gregounet qui, par chance, était de garde.
Rien qu’à voir sa gueule quand il a vu mon épaule, j’ai su que c’était pas gagné… Après moults palpations (oh oui…), il a fortement soupçonné (oui, "soupçonné", tu pensais à quel verbe commençant par "b", malhonnête ?) un pneumomédiastin, à savoir une espèce de pneumothorax (ça, je connais, j’ai déjà eu, d’où le soupçon de récidive), mais où la bulle d’air qui se serait formée par l’éclatement d’une alvéole pulmonaire serait remontée sous la clavicule, causant un épanchement de liquide caca boudin, risquant de s’infecter, ô joie, donc antibiotiques pas automatiques à large spectre.
Je te raconte même pas mon état, les grandes eaux, le téléphone des pompes funèbres à portée de main (oui je panique vite) (pa-nique, hein, je ne suis pas une lapine).
Du coup, le lundi, radio pulmonaire qui va bien ("- Levez le bras, s’il vous plait ! – Ben non, je peux pas, c’est pour ça que je suis là, la bonne blague…"), puis échographie.
Et ô surprise ! Pas de pneumomédiastin (ouf !) mais des ganglions infectieux partout vers la clavicule et là où on roule kloug (sous les aisselles, quoi).
Un peu moins "ouf !", du coup…
Alors retour chez Gregounet, prise de sang à la recherche de la vilaine cochonnerie qui m’a attaquée, prise de rendez-vous avec mon infectiologue habituel (j’adore quand les toubibs se parlent entre eux : "Allo cher confrère ? #@{|\\| blablabla, %£¨{|@, n’est-il pas ?")
Puis rendez-vous avec mon gentil infectiologue, qui, après m’avoir tâté du nichon (aisselle, nichon, parait que c’est tout relié question ganglions) en déduit peu ou prou la même chose que Gregounet, à savoir une infection au bras causé par la piqûre, la griffure ou la morsure d’une bébête quelconque un peu daubée du cul quand même. Le truc bien moyenâgeux qui te fout les glandes (c’est le cas de le dire…)
Alors on continue les antibiotiques qui ont l’air de faire de l’effet, car ça dégonfle, et on surveille, et on prend rendez-vous la semaine prochaine, belote, rebelote et dix de der.
Entre temps, on a eu les résultats de la prise de sang, et ce n’est pas la maladie des griffes du chat à laquelle on avait pensé. Sgt Pepper, mon gentil Sacré de Birmanie, a échappé à la rotissoire.
En vrai, cette maladie s’appelle la bartonellose.
Remarque, tant que c’est pas une simpsonellose (tu sais, la maladie où tu deviens toute jaune avec des cheveux bleus et une voix pourrie…)

Alors en gros, oui, ça va mieux, j’ai retrouvé ma clavicule, et mon bras gauche est tout de même moins enflé et engourdi, j’ai dormi (bonheur suprême) et je me suis levée sans le mal de crâne qui tabasse.
Mais mon soulagement a été de courte durée. Car ce matin, j’ai reçu LE courrier.
Celui qui m’a achevée.
Celui qui m’a bien fait comprendre que j’étais foutue.
Que c’était le début de la fin…
Oui, dans ma boîte aux lettres, ce matin, j’ai reçu…
…
…
… une pub de Daxon…

♫ "What a drag it is getting old !" ♫







