Monlolo, en se levant un peu tard suite à une soirée un petit peu arrosée (doux euphémisme), s’est affalé sur le canapé, où il a commencé à regarder un documentaire sur la vie de Lénine sur Arte. Il a enchainé avec le discours de Mélenchon sur LCP. L’après-midi, il m’a achevée avec une émission où des pseudo-scientifiques tentaient de démontrer que ce sont des aliens qui ont construit les pyramides, alors que je me démenais en cuisine avec mes cupcakes qui n’avaient gonflé que sur les bords et étaient restés creux au milieu, un peu comme des vol-au-vent (j’aurais voulu le faire exprès que je n’y serais JAMAIS arrivée).
Pendant ce temps, Sergeant Pepper, chat diabolique, avait fait tombé une seule croquette dans son bol d’eau.
Et le lendemain, sur M6, alors que je tricotais sagement sur le canapé, je me suis faite sournoisement agresser par une émission traitant des chaussettes orphelines.
Durant 48 heures, j’ai cru être dans la peau de Colombe Linotte.
"Le mystère de la chaussette orpheline, et autre tracas du quotidien"
Cet automne, j’ai participé à l’opération "Les Matchs de la Rentrée Littéraire" organisée par Price Minister, qui consistait à publier la critique d’un livre choisi dans leur sélection et gracieusement envoyés par eux.
J’avais choisi "Une place à prendre" de JK Rowling (et pas J. Caroline comme croyait Monlolo !) et "Parfums" de Philippe Claudel.
Et d’ailleurs, ma critique de l’insipide "Une place à prendre" a été sélectionnée !!! Si je te jure, va voir →là← !!! (j’en suis toujours pas revenue, je suis trop contente !)
La première que j’ai choisie, c’est donc "Fables".
J’ai d’emblée été séduite par la couverture, qui m’a rappelé Manu Civiello et notamment sa série "La graine de folie" que j’adore…
Par ailleurs, le pitch était pas dégueulasse non plus ! Je te fais un copié-collé de celui du site :
"Hansel, Barbe Bleue, Pinocchio, Le Grand Méchant Loup, Blanche Neige… Issus des contes et des littératures de l’imaginaire, les Fables vivent depuis des siècles en communauté, à Fableville, dans le plus grand secret. Une étonnante enquête policière sur fond de réinterprétation de très nombreux personnages mythiques."
Sans compter que le dernier épisode de la série "Once upon a time" venait de clore la diffusion de la saison 1 à la télé, et que j’étais grave en manque.
Je me suis donc ruée sur ce titre !!!
A réception, j’ai de suite été étonnée par le format, épais, moyen et souple. La couverture tenait toute ses promesses, elle est vraiment jolie.
Je l’ai ouvert les mains presque tremblantes, et là, deuxième surprise, et de taille : c’est un Comics !!! Dans la plus pure tradition du genre ! Je ne m’y attendais mais alors pas du tout vu le style de la couverture… J’ai un peu tiquée, je ne lis pas de comics, j’ai essayé étant ado, mais n’ai jamais accroché.
Cela étant, j’ai quand même commencé la lecture.
Et là, j’ai réalisé qu’il s’agissait en fait du tome 16 (oui : 16 !!!) d’une longue série. J’avais pas fait gaffe quand j’ai demandé le livre… Je sentais que ça allait pas être coton pour tout comprendre, et ce dès la lecture de la 4ème de couverture :
"Après une longue période d’exil, Jack est de retour au sein de la communauté des Fables de New York. Pour le meilleur ? Pas nécessairement… A l’heure où les Fables voient leur existence remise en cause par l’apparition des Littéraires – des principes de l’écriture personnifiés capables de vie ou de mort sur toute création de l’esprit – le retour de ce fils prodigue ne fait qu’ajouter à la peine de ses semblables.
FABLES est une série née de l’imagination prolifique de Bill WILLINGHAM et de son amour pour les contes de fées. Plus proches d’ANDERSEN et des frères GRIMM que de Walt DISNEY, l’auteur accompagné au scénario de Matthew STURGES (JACK OF FABLES) et au dessin de Mark BUCKINGHAM, Russel BROWN (The Boys), et Tony AKINS (WONDER WOMAN), développe une version inédite, documentée et parfaitement… vraisemblable des héros, créatures fabuleuses et monstres qui ont peuplé notre enfance."
D’autant plus que voici le résumé du tome précédent qui nous est donné sur la double page de présentation des personnages principaux, qui sont nombreux et pas piqués des vers !!!
"Après leur victoire sur les troupes de Gepetto, les Fables ont été confrontés à une suite ininterrompue d’évènements tragiques, parmi lesquels la destruction de Fableville et la mort du preux Boy Blue. Depuis la chute de l’Adversaire, un mal immense, incarné par M. Dark, a été relâché sur le monde, obligeant les Fables libres à se réunir rapidement dans l’espoir de pouvoir le contrer. S’ils pensaient le pire advenu, qu’en sera-t-il lorsqu’ils apprendront de la bouche même de Jack et de ses compères l’existence d’une menace plus grande encore…"
Concernant les personnages, on a par exemple Blanche-Neige, ex maire-adjointe de Fableville, mariée à Bigby, Grand Méchant Loup repenti, et leurs potes les Fables, qui affrontent les Littéraux, qui sont en gros des personnifications des genres littéraires (vraiment très réussies) menés par Horne qui tente de réécrire le monde des Fables pour les éliminer (si j’ai tout compris) (et c’est pas gagné). Bien sûr, il y a des traitres, des sans camp défini, des doubles-jeux… Rhâ gna gna, pas facile de s’y retrouver d’entrée !
Et effectivement, tout est resté un peu nébuleux pour moi tout au long de la lecture. Je dois bien avouer que je n’ai pas compris grand’chose, d’autant plus qu’il y a plusieurs intrigues imbriquées.
Cela étant, je sens que c’est prometteur, comprendre que si on commence la série par le début, ce doit être une lecture passionnante.
En effet, l’univers créé est très riche, que ce soit en terme d’idées (tu en as eu un aperçu en début d’article) ou de graphisme.
Celui-ci est typiquement "comics" (dumoins dans l’idée que j’en ai, moi la néophyte) : peu de texte, couleurs criardes, mise en scène cinématographique, notamment des nombreuses bagarres…
Le repaire des Fables
Sérieux, y’a pas du cadrage, là ???!!!
C’est tout de même assez spécial, surtout pour moi, habituée à la BD européenne ligne claire (Hergé & Co, Belgique Power !!!) ou à la BD adulte classique (Hugo Pratt, Bourgeon…) ou encore à la BD Heroic Fantasy (Civiello, Ciro Tota, Loisel…).
Cela dit, il est assez révélateur quand on y regarde de plus près.
Chaque univers correspondant à une intrigue a son code graphique déterminé (palette de couleurs, mise en page, typographie…), ce qui aide à se retrouver dans l’histoire.
A gauche : l’univers de Jack Frost ; à droite : celui des Fables
A gauche : l’univers pin-up 50′s des soeurs Page ; à droite : celui cartoon des Fables transformés par les Littéraux
A gauche : les Fables ; à droite : les Littéraux
Le découpage de ce tome 16 en 9 chapitres est assez original, d’autant plus qu’il donne lieu pour chaque chapitre à une illustration "artistique" (qui sont vraiment toutes très réussies) et à une vignette géante d’introduction, ainsi qu’à un résumé du chapitre précédent.
Ainsi, même si je n’ai pas tout compris à l’histoire, dans la mesure où j’ai attaqué par le tome 16 *soupir*, je n’ai aucun mal à discerner le potentiel de cette BD.
Un univers riche, adulte, drôle, pop et déjanté, bourré d’idée innovantes et originales, au graphisme chatoyant et parfois carrément délirant ! Si j’ai l’occasion de feuilleter le tome 1 pour en "prendre la température", je crois que je me laisserais volontiers tenter !
Un univers déjanté…
adulte…
et chatoyant !
Ma note(demandée par Price Minister) : 16/20
"Fables tome 16 : la Grande Alliance"
De Bill Willingham (dessins) et Mark Buckingham (scénario)
Collection Vertigo Classiques chez Urban Comics
17€
PS : désolée pour la qualité des photo, mais dans ma vallée, y’a déjà pas beaucoup de soleil, mais alors avec la pluie qui n’arrête pas, c’est même pas la peine d’y penser…
Non non, ce n’est pas une "nouvelle" fable de La Fontaine découverte au fond d’un grenier poussiéreux, te sauve pas… C’est juste qu’à la campagne, on dit "La Factrice, La Monique, La Dupond"… donc "La Linotte et La Crapaude"…
Sur Hellocoton, ça c’est sûr, mais quand, comment… Certainement un rapport avec le fait que je sois une tête de linotte… Mais sinon, plus aucun souvenir…
(t’ai-je dit que j’étais une tête de linotte ?)
Mais plus j’y réfléchis et plus j’en arrive à la conclusion que c’est comme si je l’avais toujours connue.
Ça me paraît évident. Tant de génie, c’est éternel, intemporel.
Il me semble toutefois que ça a un vague rapport avec Romain Duris.
Oui, parce que tu comprends, le quotidien de Colombe Linotte est peuplé de personnes aussi diverses et variées que le Mâle, ses collègues la geekette et le tatoué, mais aussi son dentiste qui ressemble à Romain Duris.
Oh, une carie !
Mais je m’égare.
Dans son entourage gravitent également des moutons (de poussière) et Luluchatigré, chatte diabolique (dont je soupçonne Sergeant Pepper d’être secrètement amoureux).
Photo parfaitement naturelle, sans aucune mise en scène…
Tu l’auras compris, Colombe Linotte est un de mes blogs préférés, dont je ne rate aucun post, dont je me délecte, et qui me fait me poiler grave.
Cela étant, je n’y laisse que peu de commentaires, étant intimidée par tant de talent.
Sérieux, le plus dur, c’est de faire court ! Et quand tu vois ma prose qui s’étire en longueur et en circonvolutions grâce à des mots de plus de 8 lettres (j’ai été traumatisée par "Des chiffres et des lettres" dans ma prime enfance…)
C’est pas moi qui l’ai écrit, cette fois !
Où j’en étais moi…
Ah oui !
Donc tu imagines ô combien j’admire sa faculté à te faire te tordre de rire en une phrase, voire en une photo (ma préféré est → là ←).
Alors quand l’autre jour, pendant la pause de ma journée de (dé)formation professionnelle, alors que je trainassais sur facebook, j’ai vu que Colombe Linotte allait sortir un livre, j’ai tressailli discrètement de joie pour pas me faire repérer par la formatrice (oui, c’était pas vraiment la pause, en fait…)
J’ai patiemment patienté tout la sainte journée (c’était un vendredi) attendant le soir où je pourrai enfin précommander le petit opuscule fascicule comment veux-tu que je t’en parlasse sinon, hein ?
Et alors, au moment tant attendu, que vois-je de mes petits yeux ébaubis dans ma boite mail ?
Un mail (forcément) émanant de Colombe Linotte elle-même, qui me demande mon adresse pour m’envoyer un exemplaire dédicacé de son livre en avant première !!!
Alors là, j’ai littéralement bondi de joie et du canapé, renversant au passage Sgt Pepper langoureusement alangui sur mon triangle isocèle, toute à ma joie de faire l’objet de tant d’honneur !!!
(j’ai la prose prolixe, ce matin, quand je te dis que je sais pas faire court…)
J’ai répondu illico presto, et quelques jours plus tard…
TADAM !!!
Je ne me suis pas jetée sur le livre pour le lire, mais ai pris le temps tout d’abord d’apprécier l’objet. Couverture cartonnée avec impression légèrement en relief, papier glacé tout doux qui sent bon… Puis quand j’ai eu un instant de tranquille félicité, je me suis plongée dedans avec délectation et un marque-page avec des chats dessus (quoi, moi, obsessionnelle ?)
Et j’ai chat souris.
Dès le début et tout du long.
Et j’ai ri, mes aïeux, j’ai ri !!!
Car effectivement, je trouve le livre encore plus drôle que le blog, même s’il reprend certains de ses posts. Pas forcément les meilleurs, mais ceux qui, mis bout à bout, forment une vraie histoire, ont une réelle cohérence, et sont de fait encore plus fendards.
Du coup, le livre est très réussi car ce n’est pas qu’une simple compilation. Il a une identité propre, et complète parfaitement la lecture du blog.
Plus de 200 amis qui lisent mes bavouilles de Crapaude sur Facebook !
Oui, il m’en faut peu pour être heureuse, alors j’ai décidé de fêter ça par un p’tit concours. T’emballes pas, rien de très somptueux, mais simplement un livre pour enfants à gagner !
Mais attassion, pas n’importe quel livre…
LE livre…
Sérieux, si c’est pas grozénorme, ça !!!
Hormis le fait que l’héroïne soit Crapouillette, j’aime beaucoup cette réécriture de la fable de la Fontaine "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf". Car cette histoire est racontée par Mila, une petite fille au parler savoureux ! On a d’ailleurs adopté son "Crotazut !" à la maison…
En plus, il y a des autocollants dedans, trop bien !
Alors, tu veux le gagner pour une crapouille de ta connaissance, ce livre ?
Rien de plus simple !
Condition n°1/2 : il te suffit de me rejoindre sur Facebook en m’ajoutant comme amie ! (t’inquiètes, hein, je ne te snoberai pas)
L’avantage ? Tu auras accès en un seul endroit aux publications de mes 2 blogs, à savoir celui-ci (La mare d’Arsinoé la Crapaude, quoi) et l’autre réservé aux bouquins : Marelivraudages.
Et qui sait, peut-être à mon futur blog Beauté, qui s’appellera sans coup férir Beautysta Nullista (oui oui).
Et condition n°2/2 pour remporter ce petit livre : il suffit simplement d’inventer une petite histoire ou une légende allant avec les photos ci-dessous, pour me dire ce que tu penses qu’il est en train de m’arriver, et la poster sous cette image-là sur Facebook !
(fais gaffe, éloigne les enfants, ça fout un peu la trouille…)
(si si)
(tu viendras pas chouiner, hein, je t’aurais prévenu)
Rhââââââ !!!!!
Tes yeux, TES YEUX !!!
(je sais de quoi je parle, mon miroir a failli exploser)
Bref, vas-y, lâche-toi ! Bien entendu, il faut que ce soit drôle et/ou décalé !!!
Après, le but avoué sous-jacent de la manoeuvre, c’est aussi un peu de me faire connaître, donc si tu veux partager avec tes blogpotes et leur chanter mes louanges (au moins), ben tu peux, mais ça t’apportera pas de chances supplémentaires, juste un bonus de bonté d’âme.
Tu as jusqu’au 1er février au soir. Ensuite je tirerai au sort, et j’annoncerai le gagnant dans un article qui aura pour titre un truc genre "Ouh la mentheuse" (y’en a qui feront peut-être le rapport avec les photos ci-dessus !)
Le vainqueur aura 1 semaine pour se manifester, sinon, pof ! je retire !
Et aussi, je voulais saluer et remercier ma blogpote alter ego Alyzée, akaNo Surrender, sans qui ce concours n’aurait pas eu lieu, car c’est elle qui m’a prévenue de l’existence de ce livre. Je t’invite à aller la lire et à lui donner le bonjour de ma part !
Allez, à la prochaine !
Rappel : n’oublie pas de poster ton "histoire" sur Facebook, sous l’image, en cliquant → là ←
L’affaire est claire pour tout le monde ; Sean McEvoy, de la police de Denver, s’est suicidé d’une balle dans la tête. Pour tout le monde, sauf pour Jack, son frère jumeau… Un mot retrouvé près du cadavre le met sur la piste d’autres suicides qui n’en étaient peut-être pas. Leur point commun : des lettres d’adieu reprenant des poèmes d’Edgar Allan Poe. ces meurtres vont se révéler l’oeuvre du tueur le plus redoutable de tous les temps…
Michael Connelly, je ne le connaissais que grâce à la série TV "Castle" dans laquelle il apparait régulièrement et joue son propre rôle lors des scènes de parties de poker avec Richard (Castle), Stephen J. Cannell (scénariste et producteur d’un nombre incalculable de série américaines), Dennis Lehane ("Shutter Island", "Mystic River"…) et James Patterson (auteur que je ne connais pas encore).
De g. à d. : Richard Castle (interprété par Nathan Fillion), James Patterson, je crois, Michael Connelly et Stephen J. Cannell
Puis j’ai vu un de ses livres dans la pàl à Memy sur Facebook (pas LE pal, hein, c’est pas une descendante de Vlad l’Empaleur, Memy) (enfin, pas à ma connaissance, dumoins) (Memy, si tu me lis… hu hu !)
Bref, on a commencé à papoter, et elle m’a conseillé de commencer la lecture de Connelly par son chef d’oeuvre, "Le Poète", qui, ô hasard, s’est retrouvé sur ma liste d’anniversaire, puis dans mes paquets.
D’emblée, ça a bien commencé. L’écriture est sobre, presque sèche, claque comme un coup de feu. L’auteur ne se perd pas en descriptions inutiles (genre Harlan Coben qui décrit les fringues de ses personnages féminins tous fagotés comme l’as de pique), il n’y a pas un mot de trop. Et ceux-ci sont méticuleusement choisis, rendant la lecture rapide, fluide, aisée.
La construction du livre est également pertinente. On alterne entre deux points de vue, deux narrations, concernant les deux personnages principaux :
- une narration à la première personne, celle de Jack McEvoy, jumeau du flic assassiné, journaliste de son état, qui va mener l’enquête ;
- une narration à la 3ème personne concernant Gladden, une saloperie de pédophile que l’on suit dans ses errances.
Au début, on se demande un peu le lien entre ce dernier et le tueur de flic, puis petit à petit, au gré de l’enquête menée par le journaliste puis par le département des sciences du comportement du FBI (comme dans "Esprits Criminels") tout s’éclaire (encore heureux, tu vas me dire !)
La galerie de personnages est parfaite. Il n’y en a pas trop, ils sont tous parfaitement crédibles, avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs failles, sans être non plus des caricatures complètement torturées (à l’instar des personnages de "Une place à prendre" de JK Rowling, par exemple…)
Quant à l’intrigue, elle est bien menée, sans temps mort, passionnante, mais sans être trépidante non plus. Ce n’est pas un livre qui m’a empêché de m’endormir parce que je voulais savoir la suite. Toutefois, on veut savoir, bien entendu !!!
La fin est bien emmenée, avec plein de rebondissement.
Mais moi, je dirais trop. Et surtout, SURTOUT, à la fin-fin, il n’y a pas de réponse sur le pourquoi. Pourquoi cette personne est-elle devenue céréales serial killer, hein ? Ben on ne le sait pas. Alors certes, on arguera que dans la vie, on n’a pas toujours les réponses à nos questions, on se sait pas toujours le pourquoi du comment. Sauf que là, en l’occurence, ça fait un peu bâclé, échappatoire. Hop, l’assassin c’est cette personne, merci bonsoir.
Dommage, car ce livre est vraiment excellent, sinon. On sent bien le passé de journaliste de Connelly qui a reçu le prix Pulitzer pour ses reportages sur les émeutes de Los Angeles en 1992. Tout est documenté, crédible, précis, comme notamment toute la technologie informatique de 1996, qui parait tellement obsolète aujourd’hui ! Par exemple, quand un des personnages envoie un mail, il nous décrit le processus, le bruit du modem analogique… Trop rigolo !
Ce livre est donc un excellent roman policier, mais je ne dirais pas un chef d’oeuvre non plus, sans doute à cause de cette fin qui ne m’a pas plu. Il n’en reste pas moins qu’il m’a permis de découvrir un auteur dont j’apprécie particulièrement l’écriture, et que je relirai sans aucun doute, puisqu’en plus, une gentille blogpote qui se reconnaîtra m’a offert "Echo Park".
Alors s’il y a bien des livres pour enfants déjantés, ce sont bien ceux de Pittau & Gervais !
A la maison, on a fait leur connaissance grâce à l’excellent "Crotte !", qu’on avait acheté à Crapouillette pour la décider à lâcher sa prâline dans les cabinets. Bon, honnêtement ça n’a pas très bien marché, mais il a au moins eu la vertu de la faire rire aux éclats ! Elle avait 2 ans et demi, et c’est la première fois qu’elle prenait un fou-rire grâce à un livre, moment merveilleux…
Et la magie a de nouveau opéré grâce à "Dans ma classe…", petit opuscule encore plus délirant ! Je sais pas à quoi ils tournent, les deux, mais alors ça dépote !
De quoi ça parle ?
Ben de rien, en fait ! Ce n’est pas une histoire, mais un livre de jeu sur les mots et les images. D’ailleurs, en "ouverture", on a cette citation de Louis Scutenaire : "Quand on ne fait pas de calembours tout haut, on les fais tout bas."
C’est un livre à structure répétitive, où, sur chaque double-page, on a une phrase du type "Dans ma classe, il y en a un qui s’appelle pa Et l’autre tate."
Et on a l’illustration qui va avec, je te montre…
Du coup, c’est sympa pour l’enfant qui comment à apprendre à lire, car ce sont des associations de syllabes assez simples, avec le dessin venant en appui pour faire deviner la seconde syllabe au cas où l’enfant n’arriverait pas à la lire.
Mais ça part très rapidement dans des délires très pipicacaprout avec des gros mots cachés dedans (ce qui les incite encore plus à lire !)
Genre :
(tu me pardonneras la qualité des photos, mais quand on habite une vallée hyper encaissée et qu’en plus, il neige, ben voilà, quoi)
Et mon préféré :
Et on a même des subtilités !
Genre (le préféré de Crapouillette) "Dans ma classe, il y en a une qui s’appelle pi ; Et l’autre aussi"
Et donc après, tu peux jouer à imaginer les associations quand le maîtresse appelle différents élèves : "Pi Pi !!! Cu Lotte !!!"
Bref, je m’éclate autant que ma fille de 6 ans, et sans en rajouter !
Et les éclats de rire mère-enfant penché au-dessus d’un livre, vois-tu, je trouve ça merveilleux…
"Dans ma classe…"
Pittau et Gervais
Seuil Jeunesse, 2002
(épuisé chez l’éditeur)
(mais si tu le trouves d’occasion, je te recommande vivement de le prendre !)
"En dressant l’inventaire des parfums qui nous émeuvent, ce que j’ai fait pour moi, ce que chacun peut faire pour lui-même, on voyage librement dans une vie. Le bagage est léger. On respire et on se laisse aller. Le temps n’existe plus : car c’est aussi cela la magie des parfums que de nous retirer du courant qui nous emporte, et nous donner l’illusion que nous sommes toujours ce que nous avons été, ou que nous fûmes ce que nous nous apprêtons à être. Alors la tête nous tourne délicieusement."
D’emblée, ce livre avait tout pour me plaire.
.
D’une, j’aime les parfums, version parfumerie. Je suis fidèle et infidèle à la fois (pas comme en amour, hein, où je suis juste fidèle) (Monlolo, si tu me lis…) (et je ne ferai pas de jeu de mot genre Fidel Castré, non non non). C’est à dire que je suis fidèle depuis des années à "Mitsouko" de Guerlain, "Opium" d’YSL, "Loulou" de Cacharel (pas des parfums de gamine, tu en conviendras !) mais que j’adore leur faire des infidélités, qui parfois, durent. J’adore découvrir de nouvelles senteurs, de nouvelles alliances. Certaines me transportent géographiquement, comme "Tokyo" de The Scent of Departure. D’autres me font faire des voyages dans le temps, sont de vraies Madeleine de Proust (comme les parfums "Timeless" et "Sweet Honesty" d’Avon qui sont "ma maman quand j’étais petite"). Et j’étais pratiquement sure avant d’ouvrir ce livre qu’il serait de cette veine-là.
De deux, j’aime énormément qu’on me parle parfum en littérature. Je trouve que c’est ce qu’il y a de plus difficile à (d)écrire. L’odorat semble être celui de nos cinq sens le moins employé consciemment, le moins éduqué. Les gens ont un répertoire olfactif conscient (à savoir mettre un nom sur une odeur précise) très restreint, ce qui fait que pour un écrivain, il est très difficile de toucher le lecteur. Par contre, c’est le sens qui est sollicité inconsciemment en permanence, celui qui fait appel à notre mémoire émotive le plus rapidement. Personnellement, il m’arrive souvent d’avoir les larmes aux yeux, ou d’être toute retournée en un instant, sans savoir pourquoi. Ce n’est qu’après un moment de réflexion que j’arrive à identifier l’odeur de tabac à pipe qui me rappelle mon cher tonton mort pendant mon adolescence, ou bien l’odeur du gel douche que j’employais à l’époque où j’ai failli mourir.
J’ai adoré "Le parfum" de Patrick Süskind, que j’ai relu plusieurs fois, un luxe dans ce monde trépidant où on ne prend plus le temps de s’arrêter et de respirer. Je suis systématiquement enchantée quand je relis les poèmes de Baudelaire, comme "Un hémisphère dans une chevelure".
Alors, quelle ne fut pas ma surprise quand je constatai que c’est de ce poème précis qu’est tirée la citation d’ouverture choisie par Philippe Claudel !
Philippe Claudel, que – de trois - je connaissais pour avoir lu "Le rapport de Brodeck", qui m’a profondément bouleversée, par son sujet, certes, mais aussi par son écriture.
J’étais très impatiente de découvrir ce que son style adapté à un thème tout autre pourrait donner.
D’emblée, j’ai été emballée ! La citation de Baudelaire, donc, et tout de suite après, un sommaire nommé non pas "Table des matières", mais "Table des parfums". J’ai trouvé ce jeu de mots d’une puissance évocatrice impressionnante (non, je ne suis pas bizarre !).
Puis j’ai commencé ma lecture avec le premier chapitre "Acacia", où l’auteur, à la faveur du parfum des fleurs cotonneuses printanières de ces arbres, se remémore son enfance dans un village de l’est de la France. Le ton est donné, un sourire béat, voire niais, empreint d’une douce mélancolie, s’est invité sur mon visage, et ne l’a quasiment pas quitté jusqu’à ce que je referme le livre.
On continue ce voyage avec l’auteur à travers l’odeur de l’ail jeté dans la poêle des beefsteacks par sa mémé, de celle de l’après-rasage, des Gitanes ou des Gauloises de son père, de l’odeur de la soupe qui mijote dans la cuisine tandis, qu’enfant, on y fait ses devoirs à côté de sa maman durant les longues soirées d’hiver…
Puis c’est l’adolescence, l’odeur des premières boum, des premiers baisers, du sexe (feminin ici), du foin, mais aussi du mélange qu’on mettait dans les brêles sur lesquelles on roulait à tombeau ouvert à travers les rues du village.
Parfois, le sourire qu’on affiche durant la lecture s’en va, tant la puissance d’évocation des mots précis et si justes employés par l’auteur nous renverse. Personnellement, j’ai pleuré à chaudes larmes en lisant le texte nommé "Cimetière". Dès que j’ai lu ce titre, j’ai de suite pensé à l’odeur des fleurs pourries, écoeuramment sucrée, qui m’assaillait dès que ma mémé m’entrainait au cimetière avec elle, pélerinage quotidien d’une merveilleuse dame qui ne s’est jamais autorisée à vivre et à être heureuse, et qui y gît désormais… Odeur que l’auteur évoque lui aussi… Pourtant, dans la vie courant, personne ne parle jamais de l’odeur du cimetière. Et pourtant, on se rend compte qu’elle appartient à notre mémoire collective.
Cela étant, je ne sais pas si ce livre aura le même impact, la même saveur, la même résonnance, pour un lecteur ayant grandi en ville et non pas à la campagne, et à une époque plus récente que celle évoquée par Claudel (celle des 70′s en gros).
Quand, dans "Brouillard", il évoque "les chevaux qui dorment [et] qui paraissent toujours de grands cadavres", je me revois, passant devant leur pré en vélo, avançant, puis reculant, puis avançant, puis reculant, tiraillée par l’envie d’aller les secouer pour voir s’ils étaient toujours vivants.
Quand, dans "Charogne", il convoque Baudelaire une deuxième fois, je me revois, comme lui, arpentant le bois à la recherche de La Bête crevée, et soulagée de n’avoir finalement rien trouvé, respirer, pour me laver, me nettoyer, le parfum merveilleux de l’aubépine, mon parfum préféré parmi tous, dont il parle également.
Bref, tout au long du livre, on revit, emporté par la plume fabuleuse de Claudel.
"J’ai 10 ans. Le présent est un cadeau somptueux." (*)
"Heureux, je pédale vers chez nous, le café au lait, le beurre et la confiture de fraises, avec contre moi une brûlure délicieuse (**), comme si on avait glissé sous mes vêtements un quartier de soleil."
S’il y a un livre que je voulais absolument lire, c’est bien celui-là !
Mais sérieux, quoi, la talentueusissime auteure d’Harry Potter qui sort un livre pour adultes ! Imagine ne serait-ce qu’une seconde que ce soit aussi génial que les aventures du petit sorcier… Je te raconte même pas les attentes démesurées que j’avais concernant ce bouquin.
Et c’est bien ça le problème. J’en ai commencé la lecture avec un état d’esprit un peu tronqué.
Et d’emblée, si j’ai reconnu le style fluide, l’écriture précise et concise de Rowling qui est toujours un délice, je me suis grave ennuyée.
Mais de quoi donc ça parle, au fait ? Voici le synopsis…
Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.
Donc voilà, Barry Fairbrother meurt d’un AVC devant le restaurant du golf de Pagford, petite bourgade bien bourgeoise de carte postale du sud-ouest de Londres.
D’entrée, je me suis crue dans un épisode de l’Inspecteur Barnaby, qui, selon l’auteur de l’article de Wikipédia (que je vais me contenter de recopier tellement il décrit bien la chose) figure "une Angleterre « authentique » bien qu’imaginaire, la peinture soigneuse d’une ruralité paisible sans immigration, piquetée de villages à conseils paroissiaux, avec kermesses et jeux d’autrefois, clubs patrimoniaux et reconstitutions historiques, et peuplés de personnages proprets et excentriques cachant de sourdes rivalités, des haines recuites, des jalousies féroces et des secrets terribles."
Tu admettras que ça colle bien à la description de la 4ème de couverture.
Par contre, la "mort soudaine", ben c’est même pas un meurtre (oui, j’adore les meutres… gnark gnark gnark… dans les livres, hein…) Juste un mec qui meurt comme ça, dans le paisible Pagford, dont la tranquilité est toutefois menacée par la présence à deux encâblures de la petite ville de Yarvil, et surtout de sa cité peuplée de vilain wesh-wesh pas beaux, sales, feignants, voleurs, et surtout drogués qui vont chercher leur dose de méthadone à la clinique de désintoxication du coin, mais oh my God, quelle calamité !!!
Car voilà le noeud du problème : la cité et la clinique, bien qu’à Yarvil, sont administrées par la ville de Pagford via son conseil paroissial. Et la moitié des gens du conseil veulent se débarrasser des pauvres qui leur coûtent des sous sans rien apporter au village, alors que certaines bonnes âmes, dont Barry était le leader, veulent continuer à faire leur b.a. Barry étant mort, qui va prendre sa place au conseil paroissial, hein ?
Ben sérieux, on s’en fout un peu.
Je pense que le fait d’être française et non pas anglaise, de ne pas baigner dans cette ambiance de "communautés" comme dans la culture anglo-saxonne n’y est pas pour rien, même si l’esprit de clocher existe bel et ben chez nous, comme dans "Clochemerle", le roman de Gabriel Chevallier où on se déchire à cause de la construction d’une pissotière, ou encore la chanson de Brassens "La ballade des gens qui sont nés quelque part".
Tout comme tous ces prénoms anglais classiques (Barry, Miles, Andrew, Howard…) qui s’accumulent et qu’on finit par confondre, d’autant plus qu’on ne connait pas la "mode" des prénoms anglais (par exemple, en France, sauf cas exceptionnel, on ne pourra pas confondre un Roger avec un Kevin, une Clothilde avec une Brenda, prénoms qui sont connotés socialement, révélateurs d’une époque…)
Et surtout qu’il en y a, des personnages !!! Tout un microcosme gravitant autour du mort, des ados et leurs parents, que l’auteure nous présente lors des 200 premières pages. Des 200 longues, insipides et interminables premières pages…
… Au bout desquelles j’aurais laissé tombé ma lecture si je ne m’étais pas engagée à en faire la critique auprès de Price Minister qui m’a aimablement offert ce livre lors de son opération " Les Matchs de la Rentrée Littéraire ".
200 pages à faire connaissance avec les gens de cette communauté, durant lesquelles je n’ai pas réussi à éprouver une once de sympathie, et encore moins à m’identifier à l’un d’entre eux. Mais ce sont tous des cons ! Y’en a pas un de "normal" ! Tous des chiants, des torturés, des cinglés, des drogués, des faibles, des violents… Ca en est complètement caricatural. Du coup, je ne portais que bien peu d’intérêt à ce qui pourrait leur arriver…
Mais bon, je me suis dit qu’une écrivaine qui nous a pondu un univers totalement cohérent dans sa saga précédente ne pouvait pas en rester là.
Et effectivement, au bout de ces 200 pages, l’histoire décolle un peu, à la faveur de la scène de l’enterrement de Barry Fairbrother, scène agissant un peu comme une charnière articulant la 1ère et la 2ème partie du livre, où les "corbeaux", les pirates du site internet du Conseil Paroissial, font leur apparition.
Les choses deviennent alors plus intéressantes. On accède à l’intérieur de la petite tête de tous ces gens, on commence à les comprendre. Et petit à petit, je me suis légèrement attachée à certains adolescents de l’histoire (Krystal et Arf, surtout, et aussi Sukhvinder et Gaia), qui subissent la connerie des adultes. Il faut dire que JK Rowling possède un talent indéniable pour les décrire. Cela dit, la première fois qu’elle parle "bandaison chez les jeunes", ça fait quand même bizarre…
Par contre, les adultes… Pfff… Ben voilà, quoi, y’en a pas un que je pourrais fréquenter dans ma vie personnelle…
Puis l’histoire suit son cours, mais stagne après avoir décollé. Il faut attendre la charnière suivante, à savoir la soirée d’anniversaire du plus gros (dans tous les sens du terme) notable de Pagford pour que l’histoire s’envole enfin.
Cette dernière partie m’a beaucoup plus, la fin du roman est vraiment percutante et jette un nouvel éclairage sur les personnages.
En fait, pour résumer, ce roman est construit en 3 parties allant crescendo, éclairant les différents protagonistes sous un angle différent, laissant apercevoir toute la complexité de l’âme humaine.
• 1ère partie : du début à l’enterrement de Barry Fairbrother : on a un premier aspect "de surface" de la personnalité des personnages, avec une narration externe, l’auteure met ses billes en place.
→ note : 10/20, car cette partie est bien chiante…
• 2ème partie : de l’enterrement à la fête d’anniversaire de Howard Mollison (le gros du livre) (euh… je parle en terme de quantité de pages, hein, pas de Mollison, là !) (même si c’est vrai aussi !) : deuxième aspect de la personnalité des personnages, on pénètre dans leur tête grâce à une narration interne. Les "corbeaux"/pirates du site font leur apparition, l’histoire décolle enfin.
→ note : 13/20
• 3ème partie : de l’anniversaire d’Howard à la fin : troisième partie où tout décante, tout vole en éclats, où tout s’articule et où on comprend tout grâce à une narration omnisciente.
→ note 17/20
(attassion, je ne suis pas prof’ de français ni experte en littérature, hein, cette analyse, c’est surtout comme j’ai perçu les choses, je ne prétends pas détenir la vérité !)
Malheureusement, cette dernière partie ne suffit pas à effacer l’impression de chiantitude du reste du livre. Je n’ai pas vibré, je n’ai pas été émue, je n’ai jamais ricané, encore moins rigolé. Il faut dire aussi que je n’aime pas les livres où personne n’est heureux à part les cons, et où tous les personnages sont des esquintés de la vie. Ça m’énerve (comme dans le polar springsteenien "Quelque chose dans la nuit"). J’aime bien quand les gens sont bien banals et que leur vie déraille tout à coup. La normalité rend alors le reste encore plus percutant.
C’est donc un roman inégal que nous a livré JK Rowling, mais toujours excellemment bien écrit, très facile et rapide à lire malgré ses 680 pages . Cela étant, je pense que l’ignorance du tissu socio-économique de l’Angleterre m’a pénalisée pour entrer dans l’histoire, tout comme les attentes démesurées que j’avais vis-à-vis de ce livre.
Par contre, je pense qu’il ferait une excellente mini-série télé, que je regarderai sans doute avec plaisir car elle serait forcément plus accessible.
Comme Price Minister nous l’a demandé afin de départager tous les livres participants à ces matchs de la rentrée littéraire, je vais lui octroyer une note, qui correspond à mon impression générale ainsi qu’à la moyenne des notes des trois parties du livre (déformation professionnelle !)
Et ce sera donc un 14/20.
PS : compte-tenu de l’importance de ce livre, j’ai été vraiment surprise d’y trouver une coquille (p 541, au début du chapitre 10 pour les curieux…) Quand même, quoi… D’ailleurs, si ça intéresse Grasset ou un autre éditeur, je veux bien d’un emploi de correctrice… !!!
Premier romancier, premier poète national, admirable maître d’oeuvre tant des romans de courtoisie que du roman mystique de Perceval, Chrétien trouve chez le lecteur d’aujourd’hui la même complicité que chez son auditeur des assemblées médiévales. C’est tout le symbolisme des vieux contes de Celtie ou de Rome qui revit à travers les mille péripéties et mystères du cycle courtois. L’amour y est valeur suprême. De lui procèdent les aventures dans lesquelles s’éprouvent les chevaliers qui hantent la cour d’Arthur, les forêts, les fontaines, les landes, rivages et châteaux enchantés : Érec et Gauvain, Cligès, Lancelot et Yvain. Voici la plus séduisante ouverture de nos lettres.
Je me suis plongée dans ce livre que Monlolo (alias mon cher et tendre) possède et a lu depuis belle lurette pour une simple et bonne raison. : remonter à la source pour bien mesurer le génie, comprendre l’intention d’Alexandre Astier quand il tourne Kaamelott.
En effet, j’ai récemment découvert cette série, et avec Monlolo, on en est devenu dingues !!! Cela étant, comme tout y respire l’intelligence malgré le ton complètement déjanté (le mélange des genres, j’adore) (tu l’auras déjà remarqué), j’ai voulu en saisir la moindre parcelle pour être sure de bien tout comprendre. Je connais la légende arthurienne, j’ai lu "L’Enchanteur" de Barjavel, le cycle du Graal de Jean Markale, j’ai vu le "Merlin l’Enchanteur" de Disney, l’"Excalibur" de John Boorman, "Le Roi Arthur" avec Clive Owen et Keira Knightley, je suis allée en Bretagne dans la forêt de Brocéliande (tombeau de Merlin, fontaine de Jouvence, Val sans Retour, le Lac, l’Arbre d’Or…), et je me suis rendue compte que si c’était toujours un peu pareil, c’était aussi et toujours surtout différent.
Le propre de la légende, quoi…
Je pensais donc qu’avec Chrétien de Troye, j’allais avoir la génèse de la légende arthurienne. Et ben que nenni ! Car déjà, lui a écrit une interpétation tardive, tout comme Geoffroy de Monmouth chez les Britons. De quoi y perdre son vieux français (à défaut de son latin).
Alors bon, j’ai tout de même commencé la lecture de ce grand classique, avide de chevaliers, de tournois, quêtes et combats contre des dragons et enchantements divers et variés.
Ben j’ai vite déchanté.
Car pas de tout ça, non non.
Mais de l’amour courtois en veux-tu en voilà ! Mais que ça m’a gonflée !
Car en fait, en guise de légende arthurienne telle que le commun des mortels (genre moi) la connait, on a surout les deux derniers "romans", à savoir "Lancelot le chevalier à la charrette" et "Yvain le Chevalier au Lion".
Parce qu’en fait, "Romans de la Table Ronde" est un livre qui compte quatre "nouvelles", les deux premières étant "Erec et Enide" et "Cligès ou la Fausse morte" (et les deux dernières les sus-nommées)
En soi, "Erec…" et "Cligès…" ne sont pas pourries, loin de là, mais je les trouve gnan-gnan. Oh oui, je t’aime, je vais te montrer ma valeur et te démontrer mon amour en allant combattre des méchants ! On se croirait plus dans un épisode des Power Rangers que dans une quête épique et chevaleresque rythmée par la Carmina Burana.
Pis les histoires de coucheries, même si elles concernent le beau et chaste Lancelot du Lac (lance l’eau du lac ???) et la Reine Guenièvre, ben moi ça me gonfle.
Ouais… Mmmmhhhh… Remarque, je la comprends un peu, Guenièvre…
Par contre, la donne change un peu avec la dernière histoire, à savoir "Yvain le Chevalier au Lion". On y retrouve plusieurs éléments de la Légende, les personnages, la magie, les quêtes épiques… Je l’ai beaucoup aimé (contrairement aux autres, donc), mais certainement parce que elle correspond à ce que je recherchais quand j’ai commencé la lecture de ce livre.
Lecture, qui, d’ailleurs, m’a pris un temps fou !
Car le langage utilisé n’est pas le nôtre. Pas du vieux français non plus, mais une "traduction" assez réussie, je dois dire, de Jean-Pierre Foucher. On comprend bien tout, c’est bien teinté médiéval, ça se lit bien, mais néanmoins, ce n’est pas fluide comme du français actuel. On ne peut pas anticiper sur le mot qui va suivre, la syntaxe est "inversée"… Il faut donc lire avec une attention soutenue, je trouve. Mais c’est une bonne expérience, surtout pour une maîtresse d’école (que je suis encore un petit peu) qui se rend compte de ce que ça doit être au quotidien pour un lecteur débutant !
Ces romans m’ont donc laissé une impression assez mitigée. Déçue par les trois premiers qui ne causent qu’amour courtois, j’ai été emballée par le dernier : "Yvain le Chevalier au Lion", ce qui laisse présager de bonnes choses pour la suite, à savoir "Perceval ou le Roman du Graal".
La suite bientôt, donc !
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Pour les Anglaises du XIXe, hors du mariage, point de salut ! Romanesques en diable, les démêlés de la caustique Elizabeth Bennett et du vaniteux Mr Darcy n’ont pas pris une ride ! Mais il faut parfois savoir renoncer à son orgueil. Et accepter la tombée des masques pour voir clair dans la nuit. Un classique universel, drôle et émouvant.
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Alors là, tu vois, ce livre, j’ai envie de dire que c’est la surprise de l’année.
Avant de débarquer sur la blogo, j’en avais vaguement entendu parler, comme de Jane Eyre ou des Hauts de Hurlevent. Mais depuis, j’ai halluciné devant les "Ômaillegode Mr Darcyyyyyyyyyyyyy !!!!!!!!!" et les "Rhâ lovelyyyyyyy Colin Firth !!!" poussés par les blogpotes.
Mais pour moi, Mr Darcy, c’était surtout le mari de Marcie D’Arcy dans "Mariés, deux enfants" (mais si, tu sais, avec Al Bundy !)
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Quant à Colin Firth, ce n’était que "l’autre" Mark Darcy dans Bridget Jones (ben oui, j’étais perdu, moi, avec Colin Firth double Darcy), mes yeux ne voyant que Hugh Grant, toujours… *soupir*
(attassion, scène culte !!!)
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C’était donc un peu mal barré…
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Alors si tu veux savoir ce que j’en ai pensé au bout du compte, je t’invite à aller lire la suite de l’article dans la bibliothèque annexe de la Mare : “Marelivraudages” !
A tout de suite !
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