(mauvaises) graines [Blog'n'roll #17]

Hellooo-ooohhh, Lecteurtrice du vendredi aux oreilles affutées !

Car le vendredi, c’est blog’n’roll chez Maman Bobo, alors ça rocke sur la blogo ! (‘tain, on se croirait sur Skyrock dans les 90′s, avec mes slogans pourraves…)

Ce soir, j’ai choisi de te présenter un groupe des 60′s que si tu connais, je te tire ma révérence car quand même.

Ce groupe, c’est les Seeds (d’où mon titre à la con) (avec "mauvaises" entre parenthèses car les Bad Seeds, c’est aussi un groupe, mais c’est pas çui-là. Dont acte).

Les Seeds, c’est un garage band californien, inspiré par les Stones, les Pretty Things, Bo Diddley, Buddy Holly et Bob Dylan, au son bien particulier, avec un orgue omniprésent jouant souvent les basses, ce qui inspirera les Doors, et aussi Love.

Le chanteur, Sky Saxon, probablement le premier chanteur punk, copié par la suite par Iggy Pop notamment, use et abuse de produits psychotropes et chante sur scène en état de transe, vêtu de chemises à jabot, de cape, bottes d’équitation, coiffé d’un turban… En 1965, c’était quand même pas commun.

Je veux le pantalon girafe…

Leur premier succès est le désormais classique "Pushin’ too hard", issu de l’album "The Seeds" en 1966. Mate la vidéo, issue d’un sitcom de l’époque (moi, je fais dans le vintage en musique !!!)

La consommation de LSD a bien entendu eu des effets sur la musique du groupe, effets qu’on commence à sentir dès 1966 sur l’album "A Web of Sound", qui, s’il garde la pêche des premiers morceaux, commence à se teinter de psychédélisme, comme sur l’excellent "Mr Farmer".

Puis en 1967 sort leur album dans la veine acid rock du San Francisco de l’époque : "Future", avec le titre "The Wind blows your Hair" que j’ai pris en pleine gueule l’autre jour et qui m’a poussé à rédiger cet article.

Et puis, après, ben c’est fini ! En 1968, ils sortent un live déjanté, "Merlin’s Music Box, Raw and Alive", mais après, ils se font dépasser par les Doors et les groupes psychés de Frisco. Bien entendu, Sky Saxon a "reformé" le groupe avec des pièces détachées dans les années 2000, mais il est mort en 2009, le cerveau bien bouffé par le LSD (y’a qu’à regarder Brian Wilson des Beach Boys et David Crosby de CSN&Y pour voir que la drogue, c’est quand même pas très bon…)

Il reste néanmoins que les Seeds ont eu une influence considérable sur le rock des late sixties, et que rien que pour ça, ils méritent d’être écoutés (et aussi parce que c’est bon !!!)