Sunday, Brucie Sunday #4: Tom Waits’ « Jersey Girl »

L’autre fois, je te parlais de « Thunder Road », la première chanson du mythique triple live 75-85 de mon petit Bruce adoré, la chanson qui allait changer ma vie.

Ce triple live, cette boite magique, ce coffret aux trésors, je l’ai écouté un nombre incalculable de fois, revisitant à chaque fois l’histoire du rock et celle de l’Amérique, passant par une palette d’émotions plus intenses les unes que les autres, ayant l’impression de faire un « road trip » avec des potes à travers les States.

On partait de Asbury Park, New Jersey, un soir d’été poisseux juste après les examens de fin d’année, on empruntait la « Thunder Road », on s’arrêtait se baigner à Greasy Lake, on reprenait la route vers the Promised Land en faisant un détour par le Cadillac Ranch, puis on rentrait à Freehold via le Nebraska… Et là, sur le Jersey Shore, je disais au revoir à Bruce et ses potes, en rêvant que c’était moi, la « Jersey Girl » de la chanson, celle qui clôture ce fameux triple live, et qu’il la chantait pour moi…

 

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Puis en étudiant minutieusement le livret, tentant -parfois vainement- de traduire les paroles des différents titres (à croire que j’avais vraiment rien de mieux à foutre !), je me suis rendue compte que « Jersey Girl », ce n’était pas Bruce qui l’avait écrite, mais un certain Tom Waits. Je partai donc à la recherche de renseignements sur ce monsieur, mais dans la cambrousse française des mid-80’s, et ben que dalle ! Y’avait RIEN. Nada. Nibe. Que couic. Peau de zob.

Il me fallut attendre un heureux hasard pour enfin découvrir ce Mr Waits, qui devait forcément être très talentueux pour que le Boss daigne reprendre une de ses chansons.


Lors de ma rentrée en 4ème, je retrouvai la Crevette (encore une bestiole aquatique, c’est dingue…), une de mes meilleures copines de l’année précédente, qui venait de passer l’été dans une famille en Virginie. Vouivoui, aux USA !!! Ce truc de dingue… Elle était issue d’un milieu socioculturel bien plus aisé que le mien, et dingue de musique tout comme moi. Elle avait donc accès à bien plus de choses, qu’elle s’empressait de partager avec moi. Et c’est suite à ce voyage aux States qu’elle a ramené la cassette (ben oui, ça date !) de « Big Time » de Tom Waits, à savoir un live faisant office de best of du monsieur.

 

Et là, BAF ! Deuxième claque musicale de ma courte vie !

Je suis entrée complètement et de mon plein gré dans son univers étrange et a priori assez hermétique pour pas mal de gens. Sa grosse voix de basse éraillée me parlait, tout comme sa musique bancale avec ses timbres de musique de vogue ou de cabaret, ses chansons poétiques et ses anecdotes aussi (notamment celle d’une fille qui était tombée enceinte pendant la guerre de Sécession alors qu’elle était vierge, une balle ayant traversée les testicules d’un soldat de l’Union étant venue se loger dans un de ses ovaires) (sic) (anecdote reprise dans un épisode de Dr House, il me semble).

Bref.

Elle avait aussi ramené « Appetite for Destruction » des Guns’n’Roses, la B.O. du film « The Blues Brothers », une compil’ rythm’n’blues, l’album de Susan Vega où y’a « My name is Luka » dessus, et aussi Leonard Cohen. Belle moisson, non ?

Allez, je t’embarque avec moi sur la Jersey Side, tout d’abord avec la version de Bruce (celle du triple live 75-85, mais je n’ai pas trouvé de vidéo), puis celle de Tom Waits (pas de vidéo non plus).

Bonne balade/ballade !

 

 

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