J’adore le regard du pharmacien…

… ou de la pharmacienne quand je me rends à son officine pour quérir quelques capotes.

Source Getty Images

Mais je ne te parlerai pas cette fois:

– de la première fois où tu vas en acheter quand t’es ado, où le Medicine Man te lance un regard du genre « Tiens, j’en connais une qui va se prendre sa première cartouche… Petite délurée, va… Je vais le dire à ta mère-euh, na na nère-euh…« 

– du regard concupiscent (mon mot préféré de la langue française…) ou jaloux de l’apothicaire quand quelques temps plus tard tu lui demandes des King Size;

– ni du regard gourmand quand tu achètes des préservatifs saveur chocolat ou fraise;

– ni de celui, amusé, quand tu prends des condoms en couleurs ou carrément phosphorescents (« Oh oui, mon Jedi, sors-le moi, ton gros sabre laser… »).

Photo de Sean Dreilinger sur Flickr

D’où l’expression « se faire sabrer »

Non non, R.I.P. King Size *bouh hou hou…*

Je te parle du regard inquisiteur et tout-puissant du pharmacien de campagne qui sait tout de toi.

Eh oui, dans les coins paumés, tu n’as guère le choix. Soit tu vas à la pharmacie vers chez toi, sise pile en face du toubib, ce qui –ne nous voilons pas la face- est bien pratique, soit tu dois prendre la bagnole et te taper 30 bornes minimum aller-retour, ce qui en cas de maladie, de neige ou d’envie pressante (je te rappelle qu’on cause capotes et allers-retours), n’est pas très confortable.

Mais le cas n°1 réserve autant d’avantages que d’inconvénients…

L’apothicaire te connait d’anus à zob (de A à Z, aurait dit une personne convenable). Donc il sait ce qu’il ne faut pas te donner, les interactions médicamenteuses, blablabla. Mais ce qui veut dire aussi qu’il sait TOUT de toi, et notamment que tu es en couple et que tu as un dragon à couettes comme progéniture.

Donc, quand je vais lui acheter des préservatifs, j’ai toujours l’impression qu’il imagine tout un tas de trucs. Et notamment que je couche à droite à gauche. Ce petit regard en coin accompagné d’un sourire contenu, le tout se voulant complice, compréhensif… T’as de suite l’impression de lire dans ses pensées: « Ne t’inquiètes pas, petite cochonne, je suis tenu au secret professionnel, je ne répèterai à personne que tu es une femelle lubrique et dépravée…« 

Et là, tu as envie de gueuler que non, tu n’es pas infidèle, mais que, au choix:

– t’as oublié de prendre ta pilule;

– t’as chopé un bouton de fièvre (cacaboudin, ce truc-là de la famille Herpès, hyper contagieux… brrr…);

– t’as plus d’anticorps et t’as pas envie de prendre de risque quand tu fais des galipettes avec un Monlolo un petit peu malade.

Mais le fait que tu connaisses aussi plus de la moitié des clients présents à la pharmacie te retiens, tu vois… Et là, soudainement, tu réalises que eux aussi te connaissent, eux aussi ont entendu que tu voulais des capotes, et eux aussi te balancent des regards en biais, amusés, compréhensifs, envieux ou réprobateurs, le tout avec la B.O. de Psychose et ses « Couics couics couics !!! » tournant en bande son dans ta tête…

Rhâ, on m’en veut, je suis cernée !!!


Dave & Bry sur Flickr

Ou peut être est-ce moi qui me fais des idées ?

Me sentirais-je coupable d’avoir des pensées impures ? D’être une vile créature libidineuse ? Car j’ai beau être amoureuse et fidèle, j’ai aussi des yeux et un cerveau doté du concept d’imagination, et je ne me prive pas pour m’en servir… Et en ce moment, ça carbure à fond, là-dedans…

Mais qu’est-ce ? D’où vient-ce ???

– la montée de sève du printemps qui a du mal à redescendre ?

– les hormones chauffées par le soleil de l’été (mouah ha ha, je déconne !!! Du soleil en été, n’importe quoi, l’autre…)

– l’approche de la quarantaine avec sa crise (dire que dans 3 ans, Monlolo pourra m’échanger contre 2 de 20…)

– ou peut-être le fait d’avoir gagné « Le cahier sexo des Paresseuses » sur leur blog, en leur contant mon anecdote cul-turelle la plus hot… (cul-turelle et cul-inaire… J’ai juste parlé de crème Chantilly… hé hé hé…)

Alors, c’est qui la plus forte, hein ?

I am the Queen of the Hellocoton Harem Community !

Prosternez-vous, mes colombes à la blancheur virginale, ou la bave de la Crapaude vous atteindra !

Gnark gnark gnark !!!

Sur ce, je te laisse, faut que je nettoie le frigo. Ca va me faire du bien de me refroidir un peu…


Source Getty Images

PS: tu sais quoi ? En écrivant cet article édifiant s’il en est (*auto-expédition de fleurs*), je me suis rendue compte qu’il n’existait presque pas de synonymes de préservatif, exceptés capote et condom, et que je n’arrivais pas à trouver de termes argotiques, moi qui en connait quand même un wagon. Si tu en as, n’hésite pas à contribuer à l’expansion de ma culture vocabularistique (néologisme ou barbarisme ?) en laissant un petit commentaire !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

Tu veux laisser une petite bavouille ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s