Mon mercredi se voulait gourmand mais…

… mais ça ne va pas toujours comme on veut…

Pourtant, le programme était allèchant, sur le papier ! Juge donc :

Avocats mayonnaise

* Poulet jaune d’Ardèche Label Rouge

* Rates (les patates, hein, pas des rats femelle…)

à la Sarladaise (comprendre cuites à la graisse de canard ramenée de:

je-te-le-donne-Emile, Sarlat, Périgord Noir)

* Fromage

* Ananas frais

Sympa, non ? Certes, un chouille gras peut-être, mais bon. C’est l’hiver, faut nourrir sa peau en acides gras de diverses provenances et en oméga de tous les numéros pour pas qu’elle se dessèche. J’ai pas envie de rechoper des dartres, moi (on se déculpabilise comme on peut !)

Sauf que.

Déjà, je me suis réveillée la gueule enfarinée, tirée du lit où je somnolais paisiblement en compagnie de Hugh Grant (toujours) par Crapouillette Ière qui sautait dessus (le lit, pas Hugh Grant. C’est moi, ça, en général)

Après, ça va, à la cool, p’tit déj, checkage mail + commentaires + Hellocoton + Facebook.

Et zou, repassage avec la zic en fond sonore (ou Gulli ou Tfou, ça dépend des moments)

Puis à 10h15, direction la cuisine pour commencer à préparer le repas. Ben oui, le poulet, il a beau être déjà mort, faut quand même le faire cuire. Et vu le poids de la bête, fallait bien compter 1h30 de cuisson. J’extirpe donc délicatement le gallinacé de son emballage, et m’empare de la broche que je lui four dans le fion en la faisant ressortir par l’orifice où jadis trônait sa tête. GNARK GNARK GNARK !!! J’ADORE ça !!! Une fois empalé à la Vlad(*), je mets tout le bazar dans le four que je programme sur « Tournebroche 250° » et en avant le tour de manège pour volaille !

Poulet-roti.jpg© Wilfred Stanley Sussenbach sur Dreamstime

Pendant ce temps, je finis mon repassage, puis vide la machine, en met une autre, montre étendre le linge dans la chambre à Crapouillette Ière (rien de mieux pour réguler le taux d’humidité d’une chambre d’enfant asséchée par le chauffage électrique, et en plus ça sent bon !) tandis qu’elle fait une toilette de chat et s’habille seule bon gré mal gré (surtout).

Toilette de chatte chat pour moi aussi, ravalage de façade succint, et direction la cuisine pour préparer le reste !

(Quelle vie trépidante, hein ?!)

Ah la la, ça sent bon le poulet grillé ! Je me penche donc pour contempler sadiquement la bestiole tourner sur son axe cou-cul, et là :

Splotch !

V’la ti pas que le bel embroché se casse la gueule lamentablement dans la lèche-frite, pendouillant inexorablement, retenu à la broche uniquement par la peau d’une cuisse !

J’ouvre alors le four et sors le supplicié du pal qui menace à chaque instant de se déliter entièrement, dirige l’ensemble au-dessus de la table de la cuisine pour pas que ça tombe tout par terre, et entreprends de repositionner les broches correctement. Ce que j’arrive à faire après m’être brulée 5 fois et avoir déclamé un chapelet de jurons à faire désaouler le capitaine Haddock.

Un bon quart d’heure plus tard, j’enfourne le tout de nouveau, tout en me disant que j’ai été très conne et que j’aurais mieux fait de mettre l’empalé dans un plat au lieu de batailler comme une belle diablesse. Mais bon, ce qui est fait est fait.

Mais en attendant, l’heure a tourné et je me rends compte que je n’ai plus le temps de préparer mes rates !!! Je fais amende honorable, et sors du congèl’ un paquet de potatoes au paprika que je garde au cas où (la preuve). Je jète le tout dans une poêle antiadhésive pour pas rajouter de matière grasse car y’en a déjà plein dedans, et pendant la cuisson, prépare tout pour monter ma mayonnaise.

Qui n’a jamais monté, la SALOPE !!!

Rhâ putain de chiotte de bordel à cul !!! Y’en a marre ce matin !!! Et bien entendu, c’était le dernier oeuf que j’avais !!!

Bon, ben y’a plus qu’à faire une croix sur l’entrée. Pas grave, le reste est après cuire.

Que je crois.

Car les patates ont une drôle de gueule. Je regarde l’emballage: à cuire AU FOUR !!! Rhâ gna gna !!! Ben voilà, Pan m’a punie, c’est pas bien la bouffe congelée !!!

Bon. Respire, ma grande, ça va bien se passer.

Effectivement, tous comptes faits, ça allait. La volaille, d’ailleurs, c’était de la bombe ! Moche mais bonne (comme moi) (j’anticipe les vannes des lecteurtrices…).

Cela dit, de la manière que ça a commencé, j’ai soudain très peur de faire le gâteau que j’ai promis à Crapouillette Ière et à ma nièce Viviane…

A ton avis, je me lance ou pas ?

Tu crois que je vais réussir à l’avoir, mon Mercredi Gourmand de chez Anne-Laure T. ?

https://arsinoelacrapaude.files.wordpress.com/2011/11/bannie25cc2580remercredisgourmands.jpg?w=300

(*) Vlad III Basarab aka Vlad Tepes, c’est-à-dire Vlad l’Empaleur, voïvode, Prince de Valachie, surnommé encore Draculea (dragonneau en roumain), à l’origine du mythe de Dracula. Ce gentil monsieur a empalé des centaines de milliers de gens. Sympa, hein ? Clique sur son nom pour aller voir ça de plus près sur Wikipedia !

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