Sex, Rogue & rock’n’roll chap.5 [Fan fiction Harry Potter]

V – Rogue’n’roll

Le lendemain matin, Rogue se réveilla tôt comme à son habitude. Mais il n’était que peu reposé, son sommeil ayant été assez agité. Il fit sa toilette, se tailla un peu la barbe, prépara ses papiers et fila prendre le petit déjeuner dans la Grande Salle. A sa grande déception, Miss Harrison n’était pas encore arrivée. Il fit traîner le repas en longueur autant que possible, mais il dut partir sans avoir pu la voir, ayant un cours en première heure.

Il se dirigea alors vers la salle de Défense Contre les Forces du Mal pour y donner sa première leçon. Comme par hasard, sa première classe était celle des quatrièmes années de Gryffondor. La classe de Potter Junior. La réplique presque parfaite de son imbécile de père. Seuls ses yeux étaient différents. Il entra, monta dans le bureau et tria ses documents en attendant l’arrivée des ignares. Quelques instants plus tard, il entendit leurs voix dans le couloir. Il alla leur ouvrir, sa seule présence ramenant le silence parmi la file des élèves qui attendaient. Ils avaient intérêt d’être à la hauteur. Il n’était pas d’humeur à supporter la fainéantise de Weasley, l’arrogance de Granger, et encore moins l’insolence de Potter. Et Londubat… Ne pourrait-il pas se rebeller au lieu de subir docilement toutes les brimades ? Il essayait d’endurcir son caractère en le rabrouant systématiquement. Mais il était tellement impressionnable qu’il ratait tout. Ce gosse avait du potentiel, il en était sûr. Il fallait absolument qu’il s’affirme, qu’il prenne conscience de ses capacités et qu’il comprenne qu’un physique peu conventionnel peut être tourné à son avantage. Si lui-même avait pu le comprendre au même âge, cela lui aurait probablement évité de faire des erreurs monumentales.

Il les laissa s’installer, allant pour sa part se placer derrière le bureau et les toisant de son regard impénétrable et froid. Il dit alors de sa voix profonde et mielleuse :

– Fini les errances de professeurs incompétents et mégalomanes, ou les parties de rigolade dispensées par des professeurs plus soucieux de se faire apprécier de leurs élèves que de leur inculquer les bases de la protection contre les forces maléfiques qui sont à l’œuvre en ce bas monde. Veuillez ouvrir vos livres à la page quatre cent quatre-vingt-douze, au chapitre des Sortilèges Impardonnables. Nous allons commencer par les fondamentaux de la Magie Noire…

Le cours qui s’ensuivit fut bien entendu austère mais néanmoins très instructif. Rogue avait beau être considéré comme la pire des ordures par les élèves, il n’en était pas moins très compétent. Quant aux élèves, ils s’étaient montrés plutôt réceptifs. Même la triplette de choc n’avait pas bronché. Voilà qui était assez positif.

Rogue quitta alors la salle de cours pour se rendre dans les cachots afin de préparer ses cours de potions de l’après-midi. Il ouvrit la porte de son antre à l’aide du mot de passe et stoppa net. Une musique énergique retentissait dans le bureau baigné par la chaude lumière du soleil automnal qui caressait une multitude de plantes vertes. Derrière sa table de travail encombrée d’instruments métalliques étranges, le professeur Harrison sautait sur place, secouant la tête en mimant un solo de guitare électrique sur sa baguette. Rogue referma doucement la porte, rétablit l’insonorisation du bureau d’un geste circulaire et s’adossa au mur, les bras croisés sur son torse, dans l’incapacité de réprimer un grand sourire à la vue de ce spectacle. Miss Harrison commença à tournoyer sur elle-même, toujours dans son délire musical. Elle fit alors volte-face et une fois le solo terminé, rouvrit les yeux, découvrant un Rogue hilare.

– Oh pardon ! dit-elle en rougissant légèrement, souriant en se pinçant les lèvres.
– Mais non mais non, il n’y a vraiment pas de quoi s’excuser, taquina Rogue tandis qu’elle allait baisser la musique.
– Mais qu’est-ce que vous faites ? continua Rogue en examinant le matériel sur la paillasse de Miss Harrison.
– Oh, une expérience à terminer pour mes recherches en chimie, répondit-elle négligemment.
Rogue posa sur elle un regard interrogateur.
– J’essaie de distiller de la mandragore pour ensuite pouvoir en étudier le substrat par chromatographie en phase liquide, précisa-t-elle.
– Hein ? bredouilla Rogue, l’air perdu.
– Il s’agit d’une technique moldue pour séparer les éléments de base constituant une matière organique afin d’isoler la molécule active, expliqua-t-elle. Mais je vous ennuie, là, finit-elle avec un petit sourire d’excuse.
– Non non, pas du tout, la rassura Rogue. C’est… nouveau, pour moi. Et cette musique que vous écoutez, qu’est-ce que c’est ?
– C’est les Beatles, un groupe de pop rock des 60’s. Vous aimez ?
– Oui. Je dois dire que ça change de la soupe qui passe sur la RITM.
– Tu veux que je te prête des CD ?
– Des quoi ? demanda Rogue l’air de plus en plus troublé. Et elle recommençait à le tutoyer !
– Des CD, des compact discs. Les moldus gravent la musique dessus. Ensuite, on les met dans un poste ou une chaîne hi-fi pour les écouter.
– Et ça marche comment ?
– A l’électricité. Mais vu qu’on ne l’a pas ici, j’ai trouvé un sort. Je te montre.
Ils s’approchèrent du poste. Miss Harrison appuya sur un bouton et sortit un disque argenté d’un petit tiroir qui se referma. Puis elle pointa sa baguette sur l’appareil et dit « Finite Incantatem ». Tous les témoins lumineux s’éteignirent alors.
– Regarde. Vigoris Excanto, prononça-t-elle clairement en tapotant le poste de sa baguette. Tu vois, les voyants s’allument. Ensuite, tu appuies ici, tu mets le CD dans le tiroir, tu le pousses et après tu appuies là pour mettre en route.
– D’accord, lui répondit-il, les yeux rivés sur l’appareil.
– Je poserai quelques CD à côté pour que tu puisses les écouter, si tu veux.
– Oui, volontiers, merci, répondit simplement Rogue.
– Mince, c’est quelle heure ?demanda-t-elle dans un sursaut.
– Dix heures vingt-cinq, répondit Rogue.
– Il faut que j’y aille, j’ai cours, dit-elle en ramassant précipitamment quelques papiers.
– Potions ?
– Oui. J’espère que je serai à la hauteur pour te succéder, lui dit-elle avec un sourire taquin.
– Bien entendu. De toute façon, je suis ici, si tu as besoin de quelque chose, répondit-il sans y penser.
– Ah ! Je me demandais quand tu allais te décider à abandonner ce vouvoiement qui me donnait l’impression d’être un vieux débris ! lâcha-t-elle avant de sortir du bureau comme une bourrasque, en lui lançant un clin d’œil.

Rogue resta planté au milieu du bureau. Il avait de nouveau l’impression d’avoir avalé des billes de plomb. Se moquait-elle de lui ou était-elle vraiment sincère ? Il avait copiné avec quelques collègues à ses débuts, mais ça s’était toujours retourné contre lui. Sa méfiance était donc à son paroxysme. Mais il ne pouvait pas cesser de penser à elle, tout en se répétant systématiquement qu’il n’avait aucune chance de séduire une femme aussi fantastique. Mais cela ne calmait en rien ses tourments. Il fallait qu’il se rende à l’évidence : il était amoureux fou.

Aaahhh... Severus...

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Ca va, sérieux, c’est pas trop niais ?

Rétrospectivement, j’y trouve gnan gnan, j’ai l’impression d’avoir pris 20 ans de maturité depuis que j’ai écrit ça (pourtant, ça ne date que de 6 ans…)

Je continue ou pas ?

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18 réflexions au sujet de « Sex, Rogue & rock’n’roll chap.5 [Fan fiction Harry Potter] »

  1. bien sûr que tu continues!!

    bon on reconnait la scientifique :p

    et puis on sait Rogue doué de sentiments donc ça ne choque pas!

  2. Non je trouve pas ça niais!
    Après c’est sur qu’on évolue, le style change et les envies aussi, mais ça me choque pas;
    disons que c’est très créneau littérature pour jeunes adultes et c’est juste 🙂

  3. Pour l’instant , cela me plait toujours !
    au début, cela me faisait bizarre d’imaginer un Rogue fou d’amour mais quand je vois ton dessin … cela change tout !
    Tu l’as quand même sérieusement rajeuni et embelli par rapport au film !

    • Et oui ! Mais si tu fais les calculs par rapport à la chronologuie du livre, c’est dans le film qu’il est trop vieux. Je suis plus proche du roman initial ^^ Quand au physique, il a un nez crochu et des vilaines dents, ainsi que les cheveux gras. Mais ça veut pas dire que tout ce qu’il y a autour soit vilain 😉

  4. Encore, encore !!!
    (c’est quand qu’y a du seske ?)(non je suis pas -encore – en manque)(ça va venir)(dû au fait que la balance est une sal*pe)(mais c’est toi qui l’a dit dans le titre alors…)

  5. Oh oui continues !!! Et même que j’en aimerais bien un relié … 😀
    Comme ça quand tu seras connue, je serais riche !!!
    Je réponds à ton mail ce WE …. là, j’arrive à rien, je suis vidée!
    Bises !!!

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