Sex, Rogue & rock’n’roll chap.6 [Fan fiction Harry Potter]

La suite !

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VI – Conversations volées

Le trimestre qui suivit vit la complicité entre les professeurs Rogue et Harrison se renforcer. Ils partageaient allègrement le bureau des potions, y passant régulièrement des moments studieux égayés par la musique rock moldue que Miss Harrison faisait découvrir à Rogue. Par ailleurs, elle l’initiait aux techniques de base utilisées en chimie, et en contrepartie il lui prodiguait nombre de conseils sur la science des potions.

Miss Harrison s’était bien intégrée à Poudlard. Les élèves semblaient bien l’aimer, bien qu’elle fût plutôt un bourreau de travail et fît régner une discipline très stricte. Au début, les inscriptions pour l’option « Connaissances avancées des sciences et techniques moldues » étaient rares et exclusivement masculines ; c’est ce que les professeurs avaient appelé l’effet Lockhart inversé. Mais petit à petit, des filles avaient rallié le groupe tant le cours était passionnant. Miss Harrison paraissait également appréciée de ses collègues. Elle déridait l’ambiance dans la salle des professeurs et durant les repas, aidée de Mme Chourave avec qui elle s’entendait particulièrement bien. Quant aux professeurs Lapierre et Fitzgerald, ils ne la lâchaient pas d’une semelle quand ils étaient à Poudlard.

Pr Lyla Harrison

D’ailleurs, cela rendait Rogue fou de jalousie. Ses sentiments amoureux pour sa collègue s’étaient affirmés et amplifiés. Il ne supportait pas de voir ces imbéciles lui tourner autour, d’autant plus qu’ils étaient mariés ! Mais Rogue n’arrivait pas à savoir si cette attirance était réciproque. Certes, Miss Harrison était chaleureuse avec lui, mais elle l’était avec tout le monde ! Il avait toujours peur de lui révéler ce qu’il éprouvait, et du reste il ne trouvait aucune occasion propice pour le faire.
Toutefois, par deux fois il avait surpris des conversations qui avaient alors renforcé sa détermination.

La première fois, c’était un matin de début octobre. Rogue était dans une des cabines des toilettes réservées aux professeurs. Lapierre et Fitzgerald étaient arrivés en discutant de manière animée et n’avaient pas remarqué sa présence. Voilà ce que Rogue avait pu entendre.
– Tu m’étonnes, je la mettrais bien dans mon lit ! disait Lapierre.
– Allez, laisse-la-moi, tu as déjà ta banquière et ta coiffeuse ! Partage avec les copains ! répondit Fitzgerald.
– Oui, c’est ça, comme si toi tu étais en reste avec ta septième année ! se défendit Lapierre.
– Chut, tais-toi, je suis mort si on l’apprend, l’interrompit Fitzgerald. Je te propose un pari pour pimenter l’affaire : le premier qui se la fait empoche 100 Gallions.
– OK, ça marche. Mais tu n’as aucune chance !
– J’en ai déjà plus que ce minable de Rogue ! Pauvre type, tu as vu comme il la regarde !
– Tu m’étonnes… Comme il doit la mater dans le bureau !
– Il doit se faire de ces films ! T’as pas vu comme il a le poignet enflé ! se moqua Fitzgerald.
Puis ils étaient partis en poussant de gros rires gras.
Rogue avait senti la fureur et le dégoût l’envahir. Ils parlaient de Miss Harrison, SA Miss Harrison, comme d’un vulgaire quartier de viande. Il avait beau se dire qu’elle était trop intelligente pour tomber dans les filets de ces deux abrutis, il était néanmoins mort de peur. Il devait bien s’avouer qu’il ne faisait pas le poids à côté des deux gravures de mode, avec son physique ingrat et son comportement asocial. Mais désormais, il avait un atout dans sa manche : il savait que cet immonde bâtard de Fitz(1) couchait avec une élève. C’était répugnant…

La seconde conversation qu’il avait surprise datait de la mi-novembre. Ce soir-là, Rogue avait quitté la table des professeurs en premier après le dîner. Il était retourné au bureau pour travailler mais s’était rendu compte qu’il avait oublié des documents dans la salle des professeurs. Il s’y était donc rendu, empruntant les couloirs déserts, les élèves étant dans leurs dortoirs. Quand il était arrivé devant la porte, il s’était figé, entendant des rumeurs de conversations. Manifestement, il y avait du monde. Il s’était approché pour écouter les voix, car il n’avait aucune envie de voir Lapierre et Fitzgerald. Les premières paroles qu’il avait entendues avaient été prononcées par le professeur Bibine :
– Alors, Lyla, comment se passe la cohabitation avec Severus ?
Ces premiers mots l’avaient alors incité à espionner.
– Très bien, il est gentil, répondit Miss Harrison.
– Quoi ? Severus, gentil ? reprit le professeur Sinistra, sur un ton empreint d’incrédulité.
– Euh… Oui, pourquoi, vous ne le trouvez pas gentil ? demanda Miss Harrison, manifestement troublée.
– Ce n’est pas la première qualification le concernant qui me vient à l’idée, dit Mme Bibine.
– A moi non plus, enchaîna le professeur Sinistra. Froid, arrogant, acerbe, cynique, oui… mais gentil…
– En tous cas, il l’est avec moi, répondit simplement Miss Harrison.
Rogue avait alors entendu des ricanements.
– Ça ne lui ressemble pas, dit Fitzgerald. Tu devrais te méfier.
– Je ne comprends pas, dit Miss Harrison, la voix un peu rauque.
– Ce n’est pas dans les habitudes de Servilus de copiner avec un professeur, surtout quand celui-ci est d’origine moldue, continua Lapierre.
– Qu’est-ce que vous voulez dire ? demanda Lyla, quelque peu déstabilisée.
– Rogue est un ancien Mangemort, il hait ceux qu’ils appellent les Sang-de-Bourbe !
– Un ancien Mangemort, vous l’avez dit vous-même. On fait tous des erreurs. L’important c’est de s’en sortir ! rétorqua Miss Harrison avec ardeur.
– Mais qui te dit qu’il en a fini avec tout ça ? insista Lapierre.
– Dumbledore lui fait confiance. Ça me suffit, à moi, répondit-elle sèchement.
– Mouais… N’empêche que tu devrais te méfier de lui quand même. Mangemort ou pas, ça reste une ordure, conclut Fitzgerald.
– Et fais attention à ne pas trop t’approcher de lui. Ses cheveux risqueraient de faire des taches d’huile sur tes vêtements ! plaisanta Lapierre.
– Ha ha… C’est facile quand il est pas là… Sur ce, excusez-moi, je dois aller travailler dans le bu-reau-des-po-tions, finit-elle en détachant bien chaque syllabe. Mesdames, messieurs…

Rogue avait alors dû filer à toute vitesse pour ne pas être surpris. Une vague de bonheur l’avait submergé : elle avait pris sa défense ! Mais comme d’habitude, il avait vite temporisé sa joie avec des arguments contraires. Qu’elle prenne sa défense ne signifiait pas forcément qu’elle avait de l’affection pour lui. Peut-être était-elle seulement plus tolérante que les autres. Rogue avait décidé de se laisser encore un peu de temps pour être sûr. Cependant, il avait vite filé au bureau dans l’espoir d’y voir Miss Harrison. Ce fut effectivement le cas. Il avait encore le cœur qui battait la chamade et les jambes en coton en arrivant. Miss Harrison n’avait rien mentionné de la discussion qu’elle avait eue dans la salle des professeurs et n’avait en rien changé son comportement. Elle s’était montrée enjouée et amicale, et lui avait fait écouter un autre album : « Born to run » de Bruce Springsteen. Rogue avait prit une grande claque musicale, et une des chansons n’avait cessé de lui trotter dans la tête une fois rentré dans ses appartements.

She’s the one (Bruce Springsteen)

With her killer graces
And her secret places
That no one can fill
With her hands on her hips
Oh and that smile on her lips
Because she knows that it kills me

With her long hair falling
And her eyes that shine like a midnight sun

Oh she’s the one
She’s the one

That thunder in your heart
At night when you’re kneeling in the dark
It says you’re never gonna leave her

And no matter where you sleep
Tonight or how far you run

Oh she’s the one
She’s the one

Oh just one kiss
She’d fill them long summer nights
With her tenderness
That secret pact you made
Back when her love could save you
From the bitterness

Oh she’s the one
Oh she’s the one…

– ARRRGGGHHH ! hurla Rogue en plein milieu de la nuit.
Il émergea brusquement de son sommeil, trempé de sueur, torturé par une douleur cuisante à l’avant-bras. La Marque des Ténèbres le brûlait horriblement. Mais ce n’était pas aussi intense que quand le Seigneur des Ténèbres l’appelait. Il s’habilla rapidement et fila chez Dumbledore pour le mettre au courant.
Voldemort revenait.

.

(1) Fitz signifie bâtard en anglais. Cf la série de « L’Assassin Royal » de Robin Hobb

Petite précision: les paroles de « She’s the one » appartiennent au Boss, le tout-puissant et extraordinaire Bruce Springsteen (album « Born to Run », chez CBS Columbia)

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Je te rappelle que tu peux retrouver l’intégralité de cette fan fiction en cliquant sur l’onglet “Sex, Rogue & rock’n’roll” en-dessous de ma bannière !

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Bon alors, on continue ?

Au fait, Lecteurtrice, si tu as envie de faire une illustration pour ma fan fiction, pas de problème, j’en serais ravie ! Contacte-moi afin que je t’envoie les prochains chapitres !

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10 réflexions au sujet de « Sex, Rogue & rock’n’roll chap.6 [Fan fiction Harry Potter] »

  1. Je suis toujours aussi fan.

    Et je suis désolée, je n’ai pas eu le temps de te répondre, mais avec les séminaires que j’ai à mon école, pas eu le temps pour le dessin :/

    Des bises

Tu veux laisser une petite bavouille ?

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