Attention, travaux ! [Pshiiiterie #1]

Petit exercice géométrique dominical…

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… inspiré par la grande Pshiiit !

Merci, Pshiiit !

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Sex, Rogue & rock’n’roll chap.8 [Fan fiction Harry Potter]

VIII – Bon anniversaire

Les vacances de Noël approchaient. Le temps était frais et sec, le soleil se réverbérait sur la neige faisant étinceler Poudlard de mille feux. Le château était délicieusement et richement décoré, et l’ambiance était plutôt festive. Les élèves étaient dans l’ensemble très dissipés, et dans la mesure où ils avaient pu faire tous les achats qu’ils souhaitaient chez Zonko lors de la récente sortie à Pré-au-lard, Rusard avait fort à faire. Les professeurs attendaient également les vacances avec impatience. Sauf Rogue. Il était plus taciturne que jamais. Il devait rester à Poudlard pendant ces vacances. Mais ce n’était pas cela qui le déprimait, au contraire ; ça lui évitait de passer Noël tout seul. Même quand on aimait et qu’on était aimé de personne, il était toujours difficile de passer cette période en solitaire dans cette vieille bicoque délabrée de l’Impasse du Tisseur. C’est pour cela qu’il se débrouillait pour toujours être d’astreinte au château pour les fêtes de fin d’année. Ce qui le rendait si morose, c’est que Miss Harrison, elle, ne restait pas. Elle lui avait confié qu’elle passait les fêtes dans sa famille en France. Il trouvait déjà les journées longues quand elle s’absentait pour aller enseigner à Oxford, alors deux semaines entières sans elle lui semblaient insurmontables.

Par ailleurs, la Marque des Ténèbres le brûlait régulièrement, ce qui signifiait le retour imminent de Voldemort. Dumbledore était à présent assez inquiet. C’est d’ailleurs lui qui avait insisté pour que Rogue demeurât à Poudlard pendant les vacances car Potter y restait aussi.

De plus, Rogue ruminait l’occasion ratée de se déclarer à Pré-au-lard. Certes, il travaillait souvent en compagnie de Miss Harrison, mais il n’osait pas sauter le pas « à froid ».
Mais le premier décembre, une nouvelle occasion se présenta. A la table des professeurs, après le dîner, Miss Harrison dit d’une voix enjouée :
– Vous passez en salle des profs ? Je paie à boire pour mon anniversaire !
– Cela vous fait quel âge, si je peux me permettre ? demanda McGonagall. Vous êtes encore jeune, vous pouvez le dire !
– Vingt-sept ans quand même, avoua Miss Harrison tandis qu’ils se rendaient tous dans la Salle des Professeurs.
Miss Harrison avait apporté une boisson pétillante moldue délicieuse qui s’appelait du champagne et qui se buvait dans des flûtes.
– A votre santé, Lyla, lança Dumbledore en levant son verre.
– A tes amours ! ajouta Mme Chourave avec un grand sourire.
Tous trinquèrent, et comme encouragés par le dernier toast, Lapierre et Fitzgerald vinrent se coller à Miss Harrison, le sourire en bandoulière et le port altier, faisant les jolis cœurs, déversant des propos mielleux à souhait agrémentés de mots d’esprit qui se voulaient spirituels et intelligents (c’était raté).
Rogue était écœuré à la vue de ce spectacle lamentable. Il but rapidement son verre, s’approcha de Miss Harrison et lui dit :
– Je vous laisse, j’ai des cours à préparer. Encore bon anniversaire.
– Merci, Severus. Je ne vais pas tarder non plus, j’ai encore du travail moi aussi. Peut-être à tout à l’heure.
– Oui… Au revoir, balbutia-t-il avant de parti en trombe, saluant les autres professeurs d’un bref signe de tête.

Rogue rentra directement chez lui, très agité et plus pâle que jamais. Les bulles du champagne s’agitaient dangereusement dans son estomac… Il fonça directement vers son scriban d’où il sortit un petit paquet noir enrubanné de soie dorée, qu’il tourna, tourna et retourna encore dans ses mains tout en faisant les cent pas. Il posa alors le petit paquet sur la table basse en palissandre et le regarda fixement en se passant la main sur le visage et dans les cheveux. Puis il se releva et recommença son manège. Jusqu’à ce qu’il entendît des pas légers et pressés dans le couloir. Son heure était arrivée ; le moment de vérité.

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Hin hin, ça se précise, les filles…