Et au milieu coule une rivière

Ce samedi, c’était l’ouverture de la pêche dans ma vallée.

Et ça se voit, quand j’ouvre la fenêtre de ma cuisine…

Deux specimens de Pescadorus Abeauculus

Le défilé de cuissardes sur le trottoir va reprendre (non non, rien à voir avec la rue St-Denis).

Les mouches délicatement ouvragées, piquées aux hameçons au bout des lignes, vont danser de nouveau leur ballet aérien, venant parfois claquer contre mes fenêtres.

D’autres feront attention à ne pas se planter une cuillère dans l’oeil (comme Monlolo quand il était ado), ou dans le bras (comme un copain).

Euh…

Pas cette cuillère-ci, hein…

Mais cette cuillère-là !

Hooked.

Le va-et-vient des pêcheurs va recommencer, ramenant de la vie dans ma vallée encaissée, où au milieu coule une rivière…

Parmi ces pêcheurs, notons parfois la présence, comme ce matin et sur la photo, de specimens rares appelés Pescadorus Abeauculus (le même specimen que celui représenté par Brad Pitt dans le film de Robert Redford auquel j’ai piqué le titre pour en faire celui de mon article).

Mais malheureusement, en général, nous avons plutôt droit à des specimens plus du genre Robert que Redford…

Parfois, de ma fenêtre, il m’arrive d’apercevoir des raies, de l’espèce Plombierus Aculnus.

D’autres fois, mais plus rarement, quelques maquereaux, souvent des morues, et très très fréquemment, des tanches et des thons.

Parfois, un mérou passe, mais faut faire gaffe, car parfois, le mérou pète.

Tu vois, dans ma vallée, pour lutter contre l’enclavement, on pratique la diversification des espèces.

Sacré microcosme, tu en conviendras !

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