Aligot’s good

Je vais encore faire ma Chris.

Comprendre piquer le concept de ma blogpote Chris35, qui fait une délicieuse cuisine de tous les jours sur son blog éponyme, et qui marie talentueusement musique rock et recettes.

Car samedi, nous avons mangé de l’aligot.

Oui, je sais, le rapport de cause à effet n’est pas encore évident, mais tu vas voir…

L’aligot, c’est un plat typique de l’Aubrac, ce coin de terre sauvage au sud du Massif Central, à cheval sur les départements du Cantal, de l’Aveyron et de la Lozère. Un coin, des coins que j’adore…

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Mais laisse-moi te conter la légende de l’aligot…

Au Moyen-Âge, les pèlerins transis en route vers St Jacques de Compostelle, faisaient une halte au monastère d’Aubrac. Les moines avaient pour mission de les nourrir à partir de pain qu’ils mêlaient à de la tome fraîche. C’est ainsi que naquit l’aligot. Les buronniers (vachers et fromagers de l’Aubrac) ont transmis cette recette en remplacement le pain par la pomme de terre au XVIIIème siècle.

(tu peux aller voir ici pour avoir la version complète)

En gros, l’aligot, c’est de la purée de patate dans laquelle on aurait remplacé le lait par de la tome fraîche, ce qui confère à ce plat sa texture si particulière. On dit qu’un bon aligot doit se couper aux ciseaux tellement il file !

J’ai essayé une fois de le faire moi-même, je me suis lamentablement plantée. Il faut un sacré tour de main (ou tournemain, je ne sais jamais trop lequel employer quand).

Alors, quand j’en ai vu du tout prêt au rayon frais de mon Ecomarché, je me suis laissée tenter ! En plus, la composition donnait confiance :

52% purée de pommes de terre, 30% Tome fraîche de l’Aubrac, crème, crème de lactoserum (crème de petit lait), sel, et c’est tout !

Avec, j’ai fait de simples saucisses de Toulouse à la poêle, et on s’est régalé ! Même Crapouillette Ière, qui n’aime pourtant pas le fromage, a tout dévoré sans se faire prier, rigolant trop devant la consistance élastique de l’aligot.

L’ambiance était donc à la joie et la bonne humeur, on a donc forcément trouvé le moyen de chanter ! Et v’la t’y pas Monlolo qui entonne :

♫ Go ali go go go…

Go ali go go go… ♫

Et moi qui finit :

♪ Aligot’s good ! ♪

Nous avons donc réalisé la synthèse aubracquienne (?) parfaite entre le rock binaire de Chuck Berry et la beaufitude colonialiste franchouillarde OSS117ienne de Patrick Topaloff.

Je te jure.

La preuve en image et en musique !!!

Tout d’abord, l’original avec le vieux tayaut (si si…)

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Et maintenant, à la beauf’ :

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N’empêche que l’évolution des mentalités a du bon, tu trouves pas ?

C’était ma participation « à la Chris » au mercredi gourmand d’Anne-Laure T. !

31 réflexions au sujet de « Aligot’s good »

  1. Je suis de là-bas alors autant te dire que j’en mange régulièrement de la vraie bonne et on sort bien les ciseaux quand on n’y va pas avec les doigts ;))

    • La première fois que j’en ai mangé, c’était à Conques (merveilleux). J’ai essayé de le faire une fois (grosse cata !), et ce n’est que la 2ème fois, du coup ! mais il était vachement bon, il filait bien et tout ! Crapouillette disait que c’était de la purée de chewing gum ^^

  2. Comme onee chan je suis de là bas et j’y suis encore pour quelques moi mouahahaha
    Par contre j’ai jamais compris les touristes qui, avec une assiette n’en peuvent plus ^^
    Je peux en manger deux Mouahahahha

  3. Ah ben voilà, j’en veux (sans la saucisse, mais j’en veux quand même). Pourquoi y a pas d’Ecomarché chez moi ?^^

    PS : au fait, tu devais pas m’envoyer des photos d’un truc toi ?

  4. Halala trooop bon l’aligot ! & ça tient au corps ! Pas question d’aller faire un footing après un bon aligot. Ha si, mais le lendemain, hein ? Le jour même, on fait la sieste toute la journée. ^^
    Haaaaaa l’Aubrac… Heureusement que je pars 3 jours dans les Alpes la semaine pro, parce que là, j’ai terriblement envie de verdure !!!!! 🙂

  5. MDR. Tu le crois si je te dis que j’en ai jamais goûté !!! ;-( Faut que je me trouve un écomarché dans le coin, c’est sûr !
    Merci Arsinoé pour le lien sur cet article très… ouaque enne val !!! Bises

    • Hé hé ! Ben c’est vrai que c’est quand même local, comme plat ! C’est la première fois que j’en vois en magasin !
      De rien pour les liens, c’est normal vu que c’est toi qui m’inspire ^^

  6. J’ai jamais goûté et pourtant j’adorerais … mais dans le Sud Ouest , nous sommes loin , très loin de l’aligot !

  7. Bonjour !

    Je te re-merci pour les liens (mais scrapmalin : ( …) j’en ferais idem sur mon site – partners now !!, very nicely !
    Je rebondis sur l’aligot, j’y ai vécu toute mon enfance dans le massif central…. dans la 1° photographie, sa composition, j’y retrouve l’âme belle, « austère » de l’Auvergne, avec un joli point de vue en contre plongée, l’herbe encore courte laisse devinée les premières fleurs de printemps ?

    By Adam.

    • Mais de rien, c’est normal, partners si tu veux et avec plaisir ^^
      Et pis qu’est ce que tu parles bien… J’aime beaucoup ta façon d’écrire, en 2 mots tu évoques des images… Enfin, à moi en tous cas !
      L’Auvergne, je ne connais pas trop, juste traversée en allant dans le Lot, mais faut que j’aille à Chaudes Aigues et à Collonge la Rouge !!!
      A bientôt 🙂

      • Bonsoir,
        Pour l’écriture, je reprendrais à mon compte – la verdoyante maxime conduite d’écheveaux : « c’est en lisant que l’on devient liseron » ; et le liseron des champs (Convolvulus arvensis L.) est une herbe vivace aux fines tiges, de racines, sans mé-garde, l’on peut noter que les voyages culturels ne te sont pas indifférents, je prendrais donc note avec toi de l’existence du liseron d’eau, celui de Mauritanie, on le nomme le bleu, on cueille celui des champs, comme à Port Royal, mais aussi des haies, de l’eau. Prénom peut usité, de son origine hébraïque au temps des cananéens, elle fut avec avec aînée Elisabeth, bon-malgré son rang royal, prit de discrétion. Les anciens l’utilisaient, les tanins et certaines résines en on fait remarquer ses dispositions médicinales, et dans l’Histoire naturelle de Pline l’ancien, on en lira les traces, les jeunes têtes la portaient en couronne à l’ombre des rameaux de blasons en liseron, et lierons sans aucun sermon, pour Jeanne et Lise ont lu La rose et le liseron, écrit, en premier lieu ? sous le ciel des milles et une nuit.
        Lettre à « une » liseron, du jeudi 25 mars 2012.
        bye, Adam.

        • « C’est en lisant qu’on devient liseron », c’est une des catégories de mon blog ^^
          Pis le liseron, depuis toute petite, c’est une de mes fleurs préférées. Si frêle, douce, délicate, incueillable, elle meure dès qu’on la sort de terre… So poétique, quoi !
          Personnellement, j’adore me les coller sous le nez (tu sais, tu le mets sous tes narines et t’aspires à fond, tu avales toute son odeur et en plus c’est rigolo ^^)
          Quant au prénom, celui de ma fille lui ressemble étrangement, je n’avais jamais fait le rapprochement…
          Au plaisir de te lire 🙂

  8. Les videos j’irais voir plus tard si j’y pense mais l’aligot miaaaaam, tiens une idée de ce que je demanderais à ma moman de me faire lors de mes prochaines vacances en France :p

    • En ce moment, je fais beaucoup de bouffe d’Europe centrale !
      L’autre jour, Tchéquie à ma table avec goulash à la bière et des knediklys (mais je les ai foirés…)
      Et ce week-end, Pologne, je crois, avec cotelettes Pojarski, boulghour (à défaut de sarrasin, un truc du genre kashak) et chou rouge en entrée ^^
      Là, c’est décidé, on retourne à Prague au printemps 2013 !!!

  9. Ben voilà, j’ai pas d’écomarché ici moi …. donc jamais mangé d’Aligot. par contre j’ai déjà bu de l’aligoté ….. on dit que c’est pareile dac !?
    pis moi j’aime bien Topaloff !!! ^^

    • L’aligoté, c’est pas mal aussi ^^
      La prochaine fois qu’on se voit, je t’achèterai un aligot, va !
      Pis Topaloff, c’est avec Sim « où l’as-tu mise, où est ma chemeise grise ouh ouh ouh !!! »
      Mythique !
      Mais la mienne : bien beauf’, quand même…

  10. Hmmmmm, un bon aligot… J’ai habité presqu’une année dans l’Aveyron et l’aligot, bah, j’en ai bien profité. Heureusement que le froid glacial de l’hiver brûlait les graisses ! Tiens je m’en referais bien un d’aligot moi…mais ici en Calédonie, c même pas la peine d’espèrer en trouver. Faudrait que je fasse un jeu sur mon blog, où ce serait moi la gagnante ! d’un paquet d’aligot ! Je vais réfléchir à tout cela !

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