Sex, Rogue & rock’n’roll chap. 9 [Fan fiction Harry Potter]

IX – Le tourbillon de miel

Rogue alla se passer un peu d’eau sur le visage avant d’aller au bureau dans l’espoir d’y retrouver sa charmante collègue. Il sortit dans le couloir désert et arriva devant la porte. Bizarrement, aucune lumière ne filtrait par l’embrasure. Il ouvrit et trouva le bureau vide, plongé dans l’obscurité. Miss Harrison n’était pas venue. Il eut l’impression d’avoir soudainement le cœur à la place des intestins. Il prit alors son courage à deux mains et se rendit chez Miss Harrison. Il avait les jambes et les mains tremblantes, la bouche horriblement sèche et les battements rapides de son cœur lui résonnaient dans les oreilles. Il sentit également une sueur froide lui courir le long de l’échine. Au prix d’un effort surhumain, il frappa à la porte des appartements de la jeune femme… Personne… Il frappa une deuxième fois, espérant que ses jambes n’allaient pas se dérober sous les coups de boutoir qu’imprimait son cœur. Et elle ouvrit. Elle était très pâle et avait les yeux rougis de quelqu’un qui venait de pleurer.

– Euh… Bonsoir, lui dit timidement Rogue, quelque peu déstabilisé. Ça va ? enchaîna-t-il avec un peu d’inquiétude.
– Oui oui, maintenant ça va, lui répondit-elle en retrouvant un peu ses couleurs et son sourire. Entre, je t’en prie.
– Merci.

Il pénétra alors dans la pièce principale, qui avait beaucoup changé depuis le premier jour. Désormais, de beaux meubles simples et massifs en bois clair garnissaient la pièce. A gauche en entrant trônait un grand lit à baldaquin habillé de riches tentures rouges. A droite contre le mur se trouvaient une armoire, une coiffeuse et une commode sur laquelle était posée une chaîne hi-fi. Le grand bureau et la table de travail placés en angle sous les hautes fenêtres du mur opposé à la porte étaient envahis d’un bric-à-brac hétéroclite : plumes et parchemins côtoyaient un ordinateur portable et une imprimante, des grimoires reliés de cuir jouxtaient divers CD-Rom. La bibliothèque adjacente contenait toutes sortes de livres et une quantité impressionnante de CD. Au centre de la pièce, il y avait une table basse rectangulaire bordée d’un sofa et de fauteuils en cuir marron. Les trois guitares étaient désormais sorties de leurs étuis et posées sur des trépieds non loin de la chaîne hi-fi. Enfin, la pièce était agrémentée de divers guéridons et consoles supportant des plantes vertes et des objets de décoration variés. L’ensemble était baigné d’une douce lumière provenant des nombreux chandeliers disposés un peu partout et d’un grand feu crépitant dans l’âtre de la cheminée d’angle.

– Rogue mit alors la main sous sa cape et en ressortit le petit paquet enrubanné qu’il tendit à Miss Harrison.
– Tiens, c’est pour toi. Bon anniversaire, dit-il d’une voix douce, bien qu’un peu cassée.
– Merci, lui répondit-elle en le gratifiant d’un large sourire et d’un regard étincelant.

Elle ouvrit alors la petite boîte et découvrit le pendentif en forme de scarabée qu’elle avait remarqué à la bijouterie de Pré-au-lard.

– Whâ, tu t’en es souvenu ! Merci ! Mais tu es fou, il ne fallait pas…
– Si, il le fallait… Lyla… Vraiment, cela faisait très longtemps qu’on ne m’avait pas traité comme tu le fais : sans préjugés, avec gentillesse, courtoisie, honnêteté… comme un être humain, quoi, dit Rogue d’un ton sérieux, la voix rauque et tremblante. Je t’en suis reconnaissant du fond du cœur… Merci…
– Il n’y a vraiment pas de quoi, Severus. C’est tout naturel, le rassura Miss Harrison d’une voix douce. S’il te plait, tu peux me le mettre ? lui demanda-t-elle en lui tendant le collier. Je n’arrive jamais à attacher ce genre de fermoir.
– Avec plaisir, répondit Rogue d’une voix profonde.

Miss Harrison se tourna alors dos à Rogue, relevant sa lourde chevelure noire, découvrant sa nuque d’albâtre. Severus lui agrafa le pendentif, ses mains tremblantes effleurant la peau douce et tiède de Lyla qui était parcourue de frissons. Elle se retourna alors, plongeant ses yeux de jade dans ceux de jais de Rogue. Celui-ci détourna son regard vers le pendentif qu’il réajusta d’une main frémissante. Puis il remonta ses doigts le long de la chaîne, lui effleura la nuque, plongea la main dans ses cheveux, l’attira doucement vers lui et l’embrassa. Il ressentit un pétillement intense sur sa bouche alors qu’il goûtait les lèvres charnues, tendres et chaudes de Miss Harrison.

Soudain, elle recula brusquement en le repoussant, tout en disant « Arrête arrête ! ». Rogue devint alors livide, se sentant profondément blessé et insulté.

– Je le savais, j’en étais sûr, siffla-t-il, la colère flamboyant dans son regard.
– Non, Severus…
– Ce n’était que de la PITIÉ que tu avais pour moi, ces deux minables avaient raison ! cria-t-il en s’éloignant d’elle à reculons.
– Mais non, attends…
– Tu ne vaux pas mieux que les autres ! Quel idiot j’ai été ! hurla-t-il en se dirigeant vers la porte à grands pas.
– Mais bon sang c’est ta BARBE ! cria à son tour Miss Harrison.

Rogue se figea face à la porte, fit volte-face et demanda l’air abasourdi  :

– Quoi ?
– C’est ta barbe, j’ai la peau fragile, elle m’irrite ! Demain, je vais avoir de grandes plaques rouges autour de la bouche, si on continue ! Crois-moi, j’aimerais bien… dit-elle enfin d’un air coquin.

Rogue sentit le sang circuler à nouveau dans ses veines.

– Tu veux dire que tu es d’accord pour que tous les deux, on… bredouilla-t-il.
– Bien sûr que je suis d’accord. Je me demandais quand tu allais te décider. Tout à l’heure, quand tu es parti de la salle des profs en me plantant avec les deux prétentieux, et que je ne t’ai pas trouvé dans le bureau, j’ai cru que c’était mort… confia-t-elle dans un souffle.
– Ça me rendait malade de voir ces deux imbéciles te tourner autour, c’est pour ça que je suis parti, lui expliqua-t-il en la serrant contre lui et en la dévorant du regard.
– Mais il va falloir te raser, lui rappela Lyla en lui caressant la barbe.
– Pas de problème. Barbam tondere, dit-il en passant sa baguette sur son visage.

Il se retrouva alors glabre.

– Je le savais… lui dit-alors Lyla en lui caressant le visage.
– Tu savais quoi ? interrogea Severus en fronçant les sourcils.
– Que tu étais beau… répondit-elle dans un souffle en le regardant avec envie avant de l’embrasser.

Ils ressentirent tout d’abord comme un picotement courir le long de leurs lèvres, puis se répandre dans leur corps. Ils eurent alors la sensation d’être enveloppés par un tourbillon de lumière or et orangée pétillante et tiède. Ils sentirent leur esprit, leurs pensées, leurs sentiments se déverser peu à peu dans l’autre, percevant les émotions de l’autre comme si c’était les leurs propres.
Miss Harrison se dégagea alors doucement de l’étreinte de Rogue, resta silencieuse quelques secondes, ses yeux plongés dans ceux de Severus, qui avait aussi l’air perplexe.

– Tu es Legilimens, affirma-t-elle enfin.
– Oui. Toi aussi, acquiesça-t-il.
– Tu sais ce que ça signifie ?
– D’être Legilimens ? Bien sûr, d’autant que j’en suis un très puissant.
– Moi aussi, dit-elle avec un sourire. Mais ce n’est pas ce que je voulais dire. Tu es déjà sorti avec une Legilimens ?
– Non, pas à ma connaissance, pourquoi ?
– Quand deux Legilimens sont ensemble et ont des rapports, disons, physiques, ils entrent en osmose totale, ils ont accès à toutes les pensées, les souvenirs, les émotions de leur partenaire, expliqua Lyla. Tu as déjà dû remarquer que ça se passait à sens unique avec un non Legilimens…
– Oui… Enfin, je n’ai pas beaucoup d’expérience de ce côté-là, avoua Rogue en rosissant. Je n’ai jamais vraiment eu de relation amoureuse. A chaque fois que j’ai été avec des femmes, c’était purement physique… C’était souvent des prostituées… Alors j’occultais totalement mon esprit pour ne pas me faire pitié à moi-même, dit Rogue l’air honteux. Autant que je te le dise tout de suite, tu aurais fini par le découvrir de toute façon…
– Je sais, c’est un peu pareil pour moi… Pour nous deux, pour que ça marche, ça implique une confiance absolue en l’autre, tu comprends ?
– Oui, je crois…
– Il va donc falloir y aller doucement, que l’un ne brusque pas l’autre. Il faudra qu’on soit vraiment prêt tous les deux, conclut Lyla.
– Ne t’inquiète pas, la rassura Severus en l’embrassant.

De nouveau, Miss Harrison rompit le contact.

– Attends, il y a autre chose que tu dois savoir. Pour mettre fin au charme si jamais on pénètre trop loin dans l’esprit de l’autre, il faut avoir recours à un sortilège informulé. Sinon, le charme continue d’opérer et ça peut aboutir à un viol émotionnel, tu vois ?
– Oui… Et quel est ce sortilège ?
– Tu dois penser Finite Blanditiae Voluptatis, c’est un sort d’occlumancie.
– Finite Blanditiae Voluptatis, répéta Severus l’air concentré.
– Très bien, murmura Lyla qui se pencha vers lui et l’embrassa.

Cette fois ce fut Rogue qui rompit le charme.

– Attends…Assieds-toi, dit-il faiblement en lui prenant la main et en s’installant lui-même sur le sofa. Je dois te dire certaines choses avant qu’on aille plus loin… J’ai été un Mangemort, un serviteur de Voldemort, avoua Rogue en détournant le regard et en pâlissant. J’ai… Je… Viens voir, viens dans mes pensées, ce sera plus simple que de tout t’expliquer.
– Non, Severus, ce n’est pas la peine…
– J’insiste, la coupa Rogue. Prends ta baguette et lis en moi, lui ordonna-t-il.
– Pas besoin de baguette, dit elle en lui prenant la main et en plongeant ses yeux dans les siens. Si tu insistes… Un… deux… trois… Legilimens.

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Bon alors, je vous le dis, le chapitre suivant est mon préféré ^^

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