Sex, Rogue & rock’n’roll chap.19 [fan fiction Harry Potter]

XIX – L’annonce de Dumbledore

La Nouvelle Année signa le retour des élèves à Poudlard après des vacances de Noël très joyeuses pour la plupart. Cependant, lors du banquet de rentrée dans la Grande Salle, tout le monde put remarquer l’absence de quelques élèves autour des tables des quatre maisons, spécialement celle des Serpentards. Il s’agissait d’enfants de Mangemorts ou de fidèles de Voldemort, dont au moins un des parents avait été incarcéré. La rumeur courait que Crabbe, Goyle et une fille de Poufsouffle avaient arrêté l’école, et que Drago Malefoy, ainsi qu’un garçon de Serdaigle, un de Gryffondor et un autre de Serpentard continuaient leurs études à Durmstrang. Le repas se déroula toutefois dans la bonne humeur. On put voir régulièrement des petits groupes d’élèves se mettre à parler à voix basse d’un ton sérieux et mystérieux en regardant Rogue du coin de l’œil. Manifestement, sa nouvelle apparence alimentait les conversations, et des informations de son audition sous Veritaserum avaient probablement filtré. A la fin du dîner, Dumbledore se leva et fit tinter son verre pour réclamer le silence.

– Chers élèves, comme vous le savez tous, lord Voldemort a de nouveau été vaincu, dit-il solennellement tandis qu’un frisson parcourait la Grande Salle. Oui oui, je sais, entendre prononcer son nom vous fait toujours tressaillir, mais je pense qu’il est important d’appeler un chat un chat. J’estime que la peur du nom ne fait qu’accroître la peur de la chose elle-même. Il ne faut pas que vous craigniez Voldemort, insista Dumbledore. Certes, nous ne sommes pas à l’abri de le voir revenir une deuxième fois, mais désormais, nous savons ce qui peut le détruire.

A ces mots, l’assemblée retint son souffle.

– Ce qui l’a détruit par deux fois, c’est tout simplement l’amour, expliqua calmement Dumbledore sous les regards surpris des élèves. Si chacun de nous va le puiser au plus profond de son être, et qu’il le dispense autour de lui, honnêtement, simplement, sans retenue, nous serons tous à l’abri du retour du Mage Noir.

Les élèves se regardaient tous en souriant, le regard légèrement incrédule.

– Oui, seul l’amour peut anéantir la haine. J’ai donc décidé de célébrer ce noble sentiment en organisant un bal pour la St-Valentin, annonça Dumbledore, tout sourire.

Aussitôt, un joyeux grondement envahit la Grande Salle.

– Ce bal aura lieu le soir du quatorze février, de huit heures à minuit. Et que ceux qui seront sans partenaire se rassurent : l’amour peut prendre bien des formes, et l’amitié en est une des plus nobles.

Il leva alors son verre pour porter un toast, et dit d’une voix forte et claire :

– A l’amour ! A l’amitié !

Tous les professeurs et les élèves se levèrent et s’exclamèrent, verres levés :

– A L’AMOUR ! A L’AMITIÉ !

Durant le mois de janvier, le calme et l’insouciance revinrent dans la communauté sorcière, tout comme à Poudlard. Toutefois, l’ambiance y était un peu plus fébrile à cause de l’imminence du bal de la St-Valentin. Par ailleurs, Rogue put remarquer d’infimes changements d’ambiance. Ses collègues étaient un peu plus aimables avec lui, exceptés Lapierre et Fitzgerald qui l’ignoraient complètement, ce qui l’arrangeait d’ailleurs beaucoup. Les élèves lui témoignaient un peu plus de respect, et ses cours étaient un peu plus détendus. L’absence de Malefoy et de ses deux acolytes semblait y être pour beaucoup. Londubat parvint même à lancer correctement le maléfice de Perlaboulle, ce qui entraîna Rogue à attribuer dix points à Gryffondor, sous les yeux médusés de tous les élèves.

Il filait toujours en secret le parfait amour avec Miss Harrison, qui le taquinait régulièrement sur le fait que désormais, avec don nez droit, ses dents blanches et régulières et sa chevelure soyeuse, il attirait les regards des étudiantes, faisant de l’ombre à Lapierre et Fitzgerald. Ces deux crétins étaient d’ailleurs devenus particulièrement entreprenants avec Miss Harrison à l’approche du bal. Il devait se retenir de leur lancer des maléfices déformants à la figure à chaque fois qu’il les voyait minauder autour de Lyla.

Lyla… Elle enluminait son existence. Ils avaient fait des projets pour passer les grandes vacances ensemble, en France. Elle avait même évoqué la possibilité de le présenter à sa famille ! Il ne pouvait plus envisager la vie sans elle, à présent.

Elle l’interrompit dans ses pensées en entrant dans son appartement sous la deuxième cape d’invisibilité qu’ils venaient de fabriquer, qu’elle ôta aussitôt. Curieusement, elle était coiffée d’un chapeau, et portait un long trench-coat duquel dépassait à peine le bout de ses pieds. Rogue referma son grimoire et se leva de son bureau pour aller l’enlacer.

– Stop ! lui ordonna-t-elle d’un ton impérieux. Va t’asseoir ! Arceo Sonitus !
– Et pourquoi devrais-je t’obéir ? demanda Rogue, l’air faussement condescendant.
– Tu vas voir… répondit-elle d’une voix pleine de promesses en allant vers la bibliothèque, tandis que Severus s’installait sur le sofa. Vigoris Excanto, dit-elle en tapotant la chaîne hi-fi qu’il venait de s’offrir.

Elle introduisit un CD à l’intérieur et lança la piste trois. Une mélodie de honky tonk retentit alors. Le piano et les cuivres jouaient une musique entraînante et chaloupée sur laquelle Miss Harrison se mit à danser sensuellement. Rogue était aux anges. Il s’installa bien confortablement sans le canapé pour savourer le spectacle orchestré par Joe Cocker.

Baby, take off your coat, real slow.
Baby, take off your shoes. I’ll help you take off your shoes.
Baby, take off your dress. Yes, yes, yes.

You can leave your hat on.
You can leave your hat on.
You can leave your hat on.

Go over there, turn on the light. No, all the lights.
Come over here, stand on that chair. Ooh, baby, that’s right!
Raise your arms in the air, now shake ’em.

You give me reason to live.
You give me reason to live.
You give me reason to live.
You give me reason to live.

Sweet Darling
You can leave your hat on!

Suspicious minds are talking. That’s right, they’ll tear us apart.
They don’t believe in this love of ours.
They don’t know what love is.
They don’t know what love is.

They don’t know what love is.

I know what love is.

You can leave your…

TOC TOC TOC

Lyla s’interrompit et regarda la porte d’entrée.

– Laisse, ils reviendront, maugréa Severus.

TOC TOC TOC

– Oh non, c’est pas vrai, grogna-t-il en se renversant contre le dossier avant de se lever pour aller répondre en se réajustant.
– C’est toujours quand il ne faut pas, soupira Miss Harrison. Accio vêtements, dit-elle en brandissant sa baguette, avant de filer à la salle de bain.
– Finite Incantatem, aboya Rogue en imprimant un brusque mouvement circulaire à sa baguette. J’arrive, cria-t-il de mauvaise humeur en direction de la porte d’entrée.

Il vérifia que rien ne trahissait la présence de Lyla, glissa la cape d’invisibilité dans le coffre au pied de son lit et alla ouvrir. Dumbledore attendait tranquillement dans le couloir.

– Bonsoir, Severus. Puis-je vous dire deux mots ?
– Bien entendu, entrez, répondit-il en se ressaisissant. Je vous en prie, asseyez-vous, l’invita-t-il en lui désignant un fauteuil. Un cognac ?
– Volontiers. Miss Harrison pourrait-elle sortir de la salle de bain et se joindre à nous ? demanda malicieusement Dumbledore.

Lyla entra alors dans la pièce, vêtue de sa longue robe noire décolletée et fendue sur le côté. Elle avait le rose aux joues et se mordait les lèvres pour ne pas trop sourire quand elle s’assit sur le sofa.

– Bonsoir, Monsieur, lui dit-elle timidement alors que Rogue s’installait à ses côtés.
– Bonsoir, Lyla, la salua-t-il avec un grand sourire compréhensif. Je voulais vous voir tous les deux au sujet de votre relation.
– Y’a-t-il un problème, Albus ? demanda vivement Rogue, l’air inquiet.
– En quelque sorte, confirma-t-il. Certaines rumeurs sur votre liaison circuleraient parmi certains de nos professeurs, ainsi que parmi des étudiants. Elles concerneraient également l’anatomie… généreuse… de Severus…

A ces mots, Rogue et Miss Harrison tentèrent vainement de réprimer un grand sourire.

– J’estime, continua Dumbledore sans se laisser déstabiliser, que le moment est venu de rendre votre liaison publique afin de mettre un terme à ces bruits de couloir. Le bal de jeudi prochain me semble l’occasion idéale. Qu’en dites-vous ?
– C’est un peu rapide, marmonna Lyla.
– Je trouve aussi, confirma Severus. Mais d’un autre côté, tout serait beaucoup plus simple, ajouta-t-il en regardant pensivement sa compagne.
– C’est d’accord, dirent-ils à l’unisson quelques instants après une concertation silencieuse.
– Mais laissez-nous choisir la manière, s’il vous plait, requit Lyla.
– Très bien. Et au cas où vous souhaiteriez vraiment officialiser, je vous signale qu’il reste un appartement pour un couple au château, précisa Dumbledore.
– Nous vous tiendrons au courant, ajouta Rogue.
– Parfait ! conclut Dumbledore en finissant son cognac. Je vais donc vous laisser. Bonne nuit ! leur lança-t-il avant de sortir.
– Merci, vous aussi ! répondirent-ils ensemble en l’accompagnant.

Ils refermèrent la porte derrière lui et se regardèrent un instant.

– Il y en a qui vont faire de drôles de tête ! dit Lyla en rigolant.
– Oui, et surtout deux… continua Rogue. Que leur réserves-tu ?
– Je ne sais pas encore, il faut que j’y réfléchisse… On ne parie pas impunément sur moi, murmura-t-elle d’un ton volontairement machiavélique. Non, je plaisante… Je suis bien trop gentille. Mais il faut quand même que je leur donne une petite leçon.
– Effectivement, l’approuva-t-il.

Il saisit alors sa baguette, rétablit l’insonorisation de l’appartement, se dirigea nonchalamment vers le canapé, s’y assit sans un regard pour Miss Harrison et étendit ses jambes sur la table basse. Il pointa sa baguette sur la chaîne hi-fi en disant « Vigoris Excanto » puis fouetta brièvement trois fois du poignet. Il lorgna alors Lyla du coin de l’œil, avec un regard de braise et un mince sourire, et lui dit malicieusement :

– On avait quelque chose sur le feu, non ?

Il fit un dernier geste du poignet, et…

Baby, take off your coat, real slow.
Baby, take off your shoes. I’ll help you take off your shoes.
Baby, take off your dress. Yes, yes, yes.

You can leave your hat on.

Fan art d'un inconnu très talentueux, s'il se reconnait, qu'il se manifeste, je serais ravie de mettre son nom !!!

________________

Un peu de légèreté, que diable !

Et ça ne fait que commencer…

Allez, cerise sur le gâteau, avec le sexy Mickey Rourke (à l’époque…)

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