Problème de fente au SAV

Tu ne le sais peut-être pas, mais mon ton son libre ainsi que mon langage fleuri amènent tout un tas de pervers détraqués à la recherche de tout et n’importe quoi dans ma Mare (un bref aperçu ici).

Ainsi, récemment, au milieu de requêtes diverses et variées du style "bague Dark Vador", "bitte d’amarrage" sans faute d’orthographe, "salope baise en botte ugg", "Robert Dalban", "salope toute nue qui mange un zizi" ou encore "martine a fait caca par terre", j’ai trouvé cette requête-ci :

"leche ma fente"

Ces quelques mots m’ont remémoré une anecdote du temps où je travaillais au Sévices Service Méthodes dans une boite de fabrication de meubles haut-de-gamme destinés à une clientèle très friquée.

Chaque semaine, nous nous réunissions pour faire le point sur les travaux en cours, et en fin de séance, nous analysions les retours clients afin d’améliorer la qualité des produits.

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Parmi ces produits, la société commercialisait notamment un plumard (ou plutôt un champ de tir vu la taille de la chose) avec une tête en contreplaqué bombée, usinée d’une multitude de fentes laissant passer la lumière des lampes incustées derrière elle (très beau produit, n’empêche).

Un jour, une de ces têtes de lit est revenue au SAV avec comme motif renseigné en bonnet difforme bien calligraphié sur le bon de retour :

"Quand on se met à genou et qu’on approche le visage,

ça sent mauvais dans la fente."

A croire que mes collègues étaient soit tous soit puceaux, soit hyper concentré dans leur travail, soit très coincés du cul (je vote pour cette option) car il n’y a que moi qui ait été prise d’un fou rire incontrôlable avec rougissement intempestif et torrents de larmes de rire…

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Tout comme le jour où une table repas est revenue cassée, car "quand on la charge avec un poids d’environ 60 kg et qu’on lui imprime des mouvements de va-et-vient, les pieds lachent."

Y’a pas à dire, ils savent s’amuser, les riches…

♫ "Je vais, je vais et je viens…" ♫