Goûter so 80’s : pommes au nid revisited et Petits Bruns améliorés

Quand ma blogpote Pivoine qui cuisine (tant pis pour nous) a lancé un concours sur le thème des Goûters Régressifs, en deux coups de cuillère à pot (champ lexical de la boustifaille) je me suis retrouvée transportée 30 ans en arrière (oui, je suis vieille), le mercredi chez feue ma Mémé.

Dans ces salopes d’années 80, tristes, grises, austères, mes parents se sont retrouvés tous les deux au chômage en même temps (délocalisation de leur usine de cambrousse oblige) avec une maison construite par Papa et Pépé Crapauds à payer quand même et deux pisseuses à élever.

Autant te dire que c’était pas la fête tous les jours, et que au quotidien, le goûter, c’était un bout de pain avec un morceau de gruyère (d’abord, m’en fous, j’adorais, car le clacos et moi c’est une grand histoire d’amour…)

Cela dit, quand le mercredi, on se retrouvait les quatre cousins-cousines chez la Mémé, c’était un peu bombance, même si la pauvre Mémé n’allait pas se ruiner non plus pour alimenter ses petits-enfants de la sous-espèce des Bouchanourrir (poke Claude Ponti). Donc, elle dégainait les bonnes recettes des familles, genre les matefaims, le pain perdu, mais aussi les pommes au nid, les Petits Bruns et la tablette de Poulain noir dans le papier d’alu dans l’emballage jaune avec l’image dedans.

Nous bien sûr, on aurait préféré des vrais Petits Beurre ou des Galettes Bretonnes plus grandes que la main, et du chocolat Merveilles du Monde. Mais on se contentait de ce qu’on avait, même si pendant des années, les pommes cuites et les Petits bruns m’ont collé un cafard incommensurable.

Le seul machin dont l’emballage n’a jamais changé, non ?

Mais avec la vieillesse, la parentalité, et une Crapouillette n’aimant les fruits que couic cuits, je redécouvre tout ceci !

Et grâce aux blogpotes culinaires et à la mondialisation (ben oui, le Nord, c’est hyper loin et reculé et exotique pour une Troudeballetaounienne du milieu à droite comme moi), je réinterprète tout ça, pour le bonheur des papilles de ma fille, et, je dois bien l’avouer, les miennes.

Allez lance-toi, tu verras qu’à la première bouchée de mon goûter régressif estampillé 80’s, tu entendras le générique de « Vicky le Vicking » et aura des images de Dorothée, Croque-Vacances et RecréA2 qui défileront devant tes mirettes !!!

Donc : les pommes au nid revisited

Il s’agit bêtement de pommes cuites, mais que j’ai réinterprétées grâce la recette de pommes en papillotes au micro-ondes de Scarlett le Doberman (si si, je te jure, file découvrir son blog, elle est drôle et rock’n’roll en plus d’être super cuistot et douée pour créer tout et n’importe quoi de ses mains) (je dois dire que je suis un poil de fion jalouse…)

Bref, les pommes au nid revisited

Tu prends une pomme, tu l’épluches, tu lui fais péter la rondelle au vide-pomme, et lui bourre le trou de verge-oise.

(je la trouve bizarre, ma recette…) (*)

Puis tu l’emballes dans du film plastique étirable spécial micro-onde, et zou, tu fais tourner de 2 à 3mn selon la taille de la pomme. Et voilà !

Pour accompagner ça, tu peux manger des Speculoos, c’est terrible, ou alors tu peux tenter mes Petits Bruns améliorés, ceux qu’on adorait manger en rentrant de faire de la luge, accompagnés d’un bon cacao…

Donc, il faut te munir de Petits Bruns, bien sûr, de beurre (ou de margarine pour faire encore plus rejeton du choc pétrolier giscardien), et de cacao en poudre ou de chocolat noir.

Tu tartines de beurre chaque Petit Brun sur sa face inférieure (celle qu’est pas écrite), puis soit tu saupoudres le beurre avec du cacao en poudre, soit tu râpes du chocolat noir dessus. Tu aplatis bien à la cuillère pour que le chocolat colle au beurre. Ensuite, dans un geste vif, rapide et sûr (là, il faut un réel savoir-faire…), tu assembles les deux biscuits face contre face pour en faire un sandouitche.

A déguster en commençant par les oreilles des biscuits, bien entendu !

Et voilà un goûter ultra-bon et régressif pour quasiment pas un rond !!!

Maintenant, je t’enjoins, camarade gourmand, d’aller poster toi aussi ton goûter régressif chez Pivoine !

Mais aussi d’aller compulser le blog « Les Copains d’Abord » que j’ai découvert pendant la rédaction de cette article, et qui est une véritable Madeleine de Proust, rempli de choses diverses et variées qui ont rythmé nos enfances respectives, pour peu que tu sois un enfant des 70’s ou presque. En cliquant sur le lien, tu tomberas sur la page concernant les boules de glace individuelles à démouler de leur coquille plastique ! Je les avais oubliées, j’en était pourtant dingue !!!

Allez, enjoy !

(*) PS : ces histoires de pommes, ça me rappelle une anecdote…

A l’usine où je bossais avant, y’avait un pépé originaire du même village reculé de Calabre que ma mère, qui était le père d’un pote à Monlolo, avec qui je m’entendais super bien. On mangeait ensemble, on rigolait et tout… Un jour, il se pointe vers moi et me dit avec son accent chantant :

– Dis donc, la Belle (c’est moi, ça), si je t’amène un pomme, tu me fais un tarte ? (oui, il mettait des déterminants masculins partout, ça lui évitait de se planter une fois sur deux)

– Ben oui, si vous voulez, lui répondis-je donc gentiment.

Et le voilà qui renchérit :

– Et si je t’amène du tabac, tu me fais un pipe ? »

Pfff, sérieux, les mecs…

PPS : bon ben non, y’a pas de photos cul-inaires dans mon article, j’ai plus rien à bouffer dans mes placards, j’ai pas eu le temps de faire les courses, et encore moins de cuisiner cette semaine, et je voulais pas publier mon article à la bourre… Mais promis, j’essaie de me rattraper et je te préviens dès que mes chefs-d’oeuvre sont en ligne !!!

20 réflexions au sujet de « Goûter so 80’s : pommes au nid revisited et Petits Bruns améliorés »

  1. Haha! J’aime quand tu parles de moi et que dans la même phrase, y a le mot fion! Tout de suite, j’sens qu’on s’comprend toutes les deux😀
    Eh tu sais la crapaude, y a un truc que j’t’ai jamais dit, mais j’adore ton blog aussi parce qu’il reflète la vraie vie. Je sais pas comment expliquer mais quand j’te lis, je m’y retrouve toujours un peu, et c’est rare quand-même sur la blogo (prononcé avec l’accent coincé du cul). J’aime beaucoup ta p’tite histoire avec tes parents, et tes cousins chez Mémé; ça sent bon la nostalgie, les supers souvenirs même si c’était pas folichon tous les jours!
    Chez not’papy et not’mamie, nous les cousins, on avait le droit à une frite « joe la frite » quand on repartait de chez eux. Tu te souviens de ces bonbons? Et si on restait dormir là-bas, on avait le droit deux carrés de chocolat milka et une pomme épluchée avec soin par papy, ah c’était le pied!
    Bon, j’essaierai de bourrer le trou de mes pommes avec la verge-oise (hu hu) la prochaine fois, sûre qu’elle va aimer ça (la pomme!).
    Léchouilles du Doberman

    • Whâ que de compliments qui me font hyper plaisir… C’est vrai que des fois sur la blogo, au milieu des attachés de comm press arty parisiennes super friquées (entre autres) je me fais l’impression de rien connaitre, d’être vraiment toute petite… Mais je me dis que y’a plein de gens comme moi mais qui s’expriment peu, en fait… Je suis leur porte-voix ^^
      Les joe la frite, tu m’étonnes que je me rappelle ! Pis avec mes copines, quand on descendait de l’école, on s’arrêtait dire bonjour chez mon arrière-grande-tante (si si, une minuscule mémé toute vieille et toute fripée super gentille) et on buvait un verre de grenadine et on repartait avec un Kréma mou, on était joie ! (nos mémés avaient que des pastilles Vichy dans les placards !!!)
      Merci encore, je suis sincèrement touchée, gros bisous🙂

    • Le micro-ondes, c’est quand même bien pratique… Genre nous, on cuisine, on ne mange quasiment rien de tout prêt, mais on congèle nos bons petits plats pour nos midis et pour les soirs où on rentre tard. Pis pour faire fondre le chocolat, surtout ^^
      Quant à la blaque à Toto (j’te jure qu’il s’appelait Toto !) elle était trop forte, sérieux ^^ (il me manque…)

  2. Ta recette est vraiment sympa comme tout, mais je crois bien que j’adore encore plus tout le texte qui va avec !
    Bref, chouette-chouette.
    J’imagine, au fait, que la recette marche aussi au four tradi, avec un peu de beurre sur la pomme (et sans film, parce que le plastique fondu = beurk…) ?
    Bises & bonne journée !

  3. Tu prends une pomme, tu l’épluches, tu lui fais péter la rondelle au vide-pomme, et lui bourre le trou de verge-oise.

    YESS ! J’ai montré ça à l’Homme, ça l’a fait rire aussi😀

    Je suis trop jeunette pour connaître la nostalgie de ces années-là (mais je sais quand même savourer à sa juste valeur LE plat de mon enfance : la purée avec le jambon mouliné PAR MES SOINS!). Mais en tout cas j’adore cet article, parce qu’il est drôle et en même temps, pas vraiment. Et je rejoins l’avis de Scarlett : tu nous donnes de la vie, de la vraie ; celle qui décomplexe totalement!! Et merci pour ça😉

    Bisous!

    • Merci beaucoup, ça fait hyper plaisir !
      Faire rire avec la vraie vie, rire de tout avant d’avoir à en pleurer !!!
      Pis jambon purée, c’est trop de la balle (et surtout le bruit de la Moulinette comme disait ma mère, et cette jolie poudre rose… J’en faisais souvent à Crapouillette quand elle était minus, c’était la bonne excuse !!!)
      (et pis les coquillettes au beurre… mmmhhh…)

  4. Le petit brun je lui mangeais d’abord les oreilles (les 4 coins) et je le remettais dans la boite ^^
    Merci!

  5. C’est toujours bien sympa de te lire, je me marre, tu devrais me voir^^ Ca me rappelle des truc-qui-n’existent-plus de quand j’étais petite : les Bamboulas (grave politiquement incorrect maintenant, mais ils étaient trop bons ces biscuits^^), les Pim’s avec la gelée d’orange tellement bourrée de gélatine qu’on pouvait la détacher et la garder pour la fin (maintenant ils sont tout nuls et faut tout manger en même temps), le Tang qu’on mangeait à la cuillère bien sûr et pas dilué à l’eau…
    Ma mamie elle nous refilait les biscuits qu’on trouve dans ces gros sacs de 1 kg dans les supermarchés, tu sais, ceux qui sont tout en bas du rayon et qui coûtent rien ! Avec mon frangin on aimait bien parce qu’il y avait des trucs marrants écrits dessus. Maintenant, je fais mes courses dans les magasins bios et mon brother ne mange que les macarons qu’il prépare lui même… Les temps changent ma bonne dame^^

    • Ah oui, ces biscuits, j’en ai mangé, Monlolo appelle ça des « gâteaux de chien » !!! Y’avait les Casse-croute, aussi, pis les « Têtes de nègre » dans le genre politiquement incorrect ! Quand je pense aux pubs de l’époque genre pour le Banania et tout…
      C’est dingue, l’évolution, mine de rien…
      Merci d’être passée par là, bisous !

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