Leçon de choses #9 : de la conscience de sa condition

L’autre soir, on jouait sur le canapé avec Crapouillette.

Chatouilli-chatouilla sous les bras, la grosse bêbête qui monte et qui mord les oreilles, les mains de sorcières qui griffent le dos, à dada sur mon bidet tout en disant des mots qui tremblent… enfin bref, toute la panoplie pour faire rire un gosse aux éclats.

Et pour rire, elle riait, la coquine, à en perdre la respiration !

Après avoir repris son souffle et ses esprits, la voilà qui me dit après un grand soupir de contentement :

"Aaaaaahhhhhhh… C’est trop bien d’être un enfant…"

(c’était la dose annuelle de gnangnantitude dans la Mare)

Leçon de choses #8 : des matières synthétiques ou naturelles

Crapouillette, hier soir…

- Maman, c’est quoi une manière synthétique ?

- C’est une maTière qui est fabriquée.

- … ???

- C’est le contraire d’une matière naturelle, quoi.

- … ??? (bis)

- Par exemple, la laine c’est une matière naturelle, car elle est faite à partir d’un truc de la Nature, les…

- … moutons !

- Voilà ! Et le cuir, c’est aussi une matière naturelle, tu sais avec quoi c’est fait ?

- Non…

- Avec la peau des animaux, un peu comme la vraie fourrure.

- Ah oui d’accord ! Et y’a quoi encore comme matière naturelle ?

- Eh bien, euh… Le coton ! Tu sais avec quoi c’est fait le coton ?

- Oui oui, ça je sais ! C’est fait avec les nuages !

Crapouillette, 6 ans 1/2, poète…

J’ai été tagguée comme un wagon SNCF #21 : Le Moral dans les Chaussettes

Bah dis donc, ça fait une paie que je suis venue ici, moi ! Alors, quoi de mieux pour recommencer qu’un petit tag ? Celui-ci m’a été refilé par ma socquette, à savoir Elodie (ou Grazie Rose sur Twitter) du sympathique blog Le Moral dans les Chaussettes ! Voilà comment elle se résume dans sa présentation Hellocoton :

"Un simple concentré de jus de chaussettes pour faire face à la grisaille. Tendances, mode, cuisine, déco, voyages, coups de gueule, coups de coeur… Un bref patchwork de ma petite vie afin d’être bien dans mes baskets !"

Allez, zou !

1. Comment te vois-tu dans 10 ans ?

Ben tiens, ça c’est marrant… Y’a 2 jours, j’aurais pas su quoi répondre, mais depuis ma journée mensuelle à l’hosto de mardi pour recharger mon corps pas très vaillant en immunoglobulines, en fer et en vitamine B12, je te dis donc : "comme ma voisine de chambre".

Ca t’avance vachement, hein ?

(nan mais en vrai, je me vois comme maintenant, mais plus vieille)

(ça t’avance vachement aussi…)

(tu comprendras donc à mots couverts que quand on est malade et qu’on vit avec une épée de Damoclès en permanence au-dessus de la tronche, on se refuse à envisager un avenir lointain, quel qu’il soit)

(‘tain comment je plombe l’ambiance, là !)

2. Quelle est ta fleur favorite ?

La violette ! Car elle est belle, sauvage et délicate, elle sent bon, et elle a bon goût (oui, j’adore manger des fleurs) (et non, je ne suis pas une vache qui s’intoxique aux colchiques) Elle symbolise la modestie (alors, ça, c’est tout moi, tu en conviendras…) et un amour secret… J’adore…

3. Ta couleur ?

Euh… Une couleur chaude, déjà. Le orange me plait beaucoup, alors que je le détestais étant gamine. Il est chaud, lumineux, gai, flatteur en ce qui me concerne,  et s’accommode de toutes les saisons.

4. Pourquoi tiens-tu un blog ?

A la base, parce que j’aime écrire, que je rêve d’écrire un roman et qu’il fallait que je commence à écrire quelque part. Le blog m’a semblé adéquat. Bon, le roman est toujours pas écrit, mais ici, c’est un peu mon entrainement (mais je n’y suis pas très assidue, car en aucun cas je ne vois cet exercice comme une obligation, mais toujours comme un plaisir. Pas envie ? Trop de pression ? Je lâche la rampe !)

5. Quel évènement t’as le plus marqué dernièrement ?

Ben… La crise cardiaque de mon père y’a 2 semaines, ce qui explique en partie mon absence de la blogo de ces derniers temps par une envie, un besoin de me recentrer sur la "vraie" vie, de me redéfinir des priorités.

6. Si tu pouvais te transformer en une personnalité le temps d’une journée, qui choisirais-tu ?

Han c’est dur, comme question… Je dirais… Antoine de Caunes, car il est génial et il a plein de copains so cool genre Alexandre Astier et qu’il peut interviewer des artistes trop géniaux genre Bruuuuuuce !!!

Le seul problème, c’est que par ce biais, je ne pourrais pas rencontrer Antoine de Caunes…

Dilemne…

7. Quel achat reflète ta plus grosse folie dépensière ?

Dernièrement, des escarpins Chie Mihara, valeur 240 €… mais que j’ai trouvés à moitié prix !!! Donc à 120€, soit le prix d’une bonne paire de pompes, je te dis pas le rapport qualité/prix !!!

8. Quel pays souhaiterais-tu visiter ?

Les Etats-Unis. Y’a de quoi faire !!! Sinon, plus prosaïquement et dans mes moyens, j’aimerais beaucoup aller en Ecosse, à Londres, à St Pertersbourg, et surtout, SURTOUT, retourner à Prague…

9. Plutôt pop, rock, rap, salsa, électro, jazz…?

ROCK for ever !!! Mais aussi punk rock, punk pop (genre Greenday, Weezer…) un peu d’alternative, d’indie, de metal, un soupçon de folk, de pop… mais surtout des 60′s et 70′s.

10. Plutôt DIY ou shopping pour tout et n’importe quoi ?

Mère Nature m’ayant affublé de deux mains gauches, ce qui est assez gênant quand on est droitière, tu en conviendras, je suis plutôt shopping. J’ai essayé plein de fois de faire des choses de mes mains, mais si je sais COMMENT faire (intellectuellement parlant), mes mimines refusent de m’obéir, ce qui fait que j’aboutis systématiquement à des objets qu’on appelle communément par chez moi des Trukmoches (comme dans un sketch des Nuls)

Cela étant, je cuisine (quasiment jamais de plats préparés), et depuis peu, je me suis mise au tricot, et à ma grande surprise, j’y arrive !!! Je pense que c’est tout simplement parce qu’il s’agit d’une activité bien logique et mathématique, de celles que mon cerveau de cartésienne maladive adore.

11. Plutôt moral dans les chaussette ou grosse patate ?

Oh ben un peu des deux selon les périodes (genre celle-ci, quoi), mais dans l’ensemble : GROSSE PATATE !!!

Tournoi Grimoires & Ripailles au Donjon de Grenadine

Salut as’toi, humble ou noble visiteur de céants.

Tu ne le says peut-estre pas encore, mais ma Mare jouxte le donjon d’une sorceresse de génie nommé Grenadine et d’un enchanteur qu’on nomme Preum’s aulprès duquel elle a contracté épousailles en l’an de grâce deux mil douze. De ce donjon s’échappent quostidiennement moult effluves gouleyantes de bonne pitance qui titillent mon fin palais de crapaulde. A force de fleurer bon, j’ai daigné cogner à l’huis de leur logis, non pas pour leur demander le giste et le couvert, mais simplement pour avoir l’acquiescement de mesttre par écrit certains de leurs sortilèges. Las, afin d’avoir cet insigne honneur, je me dois de participer sans respit à un tournoi…

Pour ce faire, j’ai fourré mes grimoires dans ma giberne, grimoires que je m’en vais te présenter prestement.

Le premier, je l’ai gagné chez deux ribaudes (deux poulardes de tournoi) comptant parmi mes miennes amies.

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Il est encore puceau. Il ne mande qu’à estre rempli de recettes de brouets et autres francherepues.

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Les deuxièmes sont des grimoires remplis de recettes de famille, celles de la Mémé Simone ou de la Nonna Teresa, ces dernières ayant des noms en pastois vernaculaire estranger.

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Mais mes estagères joilent d’autres parchemins, vélins et grimoires comme tu peux le constater ci-bas.

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S’empilent moult feuillards qu’il me faudra ranger dans mon beau classeur couleur de rose, accueillant sortilèges et charmements glanés ci et là.

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Tout est bien ordonné de sorte que quérir un charmogne est facilité.

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Mais depuis quelque temps, j’ai découvert lors de mes pérégrinations un grimoire magique, pour ne pas dire ensorcelé, que j’ai ramené dans mon logis… Pour utiliser ce grimoire titré Deupoinzaireau, il suffit de baguenauder deci delà pour découvrir derechef de quoi ripailler sans sourciller…

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Et toi, noble visiteur, tu viens tournoyer avec nous au donjon de Grenadine et nous les monster, tes grimoires ?

Pour bastailler, c’est par là !

Le Donjon de Grenadine et Preum’s : Goûte, j’ai testé un truc !

PS : petit clin d’oeil en passant à des ensorceleuses que j’adore : Chris, ScarlettPivoinethe First Taste… et les autres !

Dimanche matin

Monlolo, en se levant un peu tard suite à une soirée un petit peu arrosée (doux euphémisme), s’est affalé sur le canapé, où il a commencé à regarder un documentaire sur la vie de Lénine sur Arte. Il a enchainé avec le discours de Mélenchon sur LCP. L’après-midi, il m’a achevée avec une émission où des pseudo-scientifiques tentaient de démontrer que ce sont des aliens qui ont construit les pyramides, alors que je me démenais en cuisine avec mes cupcakes qui n’avaient gonflé que sur les bords et étaient restés creux au milieu, un peu comme des vol-au-vent (j’aurais voulu le faire exprès que je n’y serais JAMAIS arrivée).

Pendant ce temps, Sergeant Pepper, chat diabolique, avait fait tombé une seule croquette dans son bol d’eau.

Et le lendemain, sur M6, alors que je tricotais sagement sur le canapé, je me suis faite sournoisement agresser par une émission traitant des chaussettes orphelines.

Durant 48 heures, j’ai cru être dans la peau de Colombe Linotte.

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"Le mystère de la chaussette orpheline, et autre tracas du quotidien"

de Colombe Linotte

En vente dans toutes les bonnes librairies !

Ma chronique : → ici ←

Son fabuleux blog : → là ←

Et mes deux billets préférés auxquels cet article fait plus ou moins référence :

"Cela fait trois semaines"

&

"Luluchatigré est atteinte du syndrome de la croquette-éponge"

Ceci était l’humble hommage d’une admiratrice reconnaissante.

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Gâteau de Pâques : Maman Oiseau a pas chômé au nid !

Eh oui, c’est de saison, hein ! Tu croyais pas que tu allais y échapper ?! La Cloche est tenace !

En fait, pourtant, c’était pas prévu. Mais quand avec Maman Crapaude, on a mis au point le menu de Pâques (avocats créoles et oeufs mimosa en entrée, et pollo rosti contorna di patatine en plat), on s’est dit qu’il nous fallait un dessert léger pour accompagner les chocolats. On avait prévu d’acheter une bête tarte au sucre, puis sur le blog "Et Dieu créa Marc Jacobs" (diantre, quel nom ! J’adore, mazette…), j’ai vu → ça ←.

Ça a fait un gros tilt dans ma caboche, et zou, la réinterprétation était sur les rails !

1- Le matos indipensable

Un moule couronne est particulièrement recommandé, sauf si tu fais une brioche qui se tient toute seule.

2- La base

J’ai choisi de faire un simple gâteau au yaourt, léger et neutre. Mais j’ai dans l’idée qu’un quatre-quarts serait sympa aussi !

Gâteau au yaourt ? Facile, c’est le gâteau ½-1-2-3 !

1/2 pot d’huile, 1 pot de yaourt, 2 pots de sucre, 3 pots de farine.

Tu ajoutes 2 oeufs et 1 sachet de levure, tu fouettes le bazar, et roule ma poule !

3- La déco

Tout d’abord, j’ai fait fondre du chocolat noir, et j’ai nappé le gâteau au yaourt. On a ensuite saupoudré des vermicelles en chocolat dessus, puis, sur les conseils de ma coiffeuse (oui oui), on a jeté un paquet de Mikados au centre pour faire les brindilles. Puis Crapouillette a délicatement déposé au fond de ce nid différents petits oeufs en chocolat.

On a également fait des oiseaux en pâte d’amande (j’adore, de la pâte à modeler qui se mange !!!), et on a mis le poussin dans un oeuf en chocolat "réaliste" cassé pour faire comme s’il sortait de l’oeuf.

Et…

Tadam !!!

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Maman Oiseau n’a pas chômé, hein…

Tout bête, et ça pète !!!

Et sinon, ce gâteau, je l’ai fait entre autre pour le MMM, à savoir le Monday Music Miam organisé par ma blogpote Chris35 du blog "Cuisine de tous les jours ".

Et pour moi, Pâques, c’est certes les cocottes, mais en musique, ce sont surtout les cloches, le poisson et le lapin qui sont à l’honneur, et notamment le lapin blanc d’Alice revisité par les Jefferson Airplane (pour planer, ça plane…)

Quant au poisson, il s’agit du fameux merlan (pas le mari de ma coiffeuse, hein) d’Alice au Pays des Merveilles, qui danse le quadrille avec les homards (non non, mon gâteau au yaourt n’était en aucun cas un space cake, je te jure). D’abord, c’est Franz Ferdinand qui le dit, alors…

Allez, je vais faire la chômée, je te laisse en compagnie des Kinks pour aller sonner les cloches !!!

PS : sur Marelivraudages aujourd’hui : de l’italien en jupette ^_^

"Fables T.16 : La Grande Alliance" (Opération "Price Minister fête la BD")

Cet automne, j’ai participé à l’opération "Les Matchs de la Rentrée Littéraire" organisée par Price Minister, qui consistait à publier la critique d’un livre choisi dans leur sélection et gracieusement envoyés par eux.

J’avais choisi "Une place à prendre" de JK Rowling (et pas J. Caroline comme croyait Monlolo !) et "Parfums" de Philippe Claudel.

Et d’ailleurs, ma critique de l’insipide "Une place à prendre" a été sélectionnée !!! Si je te jure, va voir →là← !!! (j’en suis toujours pas revenue, je suis trop contente !)

Et là, ce printemps, Price Minister a remis ça !

Il s’agit de l’opération "La BD fait son festival ", où on pouvait choisir jusqu’à 2 BD (si on parrainait quelqu’un) dans la sélection officielle du festival d’Angoulême.

La première que j’ai choisie, c’est donc "Fables".

J’ai d’emblée été séduite par la couverture, qui m’a rappelé Manu Civiello et notamment sa série "La graine de folie" que j’adore…

Par ailleurs, le pitch était pas dégueulasse non plus ! Je te fais un copié-collé de celui du site :

"Hansel, Barbe Bleue, Pinocchio, Le Grand Méchant Loup, Blanche Neige… Issus des contes et des littératures de l’imaginaire, les Fables vivent depuis des siècles en communauté, à Fableville, dans le plus grand secret. Une étonnante enquête policière sur fond de réinterprétation de très nombreux personnages mythiques."

Sans compter que le dernier épisode de la série "Once upon a time" venait de clore la diffusion de la saison 1 à la télé, et que j’étais grave en manque.

Je me suis donc ruée sur ce titre !!!

A réception, j’ai de suite été étonnée par le format, épais, moyen et souple. La couverture tenait toute ses promesses, elle est vraiment jolie.

Je l’ai ouvert les mains presque tremblantes, et là, deuxième surprise, et de taille : c’est un Comics !!! Dans la plus pure tradition du genre ! Je ne m’y attendais mais alors pas du tout vu le style de la couverture… J’ai un peu tiquée, je ne lis pas de comics, j’ai essayé étant ado, mais n’ai jamais accroché.

Cela étant, j’ai quand même commencé la lecture.

Et là, j’ai réalisé qu’il s’agissait en fait du tome 16 (oui : 16 !!!) d’une longue série. J’avais pas fait gaffe quand j’ai demandé le livre… Je sentais que ça allait pas être coton pour tout comprendre, et ce dès la lecture de la 4ème de couverture :

"Après une longue période d’exil, Jack est de retour au sein de la communauté des Fables de New York. Pour le meilleur ? Pas nécessairement… A l’heure où les Fables voient leur existence remise en cause par l’apparition des Littéraires – des principes de l’écriture personnifiés capables de vie ou de mort sur toute création de l’esprit – le retour de ce fils prodigue ne fait qu’ajouter à la peine de ses semblables.

FABLES est une série née de l’imagination prolifique de Bill WILLINGHAM et de son amour pour les contes de fées. Plus proches d’ANDERSEN et des frères GRIMM que de Walt DISNEY, l’auteur accompagné au scénario de Matthew STURGES (JACK OF FABLES) et au dessin de Mark BUCKINGHAM, Russel BROWN (The Boys), et Tony AKINS (WONDER WOMAN), développe une version inédite, documentée et parfaitement… vraisemblable des héros, créatures fabuleuses et monstres qui ont peuplé notre enfance."

D’autant plus que voici le résumé du tome précédent qui nous est donné sur la double page de présentation des personnages principaux, qui sont nombreux et pas piqués des vers !!!

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"Après leur victoire sur les troupes de Gepetto, les Fables ont été confrontés à une suite ininterrompue d’évènements tragiques, parmi lesquels la destruction de Fableville et la mort du preux Boy Blue. Depuis la chute de l’Adversaire, un mal immense, incarné par M. Dark, a été relâché sur le monde, obligeant les Fables libres à se réunir rapidement dans l’espoir de pouvoir le contrer. S’ils pensaient le pire advenu, qu’en sera-t-il lorsqu’ils apprendront de la bouche même de Jack et de ses compères l’existence d’une menace plus grande encore…"

Concernant les personnages, on a par exemple Blanche-Neige, ex maire-adjointe de Fableville, mariée à Bigby, Grand Méchant Loup repenti, et leurs potes les Fables, qui affrontent les Littéraux, qui sont en gros des personnifications des genres littéraires (vraiment très réussies) menés par Horne qui tente de réécrire le monde des Fables pour les éliminer (si j’ai tout compris) (et c’est pas gagné). Bien sûr, il y a des traitres, des sans camp défini, des doubles-jeux… Rhâ gna gna, pas facile de s’y retrouver d’entrée !

Et effectivement, tout est resté un peu nébuleux pour moi tout au long de la lecture. Je dois bien avouer que je n’ai pas compris grand’chose, d’autant plus qu’il y a plusieurs intrigues imbriquées.

Cela étant, je sens que c’est prometteur, comprendre que si on commence la série par le début, ce doit être une lecture passionnante.

En effet, l’univers créé est très riche, que ce soit en terme d’idées (tu en as eu un aperçu en début d’article) ou de graphisme.

Celui-ci est typiquement "comics" (dumoins dans l’idée que j’en ai, moi la néophyte) : peu de texte, couleurs criardes, mise en scène cinématographique, notamment des nombreuses bagarres…

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Le repaire des Fables

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Sérieux, y’a pas du cadrage, là ???!!!

C’est tout de même assez spécial, surtout pour moi, habituée à la BD européenne ligne claire (Hergé & Co, Belgique Power !!!) ou à la BD adulte classique (Hugo Pratt, Bourgeon…) ou encore à la BD Heroic Fantasy (Civiello, Ciro Tota, Loisel…).

Cela dit, il est assez révélateur quand on y regarde de plus près.

Chaque univers correspondant à une intrigue a son code graphique déterminé (palette de couleurs, mise en page, typographie…), ce qui aide à se retrouver dans l’histoire.

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A gauche : l’univers de Jack Frost ; à droite : celui des Fables

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A gauche : l’univers pin-up 50′s des soeurs Page ; à droite : celui cartoon des Fables transformés par les Littéraux

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A gauche : les Fables ; à droite : les Littéraux

Le découpage de ce tome 16 en 9 chapitres est assez original, d’autant plus qu’il donne lieu pour chaque chapitre à une illustration "artistique" (qui sont vraiment toutes très réussies) et à une vignette géante d’introduction, ainsi qu’à un résumé du chapitre précédent.

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Ainsi, même si je n’ai pas tout compris à l’histoire, dans la mesure où j’ai attaqué par le tome 16 *soupir*, je n’ai aucun mal à discerner le potentiel de cette BD.

Un univers riche, adulte, drôle, pop et déjanté, bourré d’idée innovantes et originales, au graphisme chatoyant et parfois carrément délirant ! Si j’ai l’occasion de feuilleter le tome 1 pour en "prendre la température", je crois que je me laisserais volontiers tenter !

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Un univers déjanté…

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adulte…

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et chatoyant !

Ma note (demandée par Price Minister) : 16/20

"Fables tome 16 : la Grande Alliance"

De Bill Willingham (dessins) et Mark Buckingham (scénario)

Collection Vertigo Classiques chez Urban Comics

17€

PS : désolée pour la qualité des photo, mais dans ma vallée, y’a déjà pas beaucoup de soleil, mais alors avec la pluie qui n’arrête pas, c’est même pas la peine d’y penser…

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Goûter so 80′s : pommes au nid revisited et Petits Bruns améliorés

Quand ma blogpote Pivoine qui cuisine (tant pis pour nous) a lancé un concours sur le thème des Goûters Régressifs, en deux coups de cuillère à pot (champ lexical de la boustifaille) je me suis retrouvée transportée 30 ans en arrière (oui, je suis vieille), le mercredi chez feue ma Mémé.

Dans ces salopes d’années 80, tristes, grises, austères, mes parents se sont retrouvés tous les deux au chômage en même temps (délocalisation de leur usine de cambrousse oblige) avec une maison construite par Papa et Pépé Crapauds à payer quand même et deux pisseuses à élever.

Autant te dire que c’était pas la fête tous les jours, et que au quotidien, le goûter, c’était un bout de pain avec un morceau de gruyère (d’abord, m’en fous, j’adorais, car le clacos et moi c’est une grand histoire d’amour…)

Cela dit, quand le mercredi, on se retrouvait les quatre cousins-cousines chez la Mémé, c’était un peu bombance, même si la pauvre Mémé n’allait pas se ruiner non plus pour alimenter ses petits-enfants de la sous-espèce des Bouchanourrir (poke Claude Ponti). Donc, elle dégainait les bonnes recettes des familles, genre les matefaims, le pain perdu, mais aussi les pommes au nid, les Petits Bruns et la tablette de Poulain noir dans le papier d’alu dans l’emballage jaune avec l’image dedans.

Nous bien sûr, on aurait préféré des vrais Petits Beurre ou des Galettes Bretonnes plus grandes que la main, et du chocolat Merveilles du Monde. Mais on se contentait de ce qu’on avait, même si pendant des années, les pommes cuites et les Petits bruns m’ont collé un cafard incommensurable.

Le seul machin dont l’emballage n’a jamais changé, non ?

Mais avec la vieillesse, la parentalité, et une Crapouillette n’aimant les fruits que couic cuits, je redécouvre tout ceci !

Et grâce aux blogpotes culinaires et à la mondialisation (ben oui, le Nord, c’est hyper loin et reculé et exotique pour une Troudeballetaounienne du milieu à droite comme moi), je réinterprète tout ça, pour le bonheur des papilles de ma fille, et, je dois bien l’avouer, les miennes.

Allez lance-toi, tu verras qu’à la première bouchée de mon goûter régressif estampillé 80′s, tu entendras le générique de "Vicky le Vicking" et aura des images de Dorothée, Croque-Vacances et RecréA2 qui défileront devant tes mirettes !!!

Donc : les pommes au nid revisited

Il s’agit bêtement de pommes cuites, mais que j’ai réinterprétées grâce la recette de pommes en papillotes au micro-ondes de Scarlett le Doberman (si si, je te jure, file découvrir son blog, elle est drôle et rock’n’roll en plus d’être super cuistot et douée pour créer tout et n’importe quoi de ses mains) (je dois dire que je suis un poil de fion jalouse…)

Bref, les pommes au nid revisited

Tu prends une pomme, tu l’épluches, tu lui fais péter la rondelle au vide-pomme, et lui bourre le trou de verge-oise.

(je la trouve bizarre, ma recette…) (*)

Puis tu l’emballes dans du film plastique étirable spécial micro-onde, et zou, tu fais tourner de 2 à 3mn selon la taille de la pomme. Et voilà !

Pour accompagner ça, tu peux manger des Speculoos, c’est terrible, ou alors tu peux tenter mes Petits Bruns améliorés, ceux qu’on adorait manger en rentrant de faire de la luge, accompagnés d’un bon cacao…

Donc, il faut te munir de Petits Bruns, bien sûr, de beurre (ou de margarine pour faire encore plus rejeton du choc pétrolier giscardien), et de cacao en poudre ou de chocolat noir.

Tu tartines de beurre chaque Petit Brun sur sa face inférieure (celle qu’est pas écrite), puis soit tu saupoudres le beurre avec du cacao en poudre, soit tu râpes du chocolat noir dessus. Tu aplatis bien à la cuillère pour que le chocolat colle au beurre. Ensuite, dans un geste vif, rapide et sûr (là, il faut un réel savoir-faire…), tu assembles les deux biscuits face contre face pour en faire un sandouitche.

A déguster en commençant par les oreilles des biscuits, bien entendu !

Et voilà un goûter ultra-bon et régressif pour quasiment pas un rond !!!

Maintenant, je t’enjoins, camarade gourmand, d’aller poster toi aussi ton goûter régressif chez Pivoine !

Mais aussi d’aller compulser le blog "Les Copains d’Abord" que j’ai découvert pendant la rédaction de cette article, et qui est une véritable Madeleine de Proust, rempli de choses diverses et variées qui ont rythmé nos enfances respectives, pour peu que tu sois un enfant des 70′s ou presque. En cliquant sur le lien, tu tomberas sur la page concernant les boules de glace individuelles à démouler de leur coquille plastique ! Je les avais oubliées, j’en était pourtant dingue !!!

Allez, enjoy !

(*) PS : ces histoires de pommes, ça me rappelle une anecdote…

A l’usine où je bossais avant, y’avait un pépé originaire du même village reculé de Calabre que ma mère, qui était le père d’un pote à Monlolo, avec qui je m’entendais super bien. On mangeait ensemble, on rigolait et tout… Un jour, il se pointe vers moi et me dit avec son accent chantant :

- Dis donc, la Belle (c’est moi, ça), si je t’amène un pomme, tu me fais un tarte ? (oui, il mettait des déterminants masculins partout, ça lui évitait de se planter une fois sur deux)

- Ben oui, si vous voulez, lui répondis-je donc gentiment.

Et le voilà qui renchérit :

- Et si je t’amène du tabac, tu me fais un pipe ?"

Pfff, sérieux, les mecs…

PPS : bon ben non, y’a pas de photos cul-inaires dans mon article, j’ai plus rien à bouffer dans mes placards, j’ai pas eu le temps de faire les courses, et encore moins de cuisiner cette semaine, et je voulais pas publier mon article à la bourre… Mais promis, j’essaie de me rattraper et je te préviens dès que mes chefs-d’oeuvre sont en ligne !!!

Odeur de sainteté

Pas plus tard qu’hier, je suis allée faire les commissions avec Crapouillette qui se remettait de sa gastro. Elle était même bien remise, la bougresse, cavalant allègrement sur le trottoir en ayant une tchatche d’enfer.

Nous nous rendîmes en premier lieu à l’épicerie pour acheter 2-3 trucs de première nécessité, genre chocolat à pâtisser (ben oui), fromage, huile et viande pour le midi. Entre deux sauts de cabri périlleux au rayon pinard accompagnés de "Allez allez, tu m’achètes une surprise ? Je te promets que je gouterai les entrées froides en échange pour toute la vie!" ou encore "Ben tu sais, Monsieur Casino, ben j’ai eu la gastro et même que j’ai vomi par terre et que maman elle a marché dedans pieds nus ! ", j’ai quand même réussi à payer mes emplettes.

Destination suivante : la pharmacie.

Bondée.

De gens malades.

Source: google.com via Deb on Pinterest

.

Yerk.

Bref, obligée d’y aller pour acheter les munitions de Monlolo (pas les pilules bleues, pas encore besoin, mais des médoc anti-acidité), je pris mon courage à deux mains et me mêlai aux quidams attroupés, toussotant, crachouillant, reniflant, j’en passe peut-être des invisibles et pas forcément des meilleures.

Source: thinkgeek.com via Elise on Pinterest

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Arrivée au guichet, je tendis mon ordonnance, et tandis que la vendeuse de médicaments se rendait dans l’arrière-boutique chercher les précieux, je dus de nouveau affronter les vélléités de Crapouillette.

- Maman, tu m’achètes un savon ?

- Non, on en a plein à la maison.

- Maman, tu m’achètes des bonbons ?

- Non.

*renifle*

- Mais on n’en a pas déjà !

- Oui, mais non.

*renifle encore*

- Maman, tu m’achètes une sucette ?

- NON…

* ‘tain mais ça schmoute ici…*

- Maman, regarde, y’a des jolis dentifirices avec des petites souris dessus, je peux en avoir un, dis, hein, hein, dis, s’il-te-plait-maman-que-j’aime-et-que-j’adore ?

- NON !

*Rhâ mais c’est quoi qui pue comme ça ?!*

- Euh si, en fait, t’en as plus.

* Oh my God, mais ça pue des pieds ici !!!*

L’apothicaire revenant enfin, je lui tendis la carte vitale, lançant quelques regards biaiseux bien sentis au bonhomme au guichet d’à-côté, me disant que y’avait quand même de sacrés gros dégueulasses.

Puis ayant payé, nous repartîmes avec ma fillasse toute heureuse avec son dentifrice avec la petite souris dessus, intimement persuadée que ça allait la faire venir (la petite souris) (oui, à 6 ans et quelques, elle a encore toutes ses dents de lait et ça l’énerve)

(tiens, lis , tu vas te marrer, à ce propos !)

Enfin arrivées à la maison, je commençai à vider mon panier de commissions et à préparer le manger.

Et là, que sentis-je ???

Une odeur de pieds.

Et là, j’ai commencé à me liquéfier de honte par l’intérieur. C’était donc moi ??? Le gros dégueulasse du guichet d’à-côté n’y était donc pour rien ???

Cependant, je ne comprenais pas.

Je m’étais consciencieusement lavé les arpions le matin même, avais mis des chaussettes propres et des chaussures assez neuves et en bon état…

Non, vraiment, je ne voyais pas par quelle opération du Saint-Esprit j’avais pu me mettre à puer des pieds ainsi.

J’en étais arrivée à m’assoir pour enlever mes pantoufles et mes chaussettes afin de trouver l’origine du Mal, quand soudain, j’eus la révélation…

Là, sous mes yeux, sur la table, comme une apparition…

St Félicien

Saint-Félicien, priez pour nous !!!