« Romans de la Table Ronde » de Chrétien de Troyes

Premier romancier, premier poète national, admirable maître d’oeuvre tant des romans de courtoisie que du roman mystique de Perceval, Chrétien trouve chez le lecteur d’aujourd’hui la même complicité que chez son auditeur des assemblées médiévales. C’est tout le symbolisme des vieux contes de Celtie ou de Rome qui revit à travers les mille péripéties et mystères du cycle courtois. L’amour y est valeur suprême. De lui procèdent les aventures dans lesquelles s’éprouvent les chevaliers qui hantent la cour d’Arthur, les forêts, les fontaines, les landes, rivages et châteaux enchantés : Érec et Gauvain, Cligès, Lancelot et Yvain. Voici la plus séduisante ouverture de nos lettres.

Je me suis plongée dans ce livre que Monlolo (alias mon cher et tendre) possède et a lu depuis belle lurette pour une simple et bonne raison. : remonter à la source pour bien mesurer le génie, comprendre l’intention d’Alexandre Astier quand il tourne Kaamelott.

En effet, j’ai récemment découvert cette série, et avec Monlolo, on en est devenu dingues !!! Cela étant, comme tout y respire l’intelligence malgré le ton complètement déjanté (le mélange des genres, j’adore) (tu l’auras déjà remarqué), j’ai voulu en saisir la moindre parcelle pour être sure de bien tout comprendre. Je connais la légende arthurienne, j’ai lu « L’Enchanteur » de Barjavel, le cycle du Graal de Jean Markale, j’ai vu le « Merlin l’Enchanteur » de Disney, l' »Excalibur » de John Boorman, « Le Roi Arthur » avec Clive Owen et Keira Knightley, je suis allée en Bretagne dans la forêt de Brocéliande (tombeau de Merlin, fontaine de Jouvence, Val sans Retour, le Lac, l’Arbre d’Or…), et je me suis rendue compte que si c’était toujours un peu pareil, c’était aussi et toujours surtout différent.

Le propre de la légende, quoi…

Je pensais donc qu’avec Chrétien de Troye, j’allais avoir la génèse de la légende arthurienne. Et ben que nenni ! Car déjà, lui a écrit une interpétation tardive, tout comme Geoffroy de Monmouth chez les Britons. De quoi y perdre son vieux français (à défaut de son latin).

Alors bon, j’ai tout de même commencé la lecture de ce grand classique, avide de chevaliers,  de tournois, quêtes et combats contre des dragons et enchantements divers et variés.

Ben j’ai vite déchanté.

Car pas de tout ça, non non.

Mais de l’amour courtois en veux-tu en voilà ! Mais que ça m’a gonflée !

Car en fait, en guise de légende arthurienne telle que le commun des mortels (genre moi) la connait, on a surout les deux derniers « romans », à savoir « Lancelot le chevalier à la charrette » et « Yvain le Chevalier au Lion ».

Parce qu’en fait, « Romans de la Table Ronde » est un livre qui compte quatre « nouvelles », les deux premières étant « Erec et Enide » et « Cligès ou la Fausse morte » (et les deux dernières les sus-nommées)

En soi, « Erec… » et « Cligès… » ne sont pas pourries, loin de là, mais je les trouve gnan-gnan. Oh oui, je t’aime, je vais te montrer ma valeur et te démontrer mon amour en allant combattre des méchants ! On se croirait plus dans un épisode des Power Rangers que dans une quête épique et chevaleresque rythmée par la Carmina Burana.

Pis les histoires de coucheries, même si elles concernent le beau et chaste Lancelot du Lac (lance l’eau du lac ???) et la Reine Guenièvre, ben moi ça me gonfle.

Ouais… Mmmmhhhh… Remarque, je la comprends un peu, Guenièvre…

Par contre, la donne change un peu avec la dernière histoire, à savoir « Yvain le Chevalier au Lion ». On y retrouve plusieurs éléments de la Légende, les personnages, la magie, les quêtes épiques… Je l’ai beaucoup aimé (contrairement aux autres, donc), mais certainement parce que elle correspond à ce que je recherchais quand j’ai commencé la lecture de ce livre.

Lecture, qui, d’ailleurs, m’a pris un temps fou !

Car le langage utilisé n’est pas le nôtre. Pas du vieux français non plus, mais une « traduction » assez réussie, je dois dire, de Jean-Pierre Foucher. On comprend bien tout, c’est bien teinté médiéval, ça se lit bien, mais néanmoins, ce n’est pas fluide comme du français actuel. On ne peut pas anticiper sur le mot qui va suivre, la syntaxe est « inversée »… Il faut donc lire avec une attention soutenue, je trouve. Mais c’est une bonne expérience, surtout pour une maîtresse d’école (que je suis encore un petit peu) qui se rend compte de ce que ça doit être au quotidien pour un lecteur débutant !

Ces romans m’ont donc laissé une impression assez mitigée. Déçue par les trois premiers qui ne causent qu’amour courtois, j’ai été emballée par le dernier : « Yvain le Chevalier au Lion », ce qui laisse présager de bonnes choses pour la suite, à savoir « Perceval ou le Roman du Graal ».

La suite bientôt, donc !

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« Orgueil et préjugés » de Jane Austen

Pour les Anglaises du XIXe, hors du mariage, point de salut ! Romanesques en diable, les démêlés de la caustique Elizabeth Bennett et du vaniteux Mr Darcy n’ont pas pris une ride ! Mais il faut parfois savoir renoncer à son orgueil. Et accepter la tombée des masques pour voir clair dans la nuit. Un classique universel, drôle et émouvant.

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Alors là, tu vois, ce livre, j’ai envie de dire que c’est la surprise de l’année.

Avant de débarquer sur la blogo, j’en avais vaguement entendu parler, comme de Jane Eyre ou des Hauts de Hurlevent. Mais depuis, j’ai halluciné devant les « Ômaillegode Mr Darcyyyyyyyyyyyyy !!!!!!!!! » et les « Rhâ lovelyyyyyyy Colin Firth !!! » poussés par les blogpotes.

Mais pour moi, Mr Darcy, c’était surtout le mari de Marcie D’Arcy dans « Mariés, deux enfants » (mais si, tu sais, avec Al Bundy !)

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Quant à Colin Firth, ce n’était que « l’autre » Mark Darcy dans Bridget Jones (ben oui, j’étais perdu, moi, avec Colin Firth double Darcy), mes yeux ne voyant que Hugh Grant, toujours… *soupir*

(attassion, scène culte !!!)

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C’était donc un peu mal barré…

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Alors si tu veux savoir ce que j’en ai pensé au bout du compte, je t’invite à aller lire la suite de l’article dans la bibliothèque annexe de la Mare : “Marelivraudages” !

A tout de suite !

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« Bih-Bih et le Bouffron-Gouffron » de Claude Ponti

Bih-Bih se promène tranquillement, quand, tout à coup, elle s’aperçoit que son chemin se trouve sur la langue d’un monstre… Il est en train de l’avaler ! Et ce chemin était le dernier morceau intact du monde. Le monstre vient de l’engloutir.

C’est un Bouffron-Gouffron.

Il bouffe, il se goinfre, c’est un gouffre. Dans son ventre, Bih-Bih distingue bientôt des monuments, des bâtiments, des tableaux, des sculptures de tous les temps et de tous les pays. Peut-on laisser mourir ces chefs-d’oeuvre ? Non !

Alors là, accroche-toi bien, adulte, car tu vas entrer dans le monde ébouriffant de Claude Ponti, qu’on dirait que seuls les enfants peuvent comprendre !

Un monde où règne l’imaginaire anarchique libéré des gosses ; un monde d’inventivité, de trouvailles, que ce soit dans les illustrations, la mise en page (comme dans cet album qui se lit tantôt en portrait, tantôt à l’italienne, au gré des pérégrinations des personnages), les mots, et surtout l’histoire !

Celle-ci, j’ai mis un petit moment avant de l’intégrer, quand même. C’est une espèce de fable onirique écologique sur la destruction du monde, voire sur le big-bang. Enfin, je crois ! Car chez Ponti, point de certitudes !

En gros, Bih-Bih, une espèce de petite fille habillée comme Alice au Pays des Merveilles, et son champignon à pattes Filifraiïme (tiens, ne serait-ce pas un clin d’oeil à Alice au Pays des Merveilles, justement, et aux champignons un brin hallucinogènes que l’héroïne (hin hin hin…) mange après avoir discuté avec la chenille fumant un narguilé qu’on sait pas bien ce qu’il y a dedans vu ses yeux ?)

Mince, j’en étais où, moi ? Pourtant, j’ai pas mangé de champigons magiques…

Eh ben si tu veux le savoir, je t’invite à aller lire la suite de l’article dans la bibliothèque annexe de la Mare : « Marelivraudages » !

A tout de suite !

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« La grand-mère de Jade » de Frédérique Deghelt

« Les livres furent mes amants et avec eux j’ai trompé ton grand-père qui n’en a jamais rien su pendant toute notre vie commune. »

Quand Jade, une jeune femme moderne, « enlève » sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n’a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l’image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète…

Une histoire d’amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant…

Voilà typiquement un livre que je n’aurais jamais acheté. Par chance, c’est ma collègue Gizou, l’amoureuse des livres, en qui j’ai trouvé non seulement une belle personne, mais aussi une interlocutrice pour partager mes expériences littéraires, qui me l’a prêté, en me disant peu ou prou que ça devrait me plaire, car c’est un livre sur l’amour des livres, l’amour de la lecture (pour les mêmes raisons, elle m’avait également prêté « Un homme à distance » de Katherine Pancol).

Et je dis « par chance », car je m’en serais voulue d’être passée à côté de ce petit bijou finement ciselé.

Pourtant, ça avait mal commencé entre nous ! Le premier soir que j’entrepris sa lecture, je ne pus dépasser les deux premiers chapitres, […]

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Eh ben si tu veux lire la suite, je te propose d’aller dans la bibliothèque de la Mare, l’annexe réservée aux livres, l’antre de la lecture, j’ai nommé mon autre blog « Marelivraudages« .

A tout de suite !

« Quelque chose dans la nuit » de Mikaël Ollivier [polar springsteenien]

« Trois accords en boucle, un riff de guitare, un refrain… 
Something In The Night. Ils sont des dizaines de milliers à avoir entendu cette chanson. Six d’entre eux en mourront. Quatre hommes et deux femmes dont le seul lien est leur passion déraisonnable pour une star, Bruce Springsteen, le Boss. Six fans traqués par la mort de concert en concert, de Madrid à Hambourg, à Londres, Paris et Anvers. 
Suicides ? Accidents ? Une loi des séries à laquelle Damien, gendarme passionné de musique, ne peut croire. Il entraîne malgré lui son frère, le commissaire Guillaume Le Guen, dans une enquête aux quatre coins de l’Europe qui ne cesse de les ramener au plus profond d’eux-mêmes. C’est leur monde qui menace de s’écrouler, vingt années de passion partagée. C’est leur vie qui est en jeu. Car comme il est dit dans la chanson de Springsteen qui donne son titre au roman : « Rien n’est oublié ni pardonné. » »

S’il y a un livre qui avait tout pour me plaire, c’est bien celui-là ! Un polar dans l’univers du Boss Bruce Springsteen ! C’est mon gentil beau-frère Topol qui me l’a fait emmener par le Père Noël. Cependant, comme je lis en fonction des saisons (ben oui, que veux-tu…) et que l’hiver m’est plus réservé à l’Heroïc Fantasy et aux grands classique (mais instinctivement, hein, c’est pas réfléchi !), je n’ai véritablement eu envie de m’y plonger que cet été.

C’est donc fébrilement que j’entamai la lecture de ce roman écrit par un des plus grands fans de Springsteen, Mikaël Ollivier, qui a d’ailleurs écrit sa biographie dite de référence : « Bruce Frederick Springsteen » chez Le Castor Astral et préfacée par Antoine de Caunes (tu vois un peu, quoi…).

A l’issue des deux premiers chapitres, je refermai le livre, dans un état un peu bizarre… Ce n’est que le lendemain, lorsque je le repris pour en continuer la lecture, que je pus mettre un nom sur ce sentiment ; l’énervement.

Oui, la lecture m’avait énervée, et je ne savais pas trop pourquoi, d’ailleurs. J’ai donc continué plus avant, et commencé à faire connaissance avec les divers protagonistes de l’histoire, tous des fans fous-furieux du Boss, le suivant lors de ses tournées européennes, connaissant tout de lui, ayant un nombre incalculable de pirates, des photos dédicacées, des souvenirs en pagaille…

« Ne serais-je pas un peu jalouse ? » me suis-je demandée en mon for intérieur. « Est-ce pour cela que ce bouquin m’énerve ? »

J’ai encore continué, et je me suis fait une raison : ce livre m’ennuyait, et surtout, je n’aimais pas du tout les personnages. Tous des cons, selon mon jugement personnel ! Et puis la description de leur petite vie de merde, pour la plupart, censée probablement nous conduire sur l’explication des meurtres pas beaux qui touchent un à un les membres de la bande de fans, me gonflait profondément !

Mais franchement, les fans de Springsteen ne peuvent être que des gens bien !!!

(mais c’est évident, voyons ! Les cons ne peuvent pas aimer ce mec si génial, si humain, si intègre !)

Et là, on a quoi ? Des cocufieurs et cocufiés en pagaille, des histoires de coucheries, des toxicos, des folles, des dealers, des chieurs, des tristes, des médiocres… C’en est caricatural, et ça m’a saoulée comme il faut. A aucun instant je ne suis parvenue à m’attacher (et encore moins à m’identifier) à un seul des héros, qui pourtant, sont fans de Springsteen comme moi ! Non, en fait, plus que moi ! Même que c’en est maladif, pour eux ! Et en tant que bonne control freak qui se respecte, je n’aime pas les pertes de contrôle quelles qu’elles soient. Ces fans, que je pensais jalouser au début, je les trouvais en fait pathétiques, et ça m’a rendue triste.

Cela étant, j’ai tout de même continué le livre, car il est extrèmement bien écrit, et puis je voulais savoir qui était le meurtrier. Mais alors que les trois premiers quarts du livre m’ont paru longs ! Seul le dernier quart, où tout se dénoue (et où j’avais déjà deviné l’identité du meurtrier depuis un bon moment grâce aux indices semés çà et là dans le bouquin) s’accélère un peu et a trouvé grâce à mes yeux.

Par ailleurs, deux autres choses m’ont également énervée dans ce polar.

La première, c’est quand l’auteur fait intervenir Bruce, et s’autorise à le faire penser, réagir. J’ai trouvé, dans toute ma retenue objective habituelle (mon cul), que c’était un sacrilège ! Qu’il n’avait pas le droit ! D’ailleurs, en général, je déteste les fictions faisant intervenir des personnages pas encore morts. Je m’imagine célèbre et en vie, et je pense que je n’apprécierais pas du tout que l’on me fasse subir un tel « traitement ».

La seconde, c’est la deuxième enquête menée par le grand-frère du gendarme, le policier de Montpellier. Elle n’a strictement aucun intérêt, et n’apporte pas grand’chose à l’histoire proprement dite. Si c’était juste pour brouiller les pistes, c’était pas franchement la peine…

Donc tu l’auras compris, j’ai été extrèmement déçue par ce livre. Sans doute m’en faisais-je trop une fête… Cela dit, les autres critiques que j’ai pu lire sur le net sont assez positives, pour ne pas dire élogieuses ! Je pense que ma déception tient plus à ma personnalité tordue qu’au livre en lui-même.

Le mieux, c’est donc que tu t’en fasse une idée par toi-même, et surtout si tu aimes le Boss !

Je concluerai cet article en te laissant écouter la chanson qui a donné son titre au roman (« Something in the Night » sur l’album « Darkness on the Edge of Town »), et dont une phrase est le leitmotiv de l’assassin : « Nothing is forgotten or forgiven »…

Et là, c’est que du tout bon…

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« Quelque chose dans la nuit » de Mikaël Ollivier

Editions Le Passage (2011)

« Le Sang du Temps » de Maxime Chattam

« Paris, 2005. Détentrice d’un secret d’Etat, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Prise en charge par la DST, elle est conduite en secret au Mont-Saint-Michel.

Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d’une enquête particulièrement sordide : des cadavres d’enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourg du Caire. Rapidement, la rumeur se propage : une goule, créature démoniaque, serait à l’origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle.

A première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant…

La vérité se cache dans ces pages. Saurez-vous la retrouver ? »

C’est le premier livre de Maxime Chattam que je lis, acheté dans le cadre de la promotion « 2 achetés, 1 offert » de chez Pocket. Ce qui m’a attiré d’emblée, c’est l’imbrication de deux énigmes à deux époques différentes, et l’aspect surnaturel des meurtres. Car j’adore les mystères ésotériques, mais seulement quand ils ont une solution cartésienne. Ce qui fait que je me suis mise en colère à la fin de bouquins comme « Les Portes du Sommeil » et « Le Fantôme de Baker Street » de Fabrice Bourland, ou « Labyrinthe » et « Sépulcre » de Kate Mosse (pas la mannequin, hein…) Là, du coup, l’antépénultième phrase de la présentation du 4ème de couverture (retranscrite ci-dessus en intro) me laissait présager de quelque chose qui allait me plaire…

Et effectivement, dès le début, je me suis laissée haper par l’intrigue, et notamment la partie se passant au Caire en 1928, trouvant la partie contemporaine quelque peu insipide et peinant à démarrer.

De fait, elle ne démarre quasiment pas, car elle est avant tout un simple prétexte pour caser l’héroïne au Mont St-Michel. Héroïne, qui, soit dit en passant, s’habille elle aussi comme un sac !!! Mais sérieux, qu’est ce qu’ils ont, les auteurs de polars, avec les looks pourris pour les femmes ??? Ca décrédibilise complètement le truc, sérieux. Lis plutôt, et essaie de t’imaginer la touche de la nana (Marion doit se saper car elle est invitée à manger chez un vieil anglais raffiné et cultivé qu’elle connait à peine)

« Ni trop habillé pour ne pas mettre Joe mal à l’aise, ni trop décontracté pour ne pas le froisser. Elle se décida enfin pour un pantalon à pinces noir, un sous-pull – qu’elle avait payé une fortune un jour d’ivresse dépensière – sous un gilet en laine des plus classiques. »

Non mais sérieux, t’imagines le tableau ? Mais QUI se fringuait encore comme ça en 2005 ??? A part Angela Bower de « Madame est servie », sérieux, je vois pas…

Petit florilège de looks…

Mais bref.

A part ça, comme je le disais plus haut, l’intrigue située au Caire est vachement prenante. Je me suis vite attachée à Azim, le « second rôle », le second couteau de Matheson. L’ambiance est très bien rendue, on s’imagine parfaitement les décors, les personnages, leurs tenues… On sent la chaleur étouffante, limite le sable sur sa peau…

Source: google.com.br via Andre on Pinterest

Source: makery.org via Meg on Pinterest

C’est que ce bougre de Maxime Chattam écrit bien, malgré quelques tournures emphatiques, quelques métaphores à la con dont il aurait pu se passer, et nous avec.

Par contre, c’est fort dommageable que cette partie soit une retranscription de la lecture du journal de Matheson par Marion, et non pas le texte intégral, qui aurait été plus savoureux.

Quant à la partie au Mont St-Michel, ben ça cafouille. J’accroche pas. Les personnages sont caricaturaux, et ne connaissant pas le Mont, j’ai du mal à me représenter les décors malgré les photos vues (je ne connais pas le Caire non plus, mais là, pas de problème).

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Quant à l’intrigue, prometteuse au début, elle retombe à plat comme un vieux soufflé moisi. Car tout le tintouin avec la DST, l’isolement au Mont, le lien entre les deux histoires, ben c’est des conneries. Ce n’est qu’un prétexte à la découverte du journal et au mystère de la goule du Caire, qui, à mon sens, est la vraie histoire de ce livre.

Ceci étant, d’un point vu uniquement narratif, cette partie m’a livré un passage remarquablement bien écrit sur les livres. Je te laisse savourer ça… (ouais, c’est un peu long, je me suis bien fait chier à le taper, alors tu vas le lire !!!) (nan mais j’déconne, hein, tu fais comme tu veux, mais sérieux, c’est vachement bien).

« Depuis son adolescence, [Marion] avait développé une théorie selon laquelle toutes les clés du cosmos étaient rassemblées en divers points terrestres : les bibliothèques. Un individu qui prendrait connaissance de tous les livres de quelques bibliothèques pourrait comprendre l’univers, jusque dans ses parcelles les plus intimes, les plus sauvages. Tout lire, pour être à même d’établir des recoupements, de savoir ce qui échappait – parfois bêtement – aux hommes de science. L’essentiel était déjà à notre portée, mais dispersé, il fallait qu’un esprit assimile le tout ; il y avait des experts dans chaque discipline, mais aucun ne les couvrait toutes. Il suffisait de bien choisir les bibliothèques, peut-être une dizaine, sorte de séphirots matériels vers l’absolu, et l’esprit deviendrait détenteur du Savoir, son raisonnement ferait des analyses, les échanges et les conclusions menant à la connaissance. L’impossibilité de la tâche pour un seul cerveau et une seule vie reflétait toute la vérité de cette connaissance ultime : elle n’était pas à la portée de l’homme. Marion y avait souvent songé. Pourquoi ne pas accepter que nous n’étions tout simplement pas aptes à réellement comprendre tout le cosmos ? Comment imaginer qu’un chat puisse travailler sur la portée de la théorie de la relativité ? Cela ne signifie pas pour autant qu’il est incapable de réfléchir, à sa hauteur, selon ses moyens. Ce raisonnement n’impliquait pas que l’on cesse de vouloir comprendre, bien sûr, mais que l’homme devienne plus humble, moins avide, et que sa conception du savoir soit moins une violation qu’une réflexion. Car tôt ou tard, la terre, à son échelle, nous en rappellerait le prix. »

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J’ai donc été déçue par la fin, attendant plus d’imbrication entre les deux affaires des deux périodes. J’attendais également plus de réponses (mon côté hyper cartésien et matheux n’admettant pas l’à-peu-près). Mais là, laisser le mystère en suspens, entier, quasiment, est une décision délibérée de l’auteur, qui, à la fin de son livre, nous donne une énigme à résoudre nous conduisant sur le net à la recherche de la vérité (que je n’ai pas encore trouvée… Chiotte… Va falloir que je relise le livre, ce qui peut être une expérience intéressante, remarque…)

En conclusion, c’est un bon bouquin, distrayant, intéressant, notamment dans la manière interactive dont l’auteur l’envisage, mais très inégal. Il m’a quand même donné envie de lire les autres livres de Maxime Chattam, car ce joli monsieur semble avoir de bonnes idées et de la suite dans les idées, tout comme un certain talent, voire un talent certain, pour l’écriture.

Source: google.com.tr via Zeynep on Pinterest

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Alors, stay tuned pour de nouvelles aventures !

“Proies” de Mo Hayder

« Alors qu’elle dépose ses courses dans le coffre de sa voiture, une femme est jetée au sol par un individu qui prend la fuite à bord du véhicule. Selon la police, pour qui il ne s’agit que d’un banal fait divers, l’agresseur ne s’est sans doute pas rendu compte de la présence d’une fillette sur la banquette arrière. Mais le scénario s’assombrit : l’enfant reste introuvable et une deuxième petite fille disparaît dans les mêmes circonstances. Le ravisseur ne tarde pas à se mettre en contact avec la police… A nouveau, le commissaire Jack Caffery et le sergent Flea Marley vont plonger dans l’horreur à l’état pur. »

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de coeur pour un écrivain. Dès les premières lignes du roman, j’ai été séduite.

Pourtant, je ne l’ai pas acheté exprès. Ce titre est celui que j’ai choisi en gratuit pour l’achat de deux autres livres chez Pocket (« Le sang du temps » de Maxime Chattam et « Fractures » de Franck Thilliez). Il faut dire que j’en avais lu des critiques élogieuses dans ELLE, et que quand les beaux jours arrivent, j’aime à délaisser mes sagas d’Heroic Fantasy pour des polars (oui, je lis comme je fume et comme je mange et m’habille : selon les saisons) (certains –Isaaaaaaa !!!!!!!- trouvent ça bizarroïde, mais que veux-tu, la Crapaude est ainsi faite !)

Ainsi, j’ai récemment lu “Sans un adieu” et « Ne le dis à personne… » de Harlan Coben, auteur de polar encensé par la critique et le public s’il en est, qui m’a laissée de marbre. J’ai trouvé ses intrigues bien menées, certes, mais ses personnages non crédibles, et son écriture fade, froide… Quant aux choix vestimentaires décidés pour ses protagonistes, ils sont, comme dans tous les polars américains que j’ai lus (Patricia Cornwell ou Mary Higgins Clark par exemple), complètement atroces !!! Pour la fashionista même “de campagne” que je suis, c’est carrément intenable (souvent genre twin set bleu ciel avec jupe plissée beige… yerk !!!) Et ça suffit pour me gâcher une partie de l’éventuel plaisir (je te jure).

J’ai donc tenté Mo Hayder, car femme et anglaise, donc forcément de bon goût pour la mode vestimentaire (oui, bon, quoi, je ne suis pas objective, je sais…), et Thilliez et Chattam, car français avec des intrigues assez alambiquées a priori.

Le premier sur la pile trônant dans ma bibliothèque tellement remplie qu’elle en dégueule des livres était le Mo Hayder, alors pouf, c’est celui que j’ai embarqué pour nos mini-vacances dans le Sud lors du week-end de l’Ascension. Et vu le temps pourri qu’on a eu, surtout le samedi, on est resté sagement à l’appartement à glandouiller après avoir visité l’aquarium du Cap d’Agde (petit, mais sympa, surtout quand y’a rien d’autre à faire… Pis Crapouillette Ière a enfin pu assouvir sa passion pour les oursins) (oui, je sais, la fille est aussi étrange que la mère…)

Afin de me distraire tandis que Crapouillette faisait des dessins et que Monlolo regardait un truc de sport à la TV tout en lisant Libé, j’ai commencé la lecture de “Proies”.

Eh ben dis donc, j’ai eu du mal à le lâcher !!! Cela faisait vraiment très longtemps que je n’avais pas autant apprécié de lire en journée (la dernière fois, c’est lors des vacances de Noël 2002, mes premières vacances de Noël d’instit’, quand, alors qu’il neigeait à gros flocons et qu’un feu crépitait dans la cheminée, je m’étais farci les quatre premiers tomes de la saga Harry Potter afin de comprendre l’engouement de mes élèves pour le petit sorcier (et j’en suis devenue plus accro qu’eux !!!)).

D’ailleurs, j’ai tout de suite pensé que ce “Proies” aurait pu avoir été écrit par JK Rowling si elle faisait des polars. Le style est limpide, clair, concis, générateur d’images mentales immédiates alors que les descriptions, des lieux comme des personnages, sont courtes (donc pas chiantes et ne ralentissant pas le rythme de l’histoire).

Quant au rythme, donc, il est trépidant ! Pas un temps mort quel que soit le personnage, la piste, l’intrigue (car il y en a plusieurs qui se croisent puis se rejoignent) qu’on suive. On tremble, on frissonne, on a la nausée quand on lit et imagine le destin des petites filles enlevées par le ravisseur…

C’est qu’en quelques mots, Mo Hayder a le don de faire naitre des sensations, des sentiments, notamment pour les personnages parfaitement dépeints, tout comme leur vie quotidienne absolument banale qui se rapproche de la mienne (boulot, gosses, campagne…) et qui bascule dans l’horreur. Personnages et situations sont parfaitement crédibles, ce qui augmente l’identification du lecteur et amplifie le ressenti.

Ce roman-là est un page turner dans toute sa splendeur, mais un vrai bon, un EXCELLENT, et ce à tous niveaux : intrigue, style… Je l’ai donc terminé en deux coups de cuillère à pot, et me suis commandé “L’homme du soir” et “Rituel” de la même auteure suite aux recommandations d’une tweetpote (voir ici pour le côté un peu ubuesque de la conversation…)

Du coup, tu auras sans aucun doute très bientôt deux nouvelles critiques littéraires ici-même !

“Proies” de Mo Hayder, Pocket (2010)

A lire (et le précédant) dans la même série :

« L’homme du soir » (2002), « Rituel » (2008) et « Skin » (2009)

« Le cimetière des bateaux sans nom » d’Arturo Pérez-Reverte

« Condamné à la terre ferme, Coy, le marin sans bateau, est pourtant chaviré par une beauté blonde et ravageuse, Tanger Soto, qui l’entraîne dans une chasse au trésor trépidante à la recherche d’une épave remplie d’un chargement mystérieux. Et les ennuis commencent… »

Pour moi qui aime les romans d’aventure, et notamment d’aventure en mer (« L’île au trésor » de RL Stevenson est un de mes livres préférés depuis toujours, je suis amoureuse de Corto Maltese, et une grand admiratrice des BD et livres d’Hugo Pratt, qui a illustré notamment la série en poche chez Grasset des aventures d’Henry de Monfreid), il n’en fallait pas plus pour me plonger dans ce roman d’un des maîtres de la littérature espagnole. Cela dit, j’avais ce livre dans ma bibliothèque car je l’avais eu gratuit pour l’achat de deux autres poches de chez Points.

N’empêche.

Dès le début, la langue surprend. C’est un langage précis, élaboré, qui se savoure plus qu’il ne se lit. D’emblée, on sent qu’il va falloir prendre son temps, que ce livre-là n’est pas un page turner.

Dès le début, l’érudition transpire par les pores du papier. Que l’auteur nous parle des étoiles, de la mer, des bateaux, de la navigation ou de la politique espagnole sous Charles III avec les Jésuites qui trainent par là au travers, on sent que l’auteur a bossé son sujet. Et même si l’on ne comprend pas tout, on lit, lentement, et on sait que de toute manière, le dénouement nous fera comprendre ces passages parfois quelque peu obscurs.

Corto Maltese par Hugo Pratt

Dès le début, on est séduit par les personnages, assez abimés, assez ambigus pour être parfaitement crédibles. On a tout de suite autant de sympathie pour Coy qu’on a de méfiance pour Tanger Soto, trop belle pour être honnête.

Puis on se laisse entrainer avec eux dans cette aventure de chasse au trésor, en Mer Méditerranée, sous le soleil de plomb espagnol.

Et là, le rythme du roman épouse le rythme d’une journée en Espagne : lent.

Trop lent à mon goût. Certes, il est plaisant de savourer doucement une lecture, mais point trop n’en faut. Pendant le tiers du milieu du livre, je me suis un peu ennuyée, la motivation de continuer n’étant due qu’à l’envie de trouver une réponse aux deux questions fil rouge du livre : vont-ils trouver l’épave et sa cargaison mystérieuse, et Coy va-t-il se faire Tanger (ben oui, quand même, quoi) ?

Toutefois, je dois bien avouer que ces pages-là ont été à l’origine d’une des plus belles descriptions que j’aie pu lire, celle de la ville de Carthagène. Savoure…

« Il aimait cette mer qui était aussi ancienne, sceptique et sage que les femmes innombrables qui survivaient dans la mémoire génétique de Tanger Soto. Ses rivages gardaient l’empreinte des siècles, pensa-t-il en contemplant la ville qui avait été célébrée par Virgile et Cervantès, tassée au fond du port naturel entre les parois de rochers qui, trois mille ans durant, l’avaient rendue presque inexpugnable aux assauts des ennemis et des vents. Malgré sa décadence, ses façades décrépies et sales, ses maisons en ruine que l’on ne reconstruisait pas et qui lui donnaient parfois l’allure étrange d’une ville en guerre, la cité vue de la mer était belle, et dans ses ruelles étroites résonnaient encore les pas d’hommes qui s’étaient battus comme des Troyens, avaient pensé comme des Grecs et étaient morts comme des Romains. »

Le passage en gras me chavire à chaque fois que je le lis. Je trouve ces mots et ce qu’ils racontent magnifique…

Carthagène, Murcie, Espagne

Pour résumer, ce livre est un roman extrèmement bien écrit et érudit, qui prend (un peu trop) son temps. On dirait du Victor Hugo contemporain. Cela étant, le rythme s’accélère sur la fin, pour devenir quasiment trépidant ! On a alors les réponses à nos questions, et une fin très réussie qui termine en point d’orgue ce livre qui m’a fait découvrir un auteur très talentueux, ayant notamment écrit un des prochains livre que je vais m’offrir : « Le Club Dumas ou l’ombre de Richelieu », réédité sous le titre « La neuvième porte ».

Oui, comme le navet de Polanski avec Johnny Depp dedans.

Mais que ce film mal tourné et mal joué avait pu m’énerver ! J’avais été énormément déçue que Polanski ait pu faire une telle daube avec pourtant une si excellente idée de départ, un scénario si génial.

C’est qu’à l’époque, je ne savais pas qu’à l’origine, c’était un livre !

Et j’ai désormais la certitude que je vais passer un merveilleux moment, car sous la plume de Pérez-Reverte, il ne saurait en être autrement !

« Le cimetière des bateaux sans nom » d’Arturo Pérez-Reverté, Points

Le fail du jour #6 : de Twitter

Hier, alors que je regardais les derniers messages Twitter sur mon ail foune, je vois la suite d’un tweet entamé la veille avec une tweetpote qui demandait qu’on lui conseille des livres car elle allait faire une razzia à la Fnac.

Tweet à la suite duquel je lui recommande les livres de Mo Hayder, mon dernier gros coup de coeur (je t’en cause bientôt).

Ce à quoi elle me répond en substance que c’est un de ses auteurs favoris, dont elle me recommande, à ma demande, les titres « L’Homme du Soir » et « Rituel ».

Je file donc chez mon libraire commander le premier.

Le lendemain, je vois un message de ma tweetpote :

Un peu de lecture avec Murakami et le gros Lutin qui roupille sur moi. What else ?

Auquel je réponds :

1Q84 t3 ? (ça fait trop message codé d’espionne, ce tweet !!!)

La conversation se poursuit, elle me dit qu’elle trouve que le livre est un peu mou, pédale dans la semoule, etc.

J’envoie donc à un moment le tweet suivant :

Ah zut, c’est mou, alors ? Je voulais l’acheter en même temps que je vais récupérer l’homme du soir

Un moment après, je reçois ce message-là d’une autre tweeteuse :

sorti du contexte il est bizarre ton message 😀

Gné ?

Ben pourquoi ?

Pour une fois que je suis sérieuse, que je cause littérature japonaise, tout ça…

Incompréhension immédiate.

Et je me suis décentrée, et je me suis relue :

Ah zut, c’est mou, alors ? Je voulais l’acheter en même temps que je vais récupérer l’homme du soir

Ouaip.

Tu comprends donc que je me devais, par cet article, de lever cette incompréhension…

Image du blog de Belasco http://belasco-online.blogspot.fr

Source: flickr.com via Arsinoe on Pinterest

Sex, Rogue & rock’n’roll : Epilogue [fan fiction Harry Potter]

Epilogue

A partir de ce soir-là, la vie à Poudlard ne fut plus jamais tout à fait la même.

Certes, Rogue était resté fidèle à lui-même, toujours froid, cynique et acerbe, très exigeant et encore un peu effrayant. Cependant, il se montrait plus juste, punissait les Serpentards qui le méritaient, et attribuait parfois des points aux élèves des autres maisons. Sa rancœur envers Potter avait grandement diminué. Du moins, il n’en laissait plus rien paraître et avait cessé de le tourmenter.

Ses relations avec ses collègues était un peu plus amicales, excepté avec Lapierre et Fitzgerald qui n’avaient toujours pas digéré le tour qu’il leur avait joué avec Miss Harrison le soir de la St-Valentin.

Lyla et Severus filaient toujours le parfait amour. On les voyait souvent arpenter les couloirs main dans la main, discutant, rigolant, leurs longues capes noires virevoltant de concert dans leur sillage. Au printemps, ils prirent la décision de vivre ensemble. Dumbledore leur octroya alors l’appartement pour deux qui restait au château. Dès le début des grandes vacances, Rogue vendit la vieille maison de ses parents sise à l’Impasse du Tisseur, et ils firent l’acquisition d’un vieux manoir en Cornouailles d’où s’échappaient régulièrement des échos de musique rock, et où se baladait une dizaine de chats birmans, norvégiens et sibériens. Ils espéraient qu’un jour prochain, des petits Rogue les rejoindraient.

Ils s’aimaient, le passé de Severus était enfin derrière lui, Voldemort était vaincu, et ils s’évertuaient à éviter son retour éventuel en employant la manière qui avait scellé leur destin un fameux soir de décembre…

Et voilà, c’est fini, un Happy End à la Disney !

Bon alors, sans déconner, vous en avez pensé quoi, hein ?

Pour la relire en entier, c’est dans l’onglet « Sex, Rogue & rock’n’roll » sous ma bannière, ou !

Personnellement, quand je relis ça, je me trouve incroyablement niaise ! Mais c’était il y a 6 ans, depuis, j’ai vieilli, j’ai eu une môme et j’ai failli crever 3 fois… Comme maturation, je te promets que y’a pas mieux !

J’avais commencé une autre fan-fiction juste avant de tomber malade, elle est presque finie, les 4 premiers chapitres sont écrits. Il s’agit de l’adolescence de Rogue, quand je cherchais à imaginer ce qui avait bien pu le « détruire » comme ça.

Si je trouve le temps, la motivation, je la finirais peut-être ! Mais là, je pense qu’il y aura de la réécriture avant !