Ma quête du iGraal

Oyez oyez gentes dames et pucelles, voire jouvenceaux égarés céants !

Ce jour d’hui je m’en vais vous conter l’histoire de ma quéquête du iGraal.

(une quéquête étant une petite quête comme tout un chacun le sait)

Il y a fort fort longtemps, à une période où la Crapaude que je suis était accaparée par moults problèmes divers et variés et n’avait point le temps ni l’envie de bloguer, j’ai été contactée par une confrérie au premier abord fort sympathique, qui me proposait moyennant une petite jactance sur son compte (dont acte) des avantages non négligeables pour l’acheteuse via Internet que je suis.

N’ayant point de temps, je n’ai pas scribé (sic) de bafouille, et surtout, je voulais tester la chose avant de t’en parler.

Cette confrérie, c’est donc iGraal, et son principe, c’est le cashback.

Tu vas voir, c’est très simple.

(le délire moyenâgeux s’estompe de lui-même de ligne en ligne…)

iGraal est un site qui a des partenariats avec un bon millier de boutiques en ligne.

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A chaque fois que tu achètes dans une de ces boutiques, un pourcentage de la somme que tu as dépensée (qui varie en fonction de la boutique et peut aller jusqu’à 40% !!!) t’est reversé sur ton compte. Tu cumules jusqu’à avoir un petit pécule comment veux-tu comment veux-tu que je t’en-parle sans te donner un exemple…

Genre ce matin, j’ai fait une commande chez Vert Baudet pour Crapouillette car j’y avais repéré des bottes fourrées et des bottes de pluie de neige et des ballerines toutes mimis et que y’avait une réduc (sérieux, je trouve que les pompes Vert Baudet sont d’un super rapport qualité-prix).

  

Et là, qu’ai-je vu dans ma barre de widgets sous Chrome ? Une petite pastille orange marquée « 1 » sur l’icône du widget iGraal. Ca, ça veut dire que y’a une offre de partenariat avec ce marchand. Tu cliques, et hop ! 3% de 80 euros dans la poche ! C’est pas vilain, hein ?

Tiens, regarde mes derniers gains :

Vertbaudet : 2.07 €
Moleskine : 5.2 €
Carrefour Drive : 0.5 €
ASOS : 8.2 €
3 Suisses : 2.34 €
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Et ça marche aussi avec La Redoute, Sephora, etc.
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Car ce qui est bien, avec iGraal, c’est que tu as en gros 2 possibilités pour faire tes achats.
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Soit tu fais comme moi la plupart du temps, à savoir tu cherches un truc sur Gougueule ou dans tes boutiques préférées, et là, pof ! tu as la bonne surprise de voir la pastille orange s’afficher (mais ne fais pas comme moi en oubliant de cliquer dessus…)

Soit tu passes par le site (ou le widget) qui récapitule les marchands en fonction de leurs produits et de leur pourcentage de cashback, et qui propose régulièrement des offres privilégiées.

Ainsi, chacun y trouve forcément son compte. Aujourd’hui, j’ai presque 30€ sur mon compte, sachant que j’utilise iGraal depuis le printemps et que je ne suis pas une acheteuse de folie non plus.

Et tu sais quoi ? Si tu veux tenter la quéquête du iGraal avec moi, je peux te parrainer et tu seras crédité de 5€ de bienvenue au lieu des 3€ classiques !

Pour ça, rien de plus simple, tu cliques ci-dessous !

illustration-cashback(oui, mon nom de marraine est jboony) (cherche pas, va…)

Alors, caisse t’en dis, tu tentes la quéquête du iGraal avec moi ?

Si oui, tiens-moi au courant !

Bon vent !!!

Fluorescent adolescent (bien entamée, l’adolescente…)

Ouais, j’ai décidé que j’allais faire une cure à la fontaine de jouvence et me la jouer jeune et tout, genre ma nièce de 13 ans qui a les ongles fluo, plein de bracelets fluo, un pantalon fluo et un t-shirt fluo et des sandales fluo et plein de machins fluo (quand ce ne sont pas des machins One Direction) (des trucs One Direction fluo, ça existe ? Car si oui, son cadeau de Noël est tout trouvé !) (et non, je te rassure un poil quand même, elle ne met pas TOUT en même temps, hein, quand elle a le pantalon fluo, elle met un t-shirt à moustaches)

Bref.

Donc j’ai mis du fluo sur mes ongles.

Oui, je te l’accorde, on dit « néon » aujourd’hui (très bon magazine d’ailleurs, qui devient mensuel et dont l’article sur la zoophilie dans le dernier numéro a failli me faire gerber) (pas l’article en lui-même, mais le sujet, quoi… Brrr…)

Donc on dit « néon », disais-je avant de partir dans des digressions circonvolutionnesques, ça fait moins la vieille qui a connu et qui a eu plein de machins fluo quand elle était ado dans ces saloperies de 80’s.

Moi avec mes copines quand on allait à la piscine.

Bref, j’en reviens à mes mimines. Ou plutôt à celles de Maoya, qui très récemment, nous a présenté une splendide manucure néon et triangles, pour laquelle j’ai craqué et qui semblait assez facile à reproduire.

Alors, je me suis lancée, d’autant plus que y’a quelques temps, j’avais gagné des vernis néon chez ma B. the nailpolisholic (bisous au passage, ma B. !!!)

Je me suis donc munie de ma base et de mon top coat, mais surtout de stripping tape (celui du kit Pshiiit pour Bourjois que j’avais gagné chez CocoBerryx) et de la fine équipe ci-dessous.

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Et pis en avant Guingamp comme dit l’autre !

Hop, la base, puis une couche de blanc que j’ai bien laissé sécher (une après-midi).

Le soir, j’ai d’abord posé le stripping tape non sans mal (surtout sur la main droite avec la gauche, oh Gode que ne suis-je ambidextre), et j’ai commencé par le Neon Yellow Peggy Sage. Oh le bonheur, ce truc ! Bien couvrant en un seul passage, viscosité parfaite, tendu nickel… Le pied.

J’ai enchainé derechef avec le Neon Pink Peggy Sage encore, et de même, un bonheur à appliquer.

Alors tu penses, je me frisais à l’application imminente du vert ! (oui, j’ai voulu mettre du vert et non pas du orange comme Maoya car je voulais faire honneur au lot de B.) Ah bah non, dis donc !!! Alors ce Neon Green, ben il a rien de ses 2 petits frères ! Une chierie sans nom ! Hyper liquide, pas couvrant pour un rond… caca boudin, quoi.

Du coup, je me suis rabattue sur mon fidèle orange Arty Agnès b. qui date de Mathusalem et qui du coup était épais comme un fond de cuve de vieux garçon. Je tombais de Charybde en Scylla. Mais que j’ai galeré, mazette !

Bref, j’ai ensuite enlevé le stripping tape à la pince à épiler (vu mes origines calabraises, c’est un outil que je manie à la perfection vu les heures d’entrainement) et pif paf, une couche de sèche-vite question de pas avoir la trame des draps gravée sur les ongles le lendemain, et zou ! au dodo, toute fière de ma manucure néon qui m’a presque permis de lire dans le noir (nan mais j’déconne) (n’empêche que j’adore contempler mes ongles vernis sur les pages d’un bon bouquin) (« Sérum » Saison 1 Episode 2 en l’eau-cul-rance)

Le lendemain matin, j’avais oublié ma manucure jusqu’à ce que je me fasse aveugler au réveil par le reflet de mes ongles dans le miroir dans la lumière matutinale.

Et là, j’ai vu.

Pas la lumière divine, non non, même si on était le 15 août y’a pas moyen (une vierge qui s’envoie en l’air ça m’a jamais fait tripper, perso) (oui, je suis une horrible mécréante, mais j’ai le droit, je suis apostat) (la tronche du dernier témoin de Jehova à qui j’ai dit ça, sérieux, on aurait dit qu’il avait peur que les foudres divines ne s’abattent sur mon balcon dans l’instant)

Non, j’ai vu le carnage.

Le massacre.

Mes ongles à la lumière du jour, quoi (mais quelle idée aussi de se faire les ongles à 10h du soir…)

J’ai d’abord essayé d’adoucir la chose avec des fleurettes…

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Mais au bout d’un moment, faut se rendre à l’évidence et assumer…

(j’ai mis des filtres pour essayer de faire ressortir le côté fluo des vernis néon, mais c’est vachement dur…)

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Bref, c’est pas joli-joli, mais bizarrement, très agréable à porter !

Le côté Polichinelle dans le tiroir de Madonna ayant fauté avec Arlequin sous acide est assez rigolo.

Allez, je te laisse avec les références de cet article, à savoir les petits noms des vernis, et la chanson éponyme des Arctic Monkeys (qui est une de mes préférées sur mon album préféré « Favorite Worst Nightmare » (bah oui, y’a « mare » dans le titre !)

Starring :

  • Mavala White 49
  • Peggy Sage Neon Green 293
  • Peggy Sage Neon Yellow 294
  • Peggy Sage Neon Pink 295
  • Agnès b. Mini 40 secondes ! Orange Arty

Leçon de choses #9 : de la conscience de sa condition

L’autre soir, on jouait sur le canapé avec Crapouillette.

Chatouilli-chatouilla sous les bras, la grosse bêbête qui monte et qui mord les oreilles, les mains de sorcières qui griffent le dos, à dada sur mon bidet tout en disant des mots qui tremblent… enfin bref, toute la panoplie pour faire rire un gosse aux éclats.

Et pour rire, elle riait, la coquine, à en perdre la respiration !

Après avoir repris son souffle et ses esprits, la voilà qui me dit après un grand soupir de contentement :

« Aaaaaahhhhhhh… C’est trop bien d’être un enfant… »

(c’était la dose annuelle de gnangnantitude dans la Mare)

Leçon de choses #8 : des matières synthétiques ou naturelles

Crapouillette, hier soir…

– Maman, c’est quoi une manière synthétique ?

– C’est une maTière qui est fabriquée.

– … ???

– C’est le contraire d’une matière naturelle, quoi.

– … ??? (bis)

– Par exemple, la laine c’est une matière naturelle, car elle est faite à partir d’un truc de la Nature, les…

– … moutons !

– Voilà ! Et le cuir, c’est aussi une matière naturelle, tu sais avec quoi c’est fait ?

– Non…

– Avec la peau des animaux, un peu comme la vraie fourrure.

– Ah oui d’accord ! Et y’a quoi encore comme matière naturelle ?

– Eh bien, euh… Le coton ! Tu sais avec quoi c’est fait le coton ?

– Oui oui, ça je sais ! C’est fait avec les nuages !

Crapouillette, 6 ans 1/2, poète…

J’ai été tagguée comme un wagon SNCF #21 : Le Moral dans les Chaussettes

Bah dis donc, ça fait une paie que je suis venue ici, moi ! Alors, quoi de mieux pour recommencer qu’un petit tag ? Celui-ci m’a été refilé par ma socquette, à savoir Elodie (ou Grazie Rose sur Twitter) du sympathique blog Le Moral dans les Chaussettes ! Voilà comment elle se résume dans sa présentation Hellocoton :

« Un simple concentré de jus de chaussettes pour faire face à la grisaille. Tendances, mode, cuisine, déco, voyages, coups de gueule, coups de coeur… Un bref patchwork de ma petite vie afin d’être bien dans mes baskets ! »

Allez, zou !

1. Comment te vois-tu dans 10 ans ?

Ben tiens, ça c’est marrant… Y’a 2 jours, j’aurais pas su quoi répondre, mais depuis ma journée mensuelle à l’hosto de mardi pour recharger mon corps pas très vaillant en immunoglobulines, en fer et en vitamine B12, je te dis donc : « comme ma voisine de chambre ».

Ca t’avance vachement, hein ?

(nan mais en vrai, je me vois comme maintenant, mais plus vieille)

(ça t’avance vachement aussi…)

(tu comprendras donc à mots couverts que quand on est malade et qu’on vit avec une épée de Damoclès en permanence au-dessus de la tronche, on se refuse à envisager un avenir lointain, quel qu’il soit)

(‘tain comment je plombe l’ambiance, là !)

2. Quelle est ta fleur favorite ?

La violette ! Car elle est belle, sauvage et délicate, elle sent bon, et elle a bon goût (oui, j’adore manger des fleurs) (et non, je ne suis pas une vache qui s’intoxique aux colchiques) Elle symbolise la modestie (alors, ça, c’est tout moi, tu en conviendras…) et un amour secret… J’adore…

3. Ta couleur ?

Euh… Une couleur chaude, déjà. Le orange me plait beaucoup, alors que je le détestais étant gamine. Il est chaud, lumineux, gai, flatteur en ce qui me concerne,  et s’accommode de toutes les saisons.

4. Pourquoi tiens-tu un blog ?

A la base, parce que j’aime écrire, que je rêve d’écrire un roman et qu’il fallait que je commence à écrire quelque part. Le blog m’a semblé adéquat. Bon, le roman est toujours pas écrit, mais ici, c’est un peu mon entrainement (mais je n’y suis pas très assidue, car en aucun cas je ne vois cet exercice comme une obligation, mais toujours comme un plaisir. Pas envie ? Trop de pression ? Je lâche la rampe !)

5. Quel évènement t’as le plus marqué dernièrement ?

Ben… La crise cardiaque de mon père y’a 2 semaines, ce qui explique en partie mon absence de la blogo de ces derniers temps par une envie, un besoin de me recentrer sur la « vraie » vie, de me redéfinir des priorités.

6. Si tu pouvais te transformer en une personnalité le temps d’une journée, qui choisirais-tu ?

Han c’est dur, comme question… Je dirais… Antoine de Caunes, car il est génial et il a plein de copains so cool genre Alexandre Astier et qu’il peut interviewer des artistes trop géniaux genre Bruuuuuuce !!!

Le seul problème, c’est que par ce biais, je ne pourrais pas rencontrer Antoine de Caunes…

Dilemne…

7. Quel achat reflète ta plus grosse folie dépensière ?

Dernièrement, des escarpins Chie Mihara, valeur 240 €… mais que j’ai trouvés à moitié prix !!! Donc à 120€, soit le prix d’une bonne paire de pompes, je te dis pas le rapport qualité/prix !!!

8. Quel pays souhaiterais-tu visiter ?

Les Etats-Unis. Y’a de quoi faire !!! Sinon, plus prosaïquement et dans mes moyens, j’aimerais beaucoup aller en Ecosse, à Londres, à St Pertersbourg, et surtout, SURTOUT, retourner à Prague…

9. Plutôt pop, rock, rap, salsa, électro, jazz…?

ROCK for ever !!! Mais aussi punk rock, punk pop (genre Greenday, Weezer…) un peu d’alternative, d’indie, de metal, un soupçon de folk, de pop… mais surtout des 60’s et 70’s.

10. Plutôt DIY ou shopping pour tout et n’importe quoi ?

Mère Nature m’ayant affublé de deux mains gauches, ce qui est assez gênant quand on est droitière, tu en conviendras, je suis plutôt shopping. J’ai essayé plein de fois de faire des choses de mes mains, mais si je sais COMMENT faire (intellectuellement parlant), mes mimines refusent de m’obéir, ce qui fait que j’aboutis systématiquement à des objets qu’on appelle communément par chez moi des Trukmoches (comme dans un sketch des Nuls)

Cela étant, je cuisine (quasiment jamais de plats préparés), et depuis peu, je me suis mise au tricot, et à ma grande surprise, j’y arrive !!! Je pense que c’est tout simplement parce qu’il s’agit d’une activité bien logique et mathématique, de celles que mon cerveau de cartésienne maladive adore.

11. Plutôt moral dans les chaussette ou grosse patate ?

Oh ben un peu des deux selon les périodes (genre celle-ci, quoi), mais dans l’ensemble : GROSSE PATATE !!!

Dimanche matin

Monlolo, en se levant un peu tard suite à une soirée un petit peu arrosée (doux euphémisme), s’est affalé sur le canapé, où il a commencé à regarder un documentaire sur la vie de Lénine sur Arte. Il a enchainé avec le discours de Mélenchon sur LCP. L’après-midi, il m’a achevée avec une émission où des pseudo-scientifiques tentaient de démontrer que ce sont des aliens qui ont construit les pyramides, alors que je me démenais en cuisine avec mes cupcakes qui n’avaient gonflé que sur les bords et étaient restés creux au milieu, un peu comme des vol-au-vent (j’aurais voulu le faire exprès que je n’y serais JAMAIS arrivée).

Pendant ce temps, Sergeant Pepper, chat diabolique, avait fait tombé une seule croquette dans son bol d’eau.

Et le lendemain, sur M6, alors que je tricotais sagement sur le canapé, je me suis faite sournoisement agresser par une émission traitant des chaussettes orphelines.

Durant 48 heures, j’ai cru être dans la peau de Colombe Linotte.

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« Le mystère de la chaussette orpheline, et autre tracas du quotidien »

de Colombe Linotte

En vente dans toutes les bonnes librairies !

Ma chronique : → ici ←

Son fabuleux blog : → là ←

Et mes deux billets préférés auxquels cet article fait plus ou moins référence :

« Cela fait trois semaines »

&

« Luluchatigré est atteinte du syndrome de la croquette-éponge »

Ceci était l’humble hommage d’une admiratrice reconnaissante.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Goûter so 80’s : pommes au nid revisited et Petits Bruns améliorés

Quand ma blogpote Pivoine qui cuisine (tant pis pour nous) a lancé un concours sur le thème des Goûters Régressifs, en deux coups de cuillère à pot (champ lexical de la boustifaille) je me suis retrouvée transportée 30 ans en arrière (oui, je suis vieille), le mercredi chez feue ma Mémé.

Dans ces salopes d’années 80, tristes, grises, austères, mes parents se sont retrouvés tous les deux au chômage en même temps (délocalisation de leur usine de cambrousse oblige) avec une maison construite par Papa et Pépé Crapauds à payer quand même et deux pisseuses à élever.

Autant te dire que c’était pas la fête tous les jours, et que au quotidien, le goûter, c’était un bout de pain avec un morceau de gruyère (d’abord, m’en fous, j’adorais, car le clacos et moi c’est une grand histoire d’amour…)

Cela dit, quand le mercredi, on se retrouvait les quatre cousins-cousines chez la Mémé, c’était un peu bombance, même si la pauvre Mémé n’allait pas se ruiner non plus pour alimenter ses petits-enfants de la sous-espèce des Bouchanourrir (poke Claude Ponti). Donc, elle dégainait les bonnes recettes des familles, genre les matefaims, le pain perdu, mais aussi les pommes au nid, les Petits Bruns et la tablette de Poulain noir dans le papier d’alu dans l’emballage jaune avec l’image dedans.

Nous bien sûr, on aurait préféré des vrais Petits Beurre ou des Galettes Bretonnes plus grandes que la main, et du chocolat Merveilles du Monde. Mais on se contentait de ce qu’on avait, même si pendant des années, les pommes cuites et les Petits bruns m’ont collé un cafard incommensurable.

Le seul machin dont l’emballage n’a jamais changé, non ?

Mais avec la vieillesse, la parentalité, et une Crapouillette n’aimant les fruits que couic cuits, je redécouvre tout ceci !

Et grâce aux blogpotes culinaires et à la mondialisation (ben oui, le Nord, c’est hyper loin et reculé et exotique pour une Troudeballetaounienne du milieu à droite comme moi), je réinterprète tout ça, pour le bonheur des papilles de ma fille, et, je dois bien l’avouer, les miennes.

Allez lance-toi, tu verras qu’à la première bouchée de mon goûter régressif estampillé 80’s, tu entendras le générique de « Vicky le Vicking » et aura des images de Dorothée, Croque-Vacances et RecréA2 qui défileront devant tes mirettes !!!

Donc : les pommes au nid revisited

Il s’agit bêtement de pommes cuites, mais que j’ai réinterprétées grâce la recette de pommes en papillotes au micro-ondes de Scarlett le Doberman (si si, je te jure, file découvrir son blog, elle est drôle et rock’n’roll en plus d’être super cuistot et douée pour créer tout et n’importe quoi de ses mains) (je dois dire que je suis un poil de fion jalouse…)

Bref, les pommes au nid revisited

Tu prends une pomme, tu l’épluches, tu lui fais péter la rondelle au vide-pomme, et lui bourre le trou de verge-oise.

(je la trouve bizarre, ma recette…) (*)

Puis tu l’emballes dans du film plastique étirable spécial micro-onde, et zou, tu fais tourner de 2 à 3mn selon la taille de la pomme. Et voilà !

Pour accompagner ça, tu peux manger des Speculoos, c’est terrible, ou alors tu peux tenter mes Petits Bruns améliorés, ceux qu’on adorait manger en rentrant de faire de la luge, accompagnés d’un bon cacao…

Donc, il faut te munir de Petits Bruns, bien sûr, de beurre (ou de margarine pour faire encore plus rejeton du choc pétrolier giscardien), et de cacao en poudre ou de chocolat noir.

Tu tartines de beurre chaque Petit Brun sur sa face inférieure (celle qu’est pas écrite), puis soit tu saupoudres le beurre avec du cacao en poudre, soit tu râpes du chocolat noir dessus. Tu aplatis bien à la cuillère pour que le chocolat colle au beurre. Ensuite, dans un geste vif, rapide et sûr (là, il faut un réel savoir-faire…), tu assembles les deux biscuits face contre face pour en faire un sandouitche.

A déguster en commençant par les oreilles des biscuits, bien entendu !

Et voilà un goûter ultra-bon et régressif pour quasiment pas un rond !!!

Maintenant, je t’enjoins, camarade gourmand, d’aller poster toi aussi ton goûter régressif chez Pivoine !

Mais aussi d’aller compulser le blog « Les Copains d’Abord » que j’ai découvert pendant la rédaction de cette article, et qui est une véritable Madeleine de Proust, rempli de choses diverses et variées qui ont rythmé nos enfances respectives, pour peu que tu sois un enfant des 70’s ou presque. En cliquant sur le lien, tu tomberas sur la page concernant les boules de glace individuelles à démouler de leur coquille plastique ! Je les avais oubliées, j’en était pourtant dingue !!!

Allez, enjoy !

(*) PS : ces histoires de pommes, ça me rappelle une anecdote…

A l’usine où je bossais avant, y’avait un pépé originaire du même village reculé de Calabre que ma mère, qui était le père d’un pote à Monlolo, avec qui je m’entendais super bien. On mangeait ensemble, on rigolait et tout… Un jour, il se pointe vers moi et me dit avec son accent chantant :

– Dis donc, la Belle (c’est moi, ça), si je t’amène un pomme, tu me fais un tarte ? (oui, il mettait des déterminants masculins partout, ça lui évitait de se planter une fois sur deux)

– Ben oui, si vous voulez, lui répondis-je donc gentiment.

Et le voilà qui renchérit :

– Et si je t’amène du tabac, tu me fais un pipe ? »

Pfff, sérieux, les mecs…

PPS : bon ben non, y’a pas de photos cul-inaires dans mon article, j’ai plus rien à bouffer dans mes placards, j’ai pas eu le temps de faire les courses, et encore moins de cuisiner cette semaine, et je voulais pas publier mon article à la bourre… Mais promis, j’essaie de me rattraper et je te préviens dès que mes chefs-d’oeuvre sont en ligne !!!

Odeur de sainteté

Pas plus tard qu’hier, je suis allée faire les commissions avec Crapouillette qui se remettait de sa gastro. Elle était même bien remise, la bougresse, cavalant allègrement sur le trottoir en ayant une tchatche d’enfer.

Nous nous rendîmes en premier lieu à l’épicerie pour acheter 2-3 trucs de première nécessité, genre chocolat à pâtisser (ben oui), fromage, huile et viande pour le midi. Entre deux sauts de cabri périlleux au rayon pinard accompagnés de « Allez allez, tu m’achètes une surprise ? Je te promets que je gouterai les entrées froides en échange pour toute la vie! » ou encore « Ben tu sais, Monsieur Casino, ben j’ai eu la gastro et même que j’ai vomi par terre et que maman elle a marché dedans pieds nus ! « , j’ai quand même réussi à payer mes emplettes.

Destination suivante : la pharmacie.

Bondée.

De gens malades.

Source: google.com via Deb on Pinterest

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Yerk.

Bref, obligée d’y aller pour acheter les munitions de Monlolo (pas les pilules bleues, pas encore besoin, mais des médoc anti-acidité), je pris mon courage à deux mains et me mêlai aux quidams attroupés, toussotant, crachouillant, reniflant, j’en passe peut-être des invisibles et pas forcément des meilleures.

Source: thinkgeek.com via Elise on Pinterest

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Arrivée au guichet, je tendis mon ordonnance, et tandis que la vendeuse de médicaments se rendait dans l’arrière-boutique chercher les précieux, je dus de nouveau affronter les vélléités de Crapouillette.

– Maman, tu m’achètes un savon ?

– Non, on en a plein à la maison.

– Maman, tu m’achètes des bonbons ?

– Non.

*renifle*

– Mais on n’en a pas déjà !

– Oui, mais non.

*renifle encore*

– Maman, tu m’achètes une sucette ?

– NON…

* ‘tain mais ça schmoute ici…*

– Maman, regarde, y’a des jolis dentifirices avec des petites souris dessus, je peux en avoir un, dis, hein, hein, dis, s’il-te-plait-maman-que-j’aime-et-que-j’adore ?

– NON !

*Rhâ mais c’est quoi qui pue comme ça ?!*

– Euh si, en fait, t’en as plus.

* Oh my God, mais ça pue des pieds ici !!!*

L’apothicaire revenant enfin, je lui tendis la carte vitale, lançant quelques regards biaiseux bien sentis au bonhomme au guichet d’à-côté, me disant que y’avait quand même de sacrés gros dégueulasses.

Puis ayant payé, nous repartîmes avec ma fillasse toute heureuse avec son dentifrice avec la petite souris dessus, intimement persuadée que ça allait la faire venir (la petite souris) (oui, à 6 ans et quelques, elle a encore toutes ses dents de lait et ça l’énerve)

(tiens, lis , tu vas te marrer, à ce propos !)

Enfin arrivées à la maison, je commençai à vider mon panier de commissions et à préparer le manger.

Et là, que sentis-je ???

Une odeur de pieds.

Et là, j’ai commencé à me liquéfier de honte par l’intérieur. C’était donc moi ??? Le gros dégueulasse du guichet d’à-côté n’y était donc pour rien ???

Cependant, je ne comprenais pas.

Je m’étais consciencieusement lavé les arpions le matin même, avais mis des chaussettes propres et des chaussures assez neuves et en bon état…

Non, vraiment, je ne voyais pas par quelle opération du Saint-Esprit j’avais pu me mettre à puer des pieds ainsi.

J’en étais arrivée à m’assoir pour enlever mes pantoufles et mes chaussettes afin de trouver l’origine du Mal, quand soudain, j’eus la révélation…

Là, sous mes yeux, sur la table, comme une apparition…

St Félicien

Saint-Félicien, priez pour nous !!!