Attention les bébêtes !!!

La Belgique est un pays merveilleux.

La bière, les gaufres, les frites, Jacques Brel, des cyclistes en veux-tu en voilà, un humour très second degré (comme celui des charmants hôtes avec qui on a partagé la table cet été en Bourgogne), la BD, Tintin, le Manneken Pisse partout…

Rendons à Baudoin ce qui est à Baudoin, diantre !

Mais parmi ces monuments de la culture d’outre-Quiévrain comme ils disent à la télé (ils disent aussi toujours « nos amis belges », mais moi ça me gonfle, je trouve ça condescendant, comme s’ils disaient « nos amis les bêtes »), il y en a un que je place largement au-dessus des autres.

Oui, je l’avoue, je l’admets, je l’assume, je le dis sans ambages : j’ADORE Annie Cordy. Cette bonne-femme est tout bonnement géniale. C’est une bouffée d’air frais dans nos vies grisounettes, un pan complet de la culture populaire francophone, qui m’accompagne depuis que je suis gamine et qu’on écoutait ses 33 tours chez ma Mémé quand j’étais gone. Par contre, elle aimait les chansons « chiantes » genre « Nini la Chance », tandis que je me délectais de ses titres bien déjantés genre « La famille des Bouchembiais » (introuvable…), ou encore « La bonne du curé » dont j’ai livré une version légendaire en karaoké lors d’une blogueuses party (cherche pas, la vidéo est classée top secret par le KGB) (Konfrérie des Grandes Blogueuses)

Mais ma chanson phare d’Annie Cordy, très second degré, double sens et tout le tintouin, c’est « La bébête ».

Je te laisse apprécier religieusement ce morceau de bravoure.

Allez, avoue que maintenant, t’as un putain de sourire bien niais et que t’es tout jouasse !

Personnellement, ça marche à chaque fois.

Et il faut dire qu’à la maison, je ne suis pas la seule à aimer « La Bébête ». Crapouillette adore aussi ! Mais toutefois, pas autant que les bébêtes. Eh oui, ma fille est dingue des insectes et autres bestioles en tout genre.

La preuve en image.

Attention les bébêtes !!!

(ça y’est, t’as vu où je voulais en venir avec mon intro à la con ?)

Bébé Crapouillette et les bébés escargots

♫ Un bon petit diable à la fleur de l’âge… ♫

Grande Crapouillette et grand escargot 🙂

Une sauterelle sur une sauterelle

Oui, Crapouillette aime les beetles. Et les Beatles ^^

Le papillon de la rentrée des classes

Et enfin, la toute dernière, prise pas plus tard que l’autre samedi en début d’après-midi :

Jiminy Cricket ?

En fin d’après-midi, en revenant des commissions, Crapouillette a retrouvé son nouvel ami dans la cour.

– Maman…

– Oui ?

– Ca dort, les insectes ?

– Ben  oui, je pense…

– Il se réveille pas quand je le touche…

– Ah…

– Je crois bien qu’il est un petit peu mort…

Source: flickr.com via Loanita on Pinterest

Rendez-vous sur Hellocoton !

Leçon de choses #4 : les dents

Crapouillette va bientôt avoir 6 ans, mais la petite souris n’a pas encore daigné montrer le bout de son petit nez. Alors, Crapouillette se pose beaucoup de questions sur ses dents, car ses copains, eux, ont des trous plein la bouche et font des trucs super drôles avec la nourriture (perso, j’adorais faire des rayures sur les bananes) (mais ça n’engage que moi).

Elle passe aussi beaucoup de temps à se regarder dans le miroir, notamment le soir à la faveur du brossage de ses petites quenottes, se mirant sous tous les angles, se fourrant les doigts dans la bouche, guettant la première ratiche qui vascillera de la racine.

Hier soir, tandis qu’elle passait les troupes en revue, je fermais les volets de sa chambre, tant bien que mal entre mon épaule ganglionnée, mon bras ankylosé, et mon cou torticoliné (oui, le reste ne suffisait pas, il me fallait ça, aussi), crachouillant mes poumons à la faveur de mon premier rhume pré-automnal, pestant intérieurement contre la fatigue, la vieillesse, cette chienne de vie qui n’a aucun sens et tout et tout, quand voilà ma Crapouillette qui arrive dans son joli petit pyjama, toujours radieuse, mais la mine quelque peu interloquée.

– Maman…

– Oui ?

– Dis…

– Quoi donc, ma puce ?

– Est-ce qu’on peut se mordre les gencives ?

     .

Dans l’état de fatigue physique et nerveuse dans lequel je me trouvais, je t’explique même pas le fou-rire qui en a suivi !

Mais que je l’aime, ma fille…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Artiste ?

Le dimanche de la canicule, j’ai pris cette photo de Crapouillette faisant trempette dans la cour, instagramée et réseausociautée avec la légende :

Une Naïade sortant d’un coquillage dans ma cour

Je me trouvais drôlement inspirée, j’étais contente, je trouvais qu’il y avait quelque chose de classe, de précieux, dans cette composition à la con.

Pis ma blogpote Marianne a mis un commentaire sous la photo.

Un laconique « La naissance de Vénus ».

Bon sang, mais c’est bien sûr !!!

Tu te rends compte, j’ai les mêmes idées que Botticelli, rien que ça !

(non non, il est absolument impossible que cette image ait été gravée dans mon subconscient et qu’elle ait influencé ma photo, non non, im-pos-sible…)

Certes, Crapouillette Ière, qui ne me ressemble pas du tout, a une grâce toute botticellienne.

Moi, ce serait plutôt une grâce raphaélienne. Mais si, tu sais, « Les trois Grasses »…

Ou mieux, la version de Niki de St-Phalle.

Dommage que Botero n’en ait pas fait une variation…

Mais je m’égare.

(si peu…)

Par contre, là où ça devient vraiment étrange c’est quand Crapouillette dessine ça…

… et qu’on connait ça :

Alors, hein, sans déconner, c’est flippant, non ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Leçon de choses #3 : de l’existence

Crapouillette Ière, 5 ans 1/2, a toujours adoré les extraterrestres.

Depuis sa première paire de chaussures, en fait.

Tu vois pas le rapport ? Te bile pas, ça ve venir !

Dans le carton de ses premières chaussures (je ne me souviens plus de la marque), il y avait une petite figurine verte.

Petit Akérêtre, comme elle l’a longtemps appelée !

Depuis Petit Akérêtre, il y a eu le linge de lit akérêtre, les stickers déco akérêtres, les vêtements avec des akérêtres, puis les Gogos Crazy Bones

Source: google.de via Henning on Pinterest

m

Les  Gnoufs…

ù

…et Les Zinzins de l’Espace !!! (je cautionne à fond !!! Générique chanté par l’Iguane, Iggy Pop himself !!!)

m

Et là, elle est plus dans sa période vaisseau spatial, planètes, étoiles, j’aime le cosmos (oui, elle a toujours été space).

On parlait donc des eclipses, et je lui racontais la grande eclipse totale de 1999.

– Et moi, j’étais où ?

– T’étais pas née.

– J’étais dans ton ventre ?

– Non non, pas encore.

– Mais j’étais où, alors ???

– Ben t’existais pas, avec Papa, on t’avait pas encore fabriquée.

– J’existais PAS ??? (on sent bien la gosse un poil égocentrique, là…)

– Ben non.

[Petit moment de flottement silencieux…]

– Ben tu sais, moi, quand j’existais pas, et ben je me voulais !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ma fille est née grande prématurée

Ce printemps, Cynthia, Maman bavarde, m’a contactée suite à un commentaire que j’avais laissé sous un article parlant de la prématurité. Sujet que je connais et qui me touche de plein fouet, car Crapouillette Ière est née « grande prématurée » à 6 mois de grossesse. J’ai bien évidemment accepté.

Cela étant, le temps passait, et je repoussais l’échéance de l’écriture de l’article. Je devais me rendre à l’évidence : même si ça fait 5 ans et 1/2, même si Crapouillette n’a aucune séquelle, même si je clame haut et fort que tout va bien et que j’ai digéré tout ça, ben c’est pas tout à fait vrai… Impossible d’écrire en article en « je ». C’est donc sous une forme quelque peu détournée que je vais vous livrer notre expérience, tout simplement pour me protéger. Eh oui, sous ses grands airs grande gueule, la Crapaude est un petit être fragile…

______________________

Rectificatif

En fait, en écrivant, je me suis rendue compte que c’est de la 1ère partie de notre histoire que je n’arrivais pas encore à parler en écrivant « je ». Par contre, au fur et à mesure de la rédaction de l’article, ce pronom personnel – s’il en est – s’imposait naturellement… L’écriture et ses vertus cathartiques…

Je reprends donc la rédaction pour la 2ème 3ème 4ème – et non ! – 5ème fois ! A chaque fois, je me libère un peu plus, mais en combien d’essais vais-je arriver au bout, telle est la question !

Allez, c’est parti ! Mais je te préviens, y’en a une sacrée tartine !

______________________

Il y a 5 ans 1/2, ma vie – et celle de mon entourage – a basculé. Dans le bonheur, mais elle aurait pu tomber dans l’horreur.

Il y a environ 5 ans 1/2, ma fille, Crapouillette Ière, est née, grande prématurée à 6 mois et 4 jours de grossesse. 1kg080 pour 36 cm. Et le jour de sa naissance a failli être celui de notre mort à toutes les deux.

Pour résumer brièvement, on m’a enlevé un kyste de 4 kg (oui, tu as bien lu !) à la rate – et la rate –  après 1 mois entier passé en observation à l’hôpital alors que j’étais enceinte de 4 mois. Puis j’ai eu des complications, de violentes douleurs abdominales, respiratoires et digestives qui n’ont cessé d’empirer, et qui ont été diagnostiquées comme psychosomatiques par le corps médical dans son ensemble, qui m’a bien prise pour une conne, car il s’est avéré que mon diaphragme s’était déchiré, que mon estomac était passé au travers et qu’il s’était nécrosé, le tout accompagné d’un pneumothorax, et avec un bébé de 6 mois dans le ventre.

On m’a opérée en urgence après que j’aie failli mourir – et ma fille avec moi – suite à un arrêt respiratoire. En gros, on m’a ouverte en deux du sternum au pubis, on m’a enlévé mon estomac tout pourri, le duodénum, et mon bébé. On a recousu le bordel, envoyé Crapouillette en réanimation néonatalogique dans un hôpital de niveau 3 à 60 km de celui où j’étais prise en charge en réanimation.

Et ce qui a failli être le dernier jour de ma vie est devenu le premier jour de la vie de Crapouillette, et le premier jour de reste de ma vie, du reste de notre vie à tous : Monlolo, mes parents, ma soeur, ma meilleure amie, ma famille… Le genre de jour qui change une vie à jamais…

m

Ma petite Crapouillette est donc née à 6 mois et 4 jours de grossesse, 36cm et un petit kilo,  alors que j’étais inconsciente, entre la vie et la mort. Mon pronostic vital est resté engagé, comme on dit, plus longtemps que le sien. Elle s’est battue dès le début, a bien réagi au Surfactan (un produit qui mature les poumons) et a pu être extubée au bout d’un jour. Comme moi, en fait. Moi qui vivotait en réanimation, sous morphine, pleurant à l’idée de ne pouvoir tenir mon bébé contre moi, de ne pas pouvoir lui apporter l’amour dont elle avait besoin, flippant comme une dingue d’avoir raté le premier contact, me faisant violence et faisant tout pour me reconstruire au plus vite pour pouvoir enfin aller la voir…

Il m’a fallu attendre 15 jours pour cela, pour être transportable et pouvoir supporter le trajet de 2 heures aller-retour. 15 jours durant lesquels Crapouillette ne prenait pas de poids, faisait des bradycardies, a fait une péricardite… Monlolo se partageait comme il pouvait entre Crapouillette et moi-même, m’amenant des photos, des vidéos, qu’on ne pouvait regarder sans pleurer toutes les larmes de notre corps. De mon côté, j’avais enregistré ma voix sur un dictaphone ; des comptines, des histoires, des mots d’amour… que les supers infimières de néonat’ lui faisaient écouter pour préserver le mince lien que j’avais pu tisser avec elle en 6 mois seulement…

Et j’ai enfin pu tenir mon bébé dans mes bras. Je te raconte même pas l’émotion qui m’a tsunamitée… Pas de peau à peau pour cette première rencontre, moi ayant toujours mes 40 points de suture sur le bide, et elle ne maintenant pas encore sa température corporelle. Mais la plus belle rencontre de ma vie.

Au bout d’encore 2 semaines durant lesquelles je n’ai pas pu revoir ma fille, mais durant lesquelles elle a commencé à aller mieux, j’ai pu sortir de l’hôpital, pour partir en convalescence chez mes parents. Compte-tenu de ma fatigue et de celle de mon entourage, je ne pouvais aller voir ma fille que 2 à 3 fois par semaine.

Mais quel bonheur de la voir plus rondouillette, en meilleure forme à chaque fois, de la tenir blottie au chaud tout contre moi, de la voir épouser la forme naturelle des mes courbes, de la voir chercher mon sein dans lequel il n’y avait rien, par contre ! De la voir s’agripper aux poils du torse de son papa, contre lequel elle s’endormait en suçant son pouce… De voir ses progrès quotidiens, de la voir s’éveiller au monde, de la voir maintenir sa température, de lui donner son premier biberon, son premier bain, de lui changer sa première couche ! Toutes ces choses si naturelles en temps normal, et qui sont si exceptionnelles avec un bébé de 1 kg 500…

Quand elle a atteint 2 kg, elle a été transférée dans un service de niveau 2, à l’hosto où elle était née. Petit à petit, les tuyaux, les électrodes ont disparu, nous laissant un peu désemparés, car ne sachant pas encore décrypter les signaux qu’elle nous envoyait sans l’aide des différents moniteurs. Mon état et le sien s’améliorant progressivement, on a enfin pu regagner notre maison, notre foyer, un mois avant le jour où elle aurait dû naitre…

Dès le début, elle a été un bébé exemplaire. Comme si elle sentait qu’elle devait être sage pour que je puisse guérir (ayant cumulé des problèmes de déficit immunitaire après les deux opérations…). Elle a fait ses nuits au bout d’un mois à peine, était réglée comme du papier à musique « grâce » à son passage en néonat’, réclamait à manger à H +/- 10mn… Elle se développait parfaitement bien, était calme et éveillée… Du pur bonheur. Les dents, la marche, la bouffe, la parole… elle a tout fait nickel, ne présentant aucune séquelle de sa naissance grandement prématurée ! Elle a même zappé les angoisses de séparation du 8ème mois ! Je pouvais la laisser à mes parents pour 2-3 jours sans problème pour me reposer un peu, pour qu’on se retrouve un peu avec Monlolo, qui a été énormément affecté par tout ce qui nous était arrivé (d’ailleurs, je pense qu’il faudrait plus laisser la parole aux pères dans ces cas-là (mais Monlolo ne veut pas la prendre, par contre, trop pudique))

Tout se passait donc pour le mieux.

Jusqu’à ses 2 ans 1/2, où elle a commencé à nous faire des crises, à se cogner la tête par terre, dans les murs, dans tout ce qui se présentait, à se rouler par terre, à hurler à en devenir incontrôlable, pour quelque prétexte fallacieux. On nous disait qu’on l’avait trop couvée, qu’on n’était pas assez sévère, qu’on en avait fait une gosse capricieuse, une enfant-roi… Avec Monlolo, pourtant, on avait l’impression d’être stables et stricts, de punir au besoin, d’avoir posé des limites claires… On ne voyait pas où on avait pêché. Notre résistance, notre couple, ont été mis à rude épreuve, d’autant plus que Crapouillette s’est mise à rejeter son père. Elle ne le regardait plus, ne l’embrassait plus, ne l’écoutait plus, refusait qu’il s’occupe d’elle, alors qu’il l’avait fait tout ce temps, ayant pris un congé parental à temps partiel pour s’occuper de nous. Elle lui a même dit qu’il avait qu’à partir dans une autre maison… Quelle violence dans la bouche d’un si petit être… Monlolo s’est donc désengagé de son éducation, étant donné que sa fille ne l’aimait pas. J’ai essayé de lui faire comprendre que c’était un test, qu’elle essayait de voir si elle pouvait pas m’avoir pour elle toute seule… Ca a vraiment été une période très dure…

Puis un jour, nous sommes allés chez le pédiatre pour une visite concernant je-sais-plus-quoi, et là-bas, Crapouillette a tapé une de ses crises habituelles, ce qui a fortement impressionné le pédiatre, qui nous a pris rendez-vous avec un pédopsychiatre. Là, c’est un peu la douche froide… Etant instit’, j’ai su relativiser quelque peu la chose, mais le mot a une forte connotation négative chez les gens « non professionnels de l’éducation » pour ne pas dire « normaux » (rien de péjoratif là-dedans, attassion !). Monlolo a flippé comme un dingue.

Le jour du rendez-vous avec la pédopsychiatre, Crapouillette a de nouveau fait une crise. La pédopsy a donc pu juger « sur pièce » et nous a annoncé que non, notre fille n’était pas un monstre d’égotisme capricieux, mais tout simplement qu’elle faisait de terribles crises d’angoisse, et qu’elle avait besoin d’être rassurée. Crises d’angoisse bien évidémment liées aux conditions particulières de sa naissance, de notre séparation au même moment, de nos autres séparations, notamment à cause de mon hospitalisation pour ses 1 an à cause de mes problèmes d’immunité, de sa peur d’être abandonnée, de sa peur de me voir mourir… On a donc rassuré la petite au lieu de la disputer, et en 2 séances chez la pédopsychiatre, le problème a été réglé !!! Les relations avec son père se sont également nettement améliorées, j’ai enfin pu ressortir de la maison sans qu’elle ne hurle à la mort pendant des heures…

D’ailleurs, Crapouillette était encore en réa néonat’ que la psychologue du service nous prévenait qu’un jour ou l’autre, l’impact psychologique rejaillirait chez Crapouillette, mais qu’on ne savait pas quand ni comment. Ce pourrait être tout de suite avec un bébé anxieux au possible, ou bien par une dépression à l’adolescence… On a eu les crises d’angoisse à 2 ans 1/2.

Par la suite, l’apprentissage de la propreté a été problématique (elle a longtemps fait de l’encoprésie), et encore aujourd’hui, le pipi-caca reste un point de friction (quasiment le seul).

On a également eu un souci au niveau hydratation. Crapouillette était un chameau. Alors oui, un chameau car elle était coquine, mais surtout car elle ne buvait pas ! Elle a catégoriquement refusé de continuer à têter dès qu’on a introduit l’alimentation à la cuillère. Donc dès ses 7 mois, plus de biberon !!! Tout à la cuillère !!! Une horreur ! Je me ruinais en Blédine, en épaississant divers, en yaourts spéciaux, je passais un temps fou à la nourrir à la petite cuillère pour qu’elle ait sa dose de calcium quotidienne… Puis j’ai investi dans une yaourtière et je lui faisais des yaourts au lait infantile… Mais ceci n’a pas suffit à passer les étés, durant lesquels elle se déshydratait, refusant catégoriquement de boire. Je crois avoir acheté tous les gobelets, verres, gourdes, bouteilles, machins divers et variés avec des pailles en tortillons, des dessins, des paillettes… avoir essayé toutes les boissons plus attractives les unes que les autres : que dalle. Elle se laissait déshydrater… Je devais l’hydrater avec la pipette du Doliprane… Puis avec l’âge, c’est rentré dans l’ordre…

Concernant ces deux épisodes, la psy amateuse que je suis y décèle quand même un petit rapport avec les stades anal et oral chers à notre bon vieux Docteur Freud…

La scolarisation a également été un sacré défi… J’en avais d’ailleurs fait un article intitulé « Ecole et larmes« , par ailleurs dans lequel je raconte plus dans le détail les conditions de sa naissance (clique ici ou sur le titre de l’article pour aller le lire si le coeur t’en dis) (tu remarqueras qu’à l’époque, je ne pouvais pas dire « je » !)

Aujourd’hui, à l’orée de son entrée en CP, Crapouillette est une petite fille en bonne santé, sans séquelle de sa grande prématurité. C’est une enfant éveillée, avec un sacré caractère, par contre (mais si elle ne l’avait pas eu, elle ne serait pas là aujourd’hui). Pour le moment, tout va bien, mais je crois qu’on vivra toujours avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes, tant les répercussions d’une telle naissance peuvent se faire sentir pendant longtemps.

En tous cas, je tiens à souligner le travail absolument remarquable du personnel de néonatalogie, qui sait entourer nos bébés avec énormément d’affection, d’attention, sans que ce soit de l’amour. Jamais les soignants ne se substituent aux parents, mais font tout pour qu’on puisse tisser le lien avec nos tout-petits. Ils savent créer un climat de confiance primordial, sont accessibles et profondément humains. Et pour ce bon départ qu’ils ont donné à Crapouillette quand je ne pouvais pas le faire, je les remercie du fond du coeur et les assure de ma reconnaissance éternelle…

______________________

Je tiens aussi à remercier Maman bavarde d’avoir mis cette tribune à ma disposition, de m’avoir ouvert cette porte que je n’aurais pas poussée par moi-même…

Quant à toi, Lecteurtrice, si tu as la moindre question, la moindre remarque, n’hésite surtout pas, je serai là !

______________________

Pour en savoir plus :

http://marchedesbebes.fr

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mon Chat Beauté

♫ « Monsieur Monsieur le Chat Beauté

Vous n’allez pas me griffer.

Scritch scritch scritch scritch ! » ♫

Moi, mon chat, il a le poil gris doux et luisant, une queue majestueuse, de grosses papattes, de beaux yeux perçants.

J’aime sa démarche souple et déliée, ses gestes lents et posés.

J’aime quand il se love tout contre moi, qu’il se frotte à moi, quand je le caresse, quand il me lêche…

Comme tout minet qui se respecte, il passe beaucoup de temps à faire sa toilette, à prendre soin de lui.

J’ai donc décidé de lui faire faire le tag des 11 questions Beauté initié par Mimounette81.

Je te sens perplexe, là…

Ah mais tu croyais que je te parlais de mon Sgt Pepper ???

Meuh non, voyons, il s’agit de Monlolo, m’enfin !

Monlolo et Sgt Pepper réunis par l’amour de la musique…

(allez, va, je te laisse quelques instants pour relire et te faire une image mentale de la bête).

Ca y’est, t’es revenue ?

Bon.

Donc, disais-je, j’ai décidé de lui appliquer le tag des 11 questions sur les connaissances Beauté des mecs qui court en ce moment sur la blogo. Je l’ai donc questionné tandis qu’il faisait la vaisselle (14 ans de dressage intensif).

Go, Monlolo, go, Monlolo’s good !!!

Source: piccsy.com via Arsinoe on Pinterest

m

1) Cite 3 grandes enseignes de beauté :

Body Shop, l’Occitane, Ricci.

(alors sérieux, la dernière réponse, chais pas où il est allé la chercher ! Quant aux 2 autres, je l’y ai trainé tellement souvent, faut dire ! N’empêche que ce sont les deux rares enseignes où il accepte de rentrer, car « ça pue pas le parfum »… Et L’Occitane, il aime bien, car ça fait roots…)

2) Cite 5 marques de beauté :

Yves Rocher, Chanel, Dior, St Laurent, Gaultier.

(l’est pas con, hein ? Une marque bien cheap et quatre luxe. Obligé de tomber juste vu la politique de ces maisons !)

3) Qu’est-ce qu’un top coat ?

Du maquillage pour les yeux.

(bon, premier ratage, mais en même temps, plein de filles savent pas ce que c’est non plus !)

4) Qu’est-ce qu’une BB cream ?

Une crème pour faire une peau de bébé.

(pas mal vu, non ? Mais je dois avouer que j’ai eu peur un moment qu’il ne me parle de Brigitte Bardot…)

5) Quels types de maquillages utilisent les filles ?

Rouge à lèvres, pour les cils, contour des yeux, fond de teint, vernis à ongles

(contour des yeux = liner) (je traduis la langue de chat…)

6) Qu’est-ce qu’un sérum ?

C’est une sorte de démaquillant

(hé hé, quelle imagination !)

7) Pourquoi est-il important de faire des gommages ?

Pour enlever les impuretés de la peau

(texto !!!) (faut dire qu’il a son gommage pour homme Body Shop, et son masque au basilic Body Shop aussi) (et pourtant, c’est pas un métrosexuel, Monlolo !)

8) Comment applique-t-on une crème anti-rides ? 

Sur les rides

(logique masculine imparable ! D’un autre côté, à part « avec les doigts », je dois bien avouer que je n’aurais pas su quoi répondre…)

9) Comment peut-on se démaquiller ?

Ben avec du démaquillant

(Il est décidément plein de logique, cet homme !)

10) Qu’est-ce qu’une belle fille pour toi ?

Une nature, mais sans trop de poils !

(là, faut que je t’explique qu’un jour, il a été traumatisé par une serveuse au physique, disons… quelque peu difficile, imposant et flasque, qui portait un T-shirt moulant découvrant son nombril, autour duquel s’enroulaient en volutes gracieuses et délicates des poils pubiens bien noirs échappés de son jean taille basse. Depuis, il a quelques vélléités pubiennes, mais il est quand même assez cool quand il s’agit d’héberger un yéti tout l’hiver à la maison).

Bon alors, sérieux, l’est fort, Monlolo, hein ?

Faut dire qu’avec une chatte sans poils à la maison…

Tu veux une photo, hein, avoue…

Allez, hop, tes désirs sont désordres.

Source: tumblr.com via Lisa on Pinterest

m

Hu hu, sérieux, tu t’attendais à quoi ?!

Leçon de choses #2 : de l’étymologie

Il y a quelques temps de ça, Crapouillette Ière n’avait strictement aucun sens de l’humour (en même temps, à 4 ans, c’est un peu normal).

Et ben crois-moi qu’avec des parents comme Monlolo et moi, la pauvre petite était servie !

Et surtout avec son papa qui prenait un malin plaisir à la titiller (souvent lorsqu’on était à table, ce qui avait le don de me gonfler, mais ça c’est une autre histoire…)

C’était donc régulièrement :

– Mamaaaaannnnn !!!!! Y’a Papa qui fait rien qu’à m’embêter !!!!!

– Oh mais c’est pas grave, c’est que Papa c’est un coquin !

– Oui ben alors t’as qu’à lui dire qu’il arrête de m’encoquiner !

Leçon de choses n°1 : les plumes

En toute bonne gamine de 5 ans qui se respecte, Crapouillette Ière aime les animaux. Mais pas n’importe lesquels. Sa préférence va aux insectes. Mais elle adore aussi les oiseaux (et particulièrement les chouettes et hiboux). Et elle sait donc que les oiseaux ont, je te le donne Emile, des plumes.

Et elle ADORE les plumes. C’est doux, ça chatouille, c’est coloré.. que demander de plus à 5 ans !

Alors l’autre jour, quand j’ai vu au magasin un petit sac de plumes colorées pour 1€50, je lui ai pris pour lui faire un petit cadeau.

Elle a été ravie (elle n’est pas difficile à contenter, faut dire, un rien lui fait plaisir).

Puis les demandes ont commencé.

« Maman, tu aurais un petit pot d’encre noire pour que j’écrive comme les chevaliers ? »

Oui mais non, quoi ^^

– Maman, c’est des plumes de perroquet ? Ou de perruche, même ?

– Non, ma chérie, c’est des fausses.

– Ah…

Voilà alors Crapouillette Ière plongée dans un état d’intense réflexion.

Quelques secondes après, elle tourne vers moi son doux visage toujours un peu perplexe, puis me demande très sérieusement, avec l’intonation de celle qui veut COMPRENDRE, détachant bien les mots et appuyant ses propos avec une gestuelle appropriée :

Mais les plumes, pour les faire, ils ont déplumé un faux perroquet, alors ?

Source: wordboner.com via Marney on Pinterest

Ode à Monlolo

(avec de l’amour dégoulinant de la St Valentin dedans)

Le beau brun de l’usine

C’était un jeune homme simple et

beau,

Avec des ch’veux longs noir

corbeau

Je l’ai rencontré à

l’usine,

Puis je suis dev’nue sa

copine,

Ensuite il m’a fait voir sa

pi…aule

Où on écoutait du rock

Epaule contre épaule.

On prit l’habitude de s’y

voir

Puis évidemment un beau

soir

On commença à s’faire des

chatouilles

Du frotti-frotta, des

papouilles

Puis je lui caressai les

c…h’veux

Lui disant mais quelle fougue

Reposons-nous un peu.

C’était peu connaitre

Monlolo

Qui fixait sans cesse

mes lolos

Puis qui me dit Mais t’es

têtue !

Puis d’un air ferme et

convaincu,

Ajouta Ouvre-moi ton

c…oeur !

Ah ! Les femmes ! C’est tordu

Mais ça emplit d’bonheur !

Un soir enfin j’rendis

les armes

Je cédai enfin à ses

charmes

Après quoi il me dit Grenouille ?

Putain j’ai faim, tu veux des

nouilles ?

Après m’avoir bouffé

des… yeux,

Il me dit T’es mignonne

Continuons un peu…

Puis durant l’été, les

vacances

Nous fimes plus ample

connaissance

Ayant oublié ma

pilule,

Sûr’ment à cause d’la

canicule

Il me dit C’est pas grave

je t’en… prie

Vivons enfin ensemble

Arrêtons nos conneries

Depuis, il n’est plus noir corbeau

C’est mon loup argenté, le plus beau,

Il m’a fait une belle Crapouillette

mais continue à m’faire ma fête

Ce soir j’vais tâter sa

qué…chua

On va faire du camping

Nous on craint pas le froid !

Oui, bon, d’accord, la fin est capillotractée, mais voilà, la rime riche en connerie en « qué » n’est pas facile à trouver.

Sur ce, je vous laisse, Monlolo va planter la tente…

MOUAH HA HA !!! (ou comment retomber sur ses pattes ^^)

Au fait, Monlolo…

__________________________

Addendum

Petit jeu musical

Rendons à César ce qui est à César…

Cette odelette (petite ode…), je l’ai pompée comme Monlolo sur une chanson française chantée par un chanteur jadis énervant, aujourd’hui dénervé.

Sauras-tu la reconnaitre ?

Réponse ce soir en édit ce de billet d’amour ^^

__________________________

Alors, t’as pas trouvé ?

Bernadette, non seulement elle est très chouette,

mais elle est forte, car elle a trouvé !

Il s’agit de « La jeune fille du métro »,

chanson populaire interprétée par

Renaud sur son album « Chansons réalistes ».

Et hop, la petite vidéo bien kitschounette !

Et après, tu relis le texte avec l’air dans la tête !!!

_________________

Bon, ben suite à la prise de parole de Mamour sur le blog de Bernadette,

Monlolo aussi veut un droit de réponse !

Je lui laisse donc le clavier…

Merci Crapaude, je suis sincèrement très touché.

De plus, je peux pousser la chansonnette dessus…

Heureusement pour moi, ça me rassure que la Crapaude ne se soit pas inspiré de « Tel qu’il est » qui figure sur le même album.

PS: et dire que je ne serai jamais à la hauteur de « C’est un mâle », un vrai de vrai!

Bonsoir à toutes et à tous et bonnes b….

Allez, Cosette, époussette !

Ca a du bon, les jeux d’imitation chez les enfants…

Pour preuve :

Et pis de la manière que Crapouillette Ière est perfectionniste, crois-moi sur parole, pas la peine de passer derrière elle !

Cela dit, je ne comprends pas.

Depuis toute petite, on lui fait écouter la chanson ci-dessous (sous-titrée « Conseil à un nourrisson »), mais on n’a pas dû faire comme il faut…

On en retiendra que « le boulot y’en n’a pas beaucoup, faut le laisser à ceux qu’aiment ça… » !!!

Bon week-end !!!